Du néoclassicisme musical dans la France du premier XXe siècle PDF

Sépulture d’Erik Satie fleurie pour le 150e anniversaire de sa naissance. En 1870, la famille Satie quitte Honfleur pour Paris où le père a obtenu un poste de traducteur. Jugé sans talent par ses professeurs, il est renvoyé après deux ans du néoclassicisme musical dans la France du premier XXe siècle PDF demi de cours avant d’être réadmis, à la fin de 1885.


Cependant, incapable de produire une meilleure impression sur ses professeurs, il décide de s’engager dans un régiment d’infanterie. Après quelques semaines, constatant que l’armée n’est pas pour lui, il se fait réformer en exposant sa poitrine nue au froid de la nuit hivernale au point d’attraper une congestion pulmonaire. En 1887, il s’installe à Montmartre et compose ses quatre Ogives pour piano, dont les partitions ne font apparaître aucune barre de mesure, caractéristique qui sera utilisée pour de nombreuses autres compositions. Il développe aussi très vite son propre style d’annotations sur la manière d’interpréter ses œuvres.

Il fait éditer ses premières compositions par son père. En 1888, il compose ses trois Gymnopédies pour piano. En 1890, il déménage au 6 rue Cortot, toujours à Montmartre, et fréquente le cabaret Le Chat noir où il fait la connaissance de Claude Debussy. Le 18 janvier 1893, Satie se lie à l’artiste peintre Suzanne Valadon. Bien qu’il l’ait demandée en mariage en vain après leur première nuit, Valadon s’installe rue Cortot dans une chambre près de la sienne.

Pour se jouer 840 fois de suite ce motif, il sera bon de se préparer au préalable, et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses. Plus tard John Cage, Thomas Bloch joueront la pièce dans son intégralité, soit 840 fois, durant presque 20 heures. La même année, il fait la connaissance de Maurice Ravel, à propos duquel il écrira plus tard :  Ravel vient de refuser la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte. En 1895, il hérite d’une certaine somme d’argent qui lui permet de faire imprimer ses partitions et de changer de style de vêtements. Il achète le même costume en sept exemplaires, de velours moutarde, gagnant à Paris le surnom de  Velvet Gentleman . Il reprend contact avec son frère Conrad et abandonne des idées religieuses auxquelles il ne s’intéressera plus avant les derniers mois de sa vie.

En 1905, je me suis mis à travailler avec d’Indy. J’étais las de me voir reprocher une ignorance que je croyais avoir, puisque les personnes compétentes la signalaient dans mes œuvres. Devenu socialiste, il est employé au patronage laïc de la communauté d’Arcueil, il prend l’apparence du  fonctionnaire bourgeois  avec chapeau melon et parapluie. En 1915, grâce à Valentine Gross, il fait la connaissance de Jean Cocteau avec qui il commence à travailler à partir de 1916, notamment sur le ballet Parade. Il fait également la connaissance, par l’intermédiaire de Picasso, d’autres peintres cubistes, comme Georges Braque, avec qui il travaillera sur Le Piège de Méduse, ainsi que sur des projets qui ne verront pas le jour. Au commencement de l’année 1922, Satie prend le parti de Tzara dans le différend entre Tzara et André Breton au sujet de la nature vraie de l’art d’avant-garde, tout en parvenant à maintenir des relations amicales dans les deux camps.

Henri-Pierre Roché aurait dû lui organiser une tournée américaine, mais le projet avorte. Ce groupe ne survivra pas au décès du  Maître d’Arcueil . Satie tombe malade au début de 1925. Le comte Étienne de Beaumont le fait hospitaliser dans la chambre qui lui est réservée à l’année à l’hôpital Saint-Joseph. Il accepte la proposition de Maritain de rencontrer un de ses amis prêtre, Jean-Edouard Lamy qui lui est présenté comme le  curé des chiffonniers , tout en déclarant à Massot :  il va vite, Maritain . Satie faisait, en passant, allusion à la musique :  Ah, dit l’abbé Lamy, vous êtes musicien ? Oui, un peu, fait modestement Satie.

Non, dit Satie souriant dans sa barbe. Alors vous donnez des leçons de piano ? Je mourais de confusion, me disant : tout est perdu. Mais à la fin, changeant complètement de ton, et avec cette gravité majestueuse qui en pareil cas transfigurait sa bonhomie, l’abbé Lamy demanda à Satie :  Consentez-vous à ce que je vous donne la bénédiction de la Sainte Vierge ? Et sur la réponse affirmative de notre ami, le vieux prêtre le bénit lentement, solennellement. Vous reviendrez le voir, Monsieur le Curé ? Et de fait tout se passa le plus simplement du monde avec M.