Enseigner Hitler : Les adolescents face au passe nazi en Allemagne PDF

Un ancien témoin de Jéhovah dont le frère est mort après avoir refusé une transfusion sanguine a recueilli l’appui de 5000 personnes afin que les gouvernements légifèrent pour autoriser les enseigner Hitler : Les adolescents face au passe nazi en Allemagne PDF à intervenir sans égard aux croyances religieuses du patient. Jonathan Lavoie est d’avis que son frère Jean-Claude, âgé de 26 ans, est mort pour rien en décembre dernier. Il était traité pour une tumeur intestinale et avait refusé qu’on lui administre une transfusion. Lavoie, les adultes devraient être soumis aux mêmes règles judiciaires que les enfants avant de pouvoir refuser un traitement médical en se fondant seulement sur des croyances religieuses.


En Allemagne, le passé nazi ne passe pas. Sujet de débats publics intenses, l’angoisse de l’amnésie impose un  » devoir de mémoire  » aux institutions, qui s’exprime, entre autres, par des politiques de commémorations et d’enseignement scolaire. Mais que font les gens ordinaires de ce passé ? A l’heure du nouveau millénaire, compte-t-il encore pour les jeunes Allemands ou veulent-ils  » passer à autre chose « ? Inspiré de la sociologie et de l’histoire du quotidien, ce livre analyse  » par le bas  » les usages que font du passé nazi des adolescents âgés de 14 à 18 ans dans quatre institutions scolaires, de quartiers bourgeois et populaires, à l’Ouest (Hambourg) et l’Est (Leipzig) de l’Allemagne. Combinant observation, entretiens et travail d’archives, cette enquête rend compte des représentations et pratiques des élèves selon leur sexe, leurs trajectoires scolaire, sociale et familiale, notamment de migration, et selon différents contextes : en classe, en famille ou dans l’entre-soi des groupes d’adolescents. S’intéresser aux sens que les adolescent-e-s donnent au passé nazi dans leur vie quotidienne permet d’observer avec finesse la construction progressive de sens politique chez des profanes à un moment clé de leur existence. La complexité de ces appropriations de l’histoire montre l’interdépendance des différentes scènes sociales qui articulent les représentations ordinaires du passé. Mais elle pose aussi plus largement, dans l’Allemagne réunifiée, la question de la place de l’histoire du nazisme dans la société.

J’aimerais que les lois soient modifiées afin que les médecins puissent tout de même aller de l’avant avec le traitement nécessaire, quand les patients refusent une procédure médicale en raison de leur religion, peu importe la religion », a déclaré M. Lavoie désire présenter sa pétition aux gouvernements fédéral et provincial, mais n’a toujours pas décidé quand il le fera. Les témoins de Jéhovah ne peuvent pas recevoir de transfusions sanguines, puisque cela contrevient avec leur interprétation de certains passages de la Bible, qui interdit l’ingestion de sang. Au cours de quelques causes médiatisées, la justice est intervenue pour ordonner que des enfants reçoivent des transfusions. Mais les adultes peuvent refuser un traitement, en autant que leur décision soit prise librement, après avoir été informés, ce que M. Lavoie espère voir changer dans la loi.

En brouille avec son fils Jonathan, Jocelyn Lavoie estime qu’il était important de respecter le choix de son fils et que les thérapies alternatives, défendues par les témoins de Jéhovah, n’ont pas fonctionné dans ce cas-ci. Jonathan Lavoie ne partage pas l’opinion de son père. Je ne peux pas croire qu’en 2007, des gens meurent encore pour leur religion, a-t-il dit. Au bout du compte, ce sont des infections qui ont tué mon frère, des infections rendues possibles en raison de l’absence de globules blancs. On se souvient des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, du drame de l’Ordre du Temple Solaire et d’autres dossiers judiciaires. Mais faut-il réellement craindre l’influence des sectes ?

Peuvent-elles réellement perturber un individu, briser un couple, une famille ? L’auteur de ces lignes a publié par le passé un dossier dans le groupe Sud Presse autour du phénomène sectaire. Un site qui avait retenu l’attention de la scientologie. Et la mise en cause de « sectes » pour cause d’agissements douteux de l’un ou l’autre des « pasteurs » n’est pas sérieuse. On ne peut, en soi, condamner l’église catholique pour le comportement pédophile de certains de ses prêtres.

Par contre, on peut condamner toute église ou secte qui couvrirait des agissements délictueux ou criminels ou en ferait son enseignement. Groupes sectaires nuisibles Les sectes existent-elles vraiment ? Ou range-t-on dans cette catégorie fourre-tout les nouvelles religions » et les « églises » dissidentes, minoritaires ou qui n’auraient pas encore « réussi » ? Les « anti-sectes » s’en prennent plutôt aux agissements ou dérives sectaires. Rappelons qu’en Belgique, il n’existe pas de « délit de secte ».