Encyclopédie des Peintres : Maxime Maufra PDF

La commune de Pont-Aven est une commune proche du littoral atlantique, bordée à l’est par la rivière Aven. Pont-Aven est une ville de fond d’estuaire, née à la encyclopédie des Peintres : Maxime Maufra PDF des eaux douces et salées, au niveau du dernier pont sur le fleuve côtier l’Aven. La navigation dans la ria de l’Aven, où affleurent de nombreux bancs de vase molle, était parsemée d’embûches, y compris à hauteur de l’Océan Atlantique pour le franchissement de la barre de Port Manec’h.


La commune de Pont-Aven englobe en outre de vastes portions de territoire non urbanisés qui appartenaient à la commune de Nizon avant qu’elle ne fusionne en 1954 avec celle de Pont-Aven. De nombreux villages parsèment cet espace. Le bourg de Nizon, ancien chef-lieu de commune, constitue la seconde agglomération en importance. Le grand menhir de Kerangosquer en 1902, carte postale Villard. Croix chrétienne gravée sur le grand menhir de Kerangosquer. Pont-Aven, ainsi que Nizon, sont issues du démembrement de la paroisse de l’Armorique primitive de Melgven.

Le bourg de Pont-d’Aven, par où passe la rivière Aven qui vient d’au-dessus de Rosporden. Cette commune est citée à l’occasion de la révolte des Bonnets rouges survenue en Bretagne en 1675. Le constitutionnel Jacques Cambry, véritable touriste avant l’heure, visita la petite cité en 1794. Dans ce passage extrait de son ouvrage Voyage dans le Finistère il nous donne un bref aperçu de celle-ci telle qu’elle était il y a deux siècles. Ce petit port de mer est le séjour le plus capricieux. Il est placé, dans l’eau sur des rochers, aux pieds de deux monts élevés, sur lesquels sont semés d’énormes blocs arrondis, de granit, qui semblent prêt à se détacher : ils servent de pignons à des chaumières, de murs à de petits courtils. Ces blocs, descendus des montagnes, gênent le cours de la rivière, qui bondit contre tant d’obstacles.

Pont-Aven a été érigée en commune en 1790. 3 000 chouans a lieu à Raguénès en Névez, sous les ordres de Jean Jan, pour faire diversion au moment du débarquement de Quiberon et prendre à revers les troupes républicaines du général Hoche. La commune de ce nom est à trois-quarts de lieues dans les terres. Des bâtimens de cinquante à soixante-dix tonneaux peuvent se rendre tout chargés jusqu’à l’espèce de quai, pratiqué par les habitans, qu’il seroit très-utile de réparer, de continuer jusqu’à l’Islot, sur une distance de deux cents toises.

Les grains, fromens, seigles, avoines sont à la base du commerce de Pontaven. Point d’hospice, point de médecin, point de chirurgien, point d’accoucheuses à Pontaven. La rivière de Pontaven est poissonneuse. Elle abonde en saumons excellens, préférés à ceux-même de Quimperlé. Pierre-Eugène Grandsire, Le Moulin Simoneau à Pont-Aven, dessin d’après son tableau exposé au Salon de 1877.