Entretiens avec quatre philosophes : Socrate, Machiavel, Karl Marx, Friedrich Nietzsche PDF

Cette page est en semi-protection longue. Si ce entretiens avec quatre philosophes : Socrate, Machiavel, Karl Marx, Friedrich Nietzsche PDF n’est plus pertinent, retirez-le. Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l’un des penseurs de l’organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes et politiquement libérales s’appuient.


Dialogus est un collection qui propose des entretiens épistolaires fictifs avec des personnes réelles, c’est-à-dire des entretiens épistolaires réels avec des personnes fictives. Oui, bon, ce n’est pas très clair tout ça. Alors précisons un peu. Socrate, Machiavel, Marx et Nietzsche sont des personnes réelles, bien sûr, mais aujourd’hui décédées. Pour les fins de cette collection , d’autres personnes réelles, encore parmi nous, empruntent leur identité, avec toute la connaissance et toute la passion qu’elles ont de ces penseurs, mais sans prétention aucune. Les échanges sont donc réels, les personnes aussi. Mais tout cela est de l’ordre de la fiction et du jeu. C’est fictif mais… terriblement réel. Chaque entretien est également accompagné d’une brève biographie et quelques suggestions de lecture pour mieux connaître ces grands philosophes.

Il est le neveu de Jean-Baptiste de Secondat, baron de Montesquieu. Après une scolarité au collège de Juilly et des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714. Puis il oriente sa curiosité vers la politique et l’analyse de la société à travers la littérature et la philosophie. En 1726, Montesquieu vend sa charge pour payer ses dettes, tout en préservant prudemment les droits de ses héritiers sur celle-ci. Pour son appartenance à la franc-maçonnerie, Montesquieu sera inquiété par l’intendant de Guyenne Claude Boucher et le cardinal de Fleury en 1737. La matière historique alimente surtout une réflexion politique, qui multiplie les références et les allusions à l’histoire moderne et surtout récente, voire contemporaine.

1739, il commence son maître-livre, De l’esprit des lois. D’abord publié anonymement en 1748, le livre acquiert rapidement une influence majeure. Dès la publication de ce monument, Montesquieu est entouré d’un véritable culte. Europe, et particulièrement en Grande-Bretagne, De l’esprit des lois est couvert d’éloges. Article détaillé : De l’esprit des lois. Dans cette œuvre capitale, qui rencontra un énorme succès, Montesquieu tente de dégager les principes fondamentaux et la logique des différentes institutions politiques par l’étude des lois considérées comme simples rapports entre les réalités sociales.

Cependant après sa mort, ses idées furent souvent radicalisées et les principes de son gouvernement monarchique furent interprétés de façon détournée. Il est aussi considéré comme l’un des pères de la sociologie, notamment par Raymond Aron. La réflexion sur la liberté a moins d’importance à ses yeux que celle sur les règles formelles qui lui permettent de s’exercer. Montesquieu prévoit la  distribution des pouvoirs  au chapitre 5 de De l’esprit des lois. Montesquieu que deux pouvoirs : l’exécutif et le législatif, qu’un jeu institutionnel doit mutuellement restreindre. Le principal danger pour la liberté viendrait du législatif, plus susceptible d’accroître son pouvoir. Les deux pouvoirs sont soutenus par deux partis qui, ne pouvant ainsi mécaniquement pas prendre l’avantage l’un sur l’autre, s’équilibrent mutuellement.