En finir avec le nucléaire : Pourquoi et comment PDF

Comment nourrir 9 milliards d’humains sans détruire en finir avec le nucléaire : Pourquoi et comment PDF planète ? Elles font aujourd’hui partie des métaux les plus précieux.


Ce livre bref démontre la nécessité et la possibilité de sortir du nucléaire. Il commence par
déblayer le terrain en réfutant les arguments spécieux des partisans du nucléaire sur
l’indépendance énergétique prétendue, sur la sûreté et la sécurité, qui seraient un privilège unique
de la technologie nucléaire française, sur le coût du kWh nucléaire, largement sous-évalué, sur les
marchés étrangers juteux, fortement surestimés, sur le contrôle grâce au nucléaire des émissions
de gaz à effet de serre, illusoire, sur la question des déchets, nullement réglée. Il replace ensuite la
sortie du nucléaire dans le cadre plus général d’une transition énergétique globale rendue
indispensable par les inégalités de la consommation mondiale, avec les contraintes et les risques.
La situation énergétique singulière de notre pays nous mène à l’isolement et à l’impasse, alors
qu’existent des scénarios mondiaux et régionaux de sortie de crise, en mesure de mener à une
nouvelle civilisation énergétique.
Il propose enfin un scénario raisonné de sortie du nucléaire pour la France, reposant sur un autre
mode de production électrique et discutant les conditions politiques et sociales de la transition.

Les terres rares, ce groupe de 17 minerais qui se nomment terbium, néodyme ou yttrium, s’avèrent très convoitées car indispensables à la production de la plupart des produits de haute technologie — ordinateurs, téléphones portables, écrans plats, éoliennes ou batteries des voitures électriques. L’enjeu, aujourd’hui, est donc pour les pays de sécuriser leur approvisionnement à des prix raisonnables et limiter l’impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Trois moyens existent : réduire leur utilisation, diversifier les sources en exploitant des mines en dehors de la Chine et recycler ces minerais. C’est la troisième piste que cherche à développer la France, qui ne possède aucune mine de terres rares. Début 2012, le groupe chimique Rhodia rendra ainsi opérationnel, dans son usine de La Rochelle, un nouveau procédé, sur lequel il travaille depuis dix ans, permettant de recycler ces métaux. Grâce à ce nouveau procédé de récupération et de séparation des terres rares, il sera possible d’extraire 17 tonnes de ces minerais, dont 15 tonnes d’yttrium, 1 tonne de terbium et 1 tonne d’europium, sur les 4 000 tonnes de lampes fluocompactes que nous recyclons , détaille Hervé Grimaud, directeur général de Récylum, l’éco-organisme en charge de l’élimination des lampes usagées.

Pour augmenter ce taux de recyclage, Récylum a réalisé une opération de communication, ce lundi 17 octobre, en érigeant un faux chantier d’exploitation minière en plein cœur du quartier d’affaires de La Défense. Une mine urbaine qui s’est avérée être, une fois les barrières tombées, une boîte géante pour recycler les lampes basse consommation. Après la mise en place de cette filière pour les lampes, ce sera au tour des terres rares contenues dans les batteries rechargeables et les aimants des voitures électriques et des disques durs de pouvoir être recyclées, sans doute au cours de l’année 2012. Une question se pose toutefois : le recyclage, s’il est nécessaire, sera-t-il suffisant pour faire face à la demande galopante des pays développés ? Il faut donc, dans le même temps, trouver des approvisionnements en dehors de la Chine, utiliser ces minerais de façon plus efficace et leur trouver des substituts , précise le chercheur. C’est pourquoi des entreprises commencent à développer des alternatives à l’utilisation de terres rares.