Dictionnaire de Chimie Pure Et Appliquee, Volume 1, Part 1… PDF

L’histoire de la chimie est intrinsèquement liée à la volonté de l’Homme de comprendre la dictionnaire de Chimie Pure Et Appliquee, Volume 1, Part 1… PDF et les propriétés de la matière, plus particulièrement la façon dont celle-ci existe ou se transforme. Robert Boyle qui applique la méthode scientifique à ses expériences. La publication de son célèbre Sceptical Chymist en 1661 est d’ailleurs parfois considéré dans le monde anglo-saxon comme le point de départ de la chimie moderne.


Les fondements de la chimie doivent être mis en rapport avec la découverte par l’homme du feu à l’époque paléolithique, 400 000 ans avant notre ère, et qui s’achève à la fin de la dernière période glaciaire, 8 000 ans avant notre ère. Il y a 10 000 ans, le bitume naturel est exploitée par les peuples du Moyen-Orient pour ses nombreuses propriétés. Il est utilisé en tant que matière première pour la conception de bâtiments. Ces métaux seront ensuite retravaillés et utilisés soit sous forme pure soit en tant qu’alliage. Or : utilisé à l’état natif depuis les débuts de l’Antiquité.

Métal inaltérable et de très faible réactivité chimique il n’a, durant cette période, fait l’objet d’aucune transformation chimique. Le cuivre : il a pu être trouvé à l’état natif mais également sous forme impure dans la malachite. Le bronze : premier alliage fabriqué par l’homme. Le fer : Il est possible qu’il ait été découvert il y a environ 3 800 ans en Anatolie par les Hittites, mais il pourrait également être originaire d’Inde où des objets de fer très anciens ont également été trouvés.

Ses premières utilisations, également pour des applications militaires, datent de 2500 av. Le laiton : alliage constitué de cuivre et de zinc apparaît vers 1000 av. Les Égyptiens auraient inventé le verre il y a environ 3 800 ans à partir du sable du désert et du natron chauffés au four jusqu’à fusion auxquels on ajoute souvent de la chaux. Les Indiens sont parmi les premiers peuples à avoir fabriqué du fer. Ils ont développé un art très poussé de cette métallurgie au fil des siècles. Au Moyen Âge, le métal des lames des meilleures épées étaient appelé damasquiné en occident, car on l’approvisionnait depuis Damas.

Ces lames étaient pourtant faites d’un acier Indien : le wootz. Certains historiens des sciences considèrent Thalès de Milet comme le fondateur de la chimie, car il fait de l’eau le principe explicatif de l’univers. Pour son disciple, Anaximène de Milet, l’élément primordial est l’air qui devient feu par dilatation, puis vent. Platon reprend plus tard cette théorie en associant ces quatre éléments à des formes géométriques reliées à des nombres de triangles. Aristote : la médecine de Galien restera une référence pendant l’Antiquité et tout le Moyen Âge. Le philosophe Anaxagore voit le monde en perpétuel changement, sans création ni destruction de matière mais avec des réarrangements des particules élémentaires. Leucippe puis Démocrite pensent que la matière est composée d’entités élémentaires, les atomes.

Ceux-ci sont insécables, limités en diversité et forment la matière  comme les lettres forment les mots . Dioscoride, mentionne le soufre dans ses écrits ainsi qu’une poudre blanche obtenue par calcination de certaines pierres servant à produire l’orichalque. Romains pour la fabrication de loupes. L’esprit de naphte et l’huile de naphte étaient, à titre d’exemple, obtenus par distillation du naphte. L’alchimie naît en Égypte dans la région d’Alexandrie. Les alchimistes cherchent à fabriquer à partir de métaux divers le métal parfait qu’est l’or. L’objectif est la fabrication de la pierre philosophale qui transmute les métaux en or et permet la préparation de la panacée ou remède universel.

Soufre, mercure et sel : le soufre et le mercure sont issus de l’alchimie arabe et le sel de Paracelse. Al kem signifie aujourd’hui en arabe la quantité, attestant que la chimie passe par une précoce approche quantitative de la matière, couvrant indistinctement le champ des premiers procédés chimiques comme celui du dosage en pharmacopée. La civilisation arabo-musulmane compte des alchimistes brillants dont Jabir Ibn Hayyan et Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi. L’alchimie arrive en Europe avec les traductions des textes arabes. Il existait au début du Moyen Âge une relation importante entre l’alchimie et l’astrologie. Certaines expressions du langage perpétuent cette association. Par exemple, le saturnisme désigne une intoxication au plomb.

Aucun progrès théorique dans ces recettes ésotériques qui sont souvent des recopies d’ouvrages antérieurs, mais un développement notable de l’instrumentation et des manipulations. 1847 par la nitroglycérine par Ascanio Sobrero. Les nouvelles idées sont véhiculées par des traductions d’ouvrages issus du grec ou de l’arabe, l’imprimerie contribuant à la diffusion du savoir. L’alchimie en déclin laisse place à la théorie du phlogistique et à la chimie pneumatique. 1624 les théories atomiques de l’Antiquité et précise la notion d’atome et en 1620, Francis Bacon, qui publie Novum Organum, prend parti pour l’atomisme.

C’est à l’issue d’expériences, et non d’intuitions, qu’il énonce ses résultats. Il obtient, par exemple, le gaz sulfureum par combustion du soufre et constate qu’il forme avec l’eau l’oléum sulphuris. En 1675, Nicolas Lémery publie le premier grand traité de chimie. La nature est divisée en minéraux, végétaux et animaux.