Du plaisir à la dépendance : Nouvelles addictions, nouvelles thérapies PDF

Le siège du plaisir à la dépendance : Nouvelles addictions, nouvelles thérapies PDF Novartis, à Bâle, en 2009. Si l’année 2010 a été l’année de tous les records commerciaux pour cette molécule, c’est en partie grâce aux résultats d’une étude japonaise publiée quelques mois plus tôt, le 31 août 2009, par le European Heart Journal. Mais la  success story  prend ensuite un curieux tournant. En 2011, des blogueurs signalent des anomalies dans plusieurs articles d’Hiroaki Matsubara.


Cumulant les dépendances modernes, tabac, alcool, amours mais aussi désir d’enfants, psychothérapie et obsession de son image, la vie de Marylin nous montre à quel point ces dernières avancent masquées. Comme Marylin, nous mangeons, buvons, fumons, consommons… pour combler un manque. Nous avons besoin de coups de foudre à répétition, de réussites professionnelles en cascade, de gains aux jeux. Nous voulons vivre à fond, repousser les limites. Dans le même temps, nous sommes drogués à la médecine, aux assurances et aux différents régimes censés nous apporter un parfait état de santé. Ballottés entre surconsommation et principe de précaution, nous avons perdu notre liberté. Michel Lejoyeux nous dit ce qu’est la liberté intime et comment devenir ou rester libre face au tabac, l’alcool, les drogues, la nourriture mais aussi l’amour, la relation avec ses enfants, la consommation, le travail, l’argent, l’image du corps, le sport, les nouvelle technologies, le pessimisme, les superstitions, le stress…. Il propose des tests simples pour évaluer nos addictions, des solutions concrètes et des exercices de liberté à pratiquer au quotidien. La névrose du siècle est bien celle de la dépendance. Et si nous décidions de la surmonter ?

Les revues ayant publié les travaux du cardiologue nippon commencent à les examiner d’un peu plus près. Ces conclusions sont accablantes, pas tant pour Hiroaki Matsubara, dont le degré de responsabilité n’est pas établi, que pour la recherche biomédicale tout court. C’est un cas d’école de la manière dont la science peut être manipulée sous l’influence d’un lobby industriel. L’enquête a en effet révélé que des données sur les participants avaient été falsifiées pour faire apparaître les fameux  bénéfices  concernant les angines de poitrine et les AVC. L’affaire est déjà grave en elle-même mais il y a pire encore. Novartis, ce qu’a reconnu la firme suisse dans un communiqué publié le lendemain de la conférence de presse. Ces liaisons dangereuses entre scientifiques et industriels ne sont pas pour renforcer la confiance du public dans les résultats de la recherche appliquée.

Pour la petite histoire, le 11 juillet, Toshikazu Yoshikawa, le président de la KPUM, a, avec deux de ses collègues, présenté des excuses publiques au nom de l’université. A la japonaise, c’est-à-dire en s’inclinant beaucoup. Pour réguler l’hypertension, il n’y a rien de mieux que de manger du poupier sauvage qui pousse partout et qui, en plus d’être agréable dans une salade, règle le problème de santé. A mon avis vous devriez mieux vous renseigner. Je rappelle que l’homéopathie n’est pas plus efficace qu’un placebo QUAND on le compare à un placebo, à la fois quand le patient est son propre contrôle et à la fois quand on compare des groupes parallèles. L’homéopathie est une thérapie dangereuse quand elle vient en substitution de traitements de maladies graves. Sinon elle ne présente pas plus de danger que d’avaler une gélule sans rien dedans.

Le problème aussi est le suivant: le prescripteur adepte de l’homéopathie ne fait pas preuve en cela d’une grande rationalité et il peut parfois être dangereux de confier sa santé à un thérapeute dénué de sens commun. Du coup, selon vous, rien de mal à encourager l’usage de parachutes en papier ! Remplacez saut en avion par maladie, parachute par médicament,  en papier  par homéopathique. C’est faux, l’efficacité de certains médicaments homéopathiques a été prouvée in vitro c’est à dire dans un cadre où l’effet placebo ne peut pas jouer. 72h la prolifération de cellules cancéreuses de la prostate cultivées.

In vivo, sur des souris atteintes de tumeurs de la prostate, le même traitement a permis de réduire la taille de la tumeur. Avant de dire que l’homéopathie repose sur l’effet placebo, renseignez-vous, la recherche actuelle a prouvé que ce n’était pas les cas, c’est seulement le mécanisme d’action qui reste encore inconnu. Vous refusez d’accepter ces résultats parce-que cela remet en cause un des fondements de la chimie. 110 études homéopathiques, comparées à 110 études conventionnelles.