Dieu, l’univers et la sphère infinie : Penser l’infinité cosmique à l’aube de la science classique PDF

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. En effet, étant les premiers à avoir osé étudier la nature pour elle-même, ils en sont venus à instaurer une méthode d’analyse, de recherche et de réflexion qui deviendra plus tard celle des scientifiques et des philosophes. Ces penseurs avaient donc comme objectif d’internaliser dieu, l’univers et la sphère infinie : Penser l’infinité cosmique à l’aube de la science classique PDF principes gérant le fonctionnement du monde, et ainsi de trouver des explications inhérentes à la nature elle-même.


Selon la conception antique et médiévale de l’univers, le ciel ne saurait être infini, puisqu’il tourne… A la suite du renversement copernicien, qui immobilisa la sphère des étoiles et mit la Terre en mouvement, la question de l’infinité cosmique s’imposa. Encore habité par l’idée d’un monde clos et fini, Copernic préféra laisser cette interrogation aux philosophes, puisqu’elle ne changeait rien à ses mesures angulaires ni à ses tables astronomiques. Partant de cette idée prometteuse d’infini, des savants de toute l’Europe ouvrirent de nouvelles perspectives aux préoccupations métaphysiques, théologiques et scientifiques de l’époque. En abandonnant la centralité, la réflexion déboucha sur une pluralité infinie de centres, puisque,  » dans la sphère infinie, le centre est partout et la circonférence nulle part « . Malgré les censures de l’Inquisition, la plupart des grandes philosophies contribuèrent à l’essor de cette nouvelle conception de l’univers, qui, conjointement, inspira aussi la littérature de l’époque où foisonnaient les voyages cosmiques à travers la multiplicité des mondes. De Dieu à l’Univers, puis à l’Esprit qui les pense : voilà l’itinéraire que Jean Seidengart emprunte dans ce livre qui retrace, avec rigueur, les étapes d’une refonte de l’idée d’infini à l’aube des temps modernes et de la révolution scientifique.

Il ne reste que quelques fragments de leurs écrits, ce qui rend la recherche difficile. C’est pourquoi, afin de savoir ce que disent les présocratiques quant au concept de l’infini, il faut consulter Aristote qui fut le premier à recenser leurs thèses. Les présocratiques font de l’infini un principe. Ils ne croient pas que l’infini existe en vain, non plus qu’il ait une autre valeur que celle de principe. Pour eux, tout est principe ou provient d’un principe, or, l’infini ne provient pas d’un principe du fait même qu’il en est un. L’infini est non engendré et non corruptible en tant que principe. L’infini est principe de toute chose, il les dirige toutes.

C’est que toute chose provient d’un principe ou est elle-même principe. D’une part, l’infini en tant que principe n’a lui-même pas de principe qui l’engendre, sa limite est celle de ne pas en avoir et il est donc non engendré. D’autre part, toute génération reçoit une fin et toute corruption a un terme. Premièrement, l’infini est dans la division des grandeurs.

Les mathématiciens aussi utilisent l’infini, et ce par la division. Par exemple, la formule de l’aire du cercle π. 2 est corroborée par la division du cercle en un nombre infini de triangles. Deuxièmement, il y a infinité de la source. En effet, la destruction et la génération ne s’épuisent pas, ce ne peut être que grâce à l’infinité de la source d’où tout est engendré.

Toute génération reçoit une fin, mais la source n’a pas de principe qui l’engendre et ainsi elle n’a pas non plus de fin. Ainsi, le mouvement de la génération et de la corruption s’inscrit dans le temps et il est dû à une source inengendrée et incorruptible. C’est dire que le temps lui-même est infini. Quatrièmement, il n’y a pas de limite en soi.