Eau et sécurité alimentaire: Quel apport de l’irrigation d’appoint des céréales en Algérie PDF

C E R E A L E S   E Eau et sécurité alimentaire: Quel apport de l’irrigation d’appoint des céréales en Algérie PDF   A L G E R I E . La campagne céréalière a été marquée par une sécheresse automnale préoccupante.


La production des céréales en Algérie est caractérisée par des fluctuations très instables due essentiellement à l’irrégularité des apports pluviométriques. Le déficit est comblé par des importations qui font alourdir la facture alimentaire. La régularité de la pluviométrie et l’adoption de nouvelles réformes économiques initiées à partir de 2008 ont eu des répercussions qui se font sentir sur une nette amélioration et une stabilisation de la production céréalière. Les résultats obtenus en analysant les productions et les rendements obtenus durant la période 2001-2013 (données disponibles depuis l’avènement PNDA) a fait ressortir un gain moyen de 11,35 q/ha du à l’irrigation d’appoint. Ceci n’est pas négligeable, mais, il y a possibilité de faire mieux. Ce gain fluctue d’une année à l’autre et d’une spéculation à l’autre, mais également, au sein de la même spéculation (variétés de l’espèce). Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui s’intéressent à la céréaliculture, chercheurs (Les généticiens (améliorateurs)en particulier), développeurs, vulgarisateurs, programmateurs, gestionnaires et décideurs ainsi que le large publique.

Elle a pu retarder les semis ou entrainer des pertes de pieds sur les semis précoces. Les remontées d’informations en provenance des différentes wilayas montrent que la sécheresse a surtout concerné l’ouest du pays. C’est le cas de Chlef et Aïn Defla. Dans plusieurs cas les semis ont été retardés jusqu’à l’arrivée des pluies. Dans le cas des semis d’octobre-novembre, de nombreuses parcelles ont montré des signes de desséchement. Les plantules ont jauni puis se sont desséchées. La culture de celui qui a semé avant le mois de décembre peut être compromise à cause d’un déficit hydrique persistant.

Cette situation montre l’intérêt d’utiliser le non labour avec semis-direct. En effet de récents essais montrent que cette technique a le mérite de ne pas desséche le sol. Des chercheurs ont en effet, à l’automne, arrosé artificiellement un sol et ensuite mesuré tout les jours l’humidité du sol derrière le passage de différents outils. Or, ce type d’engins connus dune poignée d’agriculeurs n’est pas encouragé à sa juste mesure par les services agricoles. Quant aux concessionnaires ils préfèrent importer le matériel traditionnellement connu des agriculteurs et donc plus facilement vendable. En Algérie, apprendre à semer sans dessécher le sol reste donc une entreprise de longue haleine.

Pour les exploitations ayant eu de forts taux de perte à la levée, la solution est d’implanter une culture de remplacement. Diverses solutions sont possibles : légumes secs ou tournesol. A condition de disposer de semences, il est possible de semer lentilles ou pois-chiche. Ces cultures peuvent être semées jusqu’à la fin de l’hiver.

De récents travaux ont montré que des semis de décembre ou janvier sont possibles. A condition de maîtriser le désherbage chimique, ce type de semis permet des gains de rendements appréciables. Cependant, des travaux montrent qe des semis de décembre ou janvier permettent de meilleurs rendements à condition d’utiliser des variétés tardives. Ces semis précoces s’inscrivent dans une stratégie dite  d’évitement . Le but est de faire coïncider le cycle végétatif de la culture avec la période la plus arrosée de l’année et surtout d’éviter le risque de sécheresse printanière de fin de cycle. Mais, si dans le cas des légumes secs les semences peuvent être disponibles, dans le cas du tournesol, la culture n’est pas encouragée par les pouvoirs publics. Enfin reste la possibilité de resemer des fourrages : orge en vert pour pâturage ou mélange de vesce-avoine ou pois triticale.

1  Les dernières pluies sont bénéfiques pour la céréaliculture  Le DG de l’Institut technique des grandes cultures. Pour nombre d’exploitations la campagne écoulée a été rude. La sécheresse printanière a réduit les rendements des cultures en sec. L’incertitude est à nouveau là alors qu’il s’agit de renouveler de lourds investissements en labour, engrais et semences avec à nouveau un risque de sécheresse et donc de non retour sur le capital investi.

Observateur depuis des années du milieu agricole, il nous apparaît des évolutions marquées de tendances lourdes. Il s’agit notamment de la libéralisation en milieu agricole. Certes, il existe encore des filets de sécurité. Les pouvoirs publics soutiennent nettement les grandes cultures. Demain, avec la probable adhésion à l’OMC et la baisse régulière des ressources gazières.