Epitome du livre De Asse PDF

Hormis sa finalité scientifique, epitome du livre De Asse PDF numismatique est une aide précieuse pour les collectionneurs numismates. Pour la majorité des collectionneurs, l’intérêt historique au sens strict est secondaire.


À la suite du succès européen de L’As et ses parties (De Asse et partibus eius, 1515), Guillaume Budé composa en français un abrégé destiné aux lecteurs non latinistes curieux de la science philologique déployée dans l’ouvrage principal. Allant des Grecs aux Romains, des Perses aux Hébreux, cet Épitomé reprend les grands thèmes du De Asse : les systèmes de monnaies et mesures de l’Antiquité, les prix en vigueur aux différentes époques, les dépenses publiques et les budgets militaires de l’empire romain, ainsi qu’une réflexion politique et morale sur le thème du luxe antique et moderne.

L’Épitomé propose une version opportunément allégée des nombreuses démonstrations philologiques qui caractérisent l’ouvrage latin et rendent souvent sa lecture ingrate tout en gardant l’exigence scientifique qui le caractérise, Budé met ici l’accent sur les épisodes et les personnages les plus connus du public non spécialiste: Alexandre le Grand, Antoine et Cléopâtre, Jules César, Auguste, Salomon.

Fondée sur le texte de la première édition de l’Épitomé (1522), la présente édition, due au travail conjoint de Marie-Madeleine de La Garanderie († 2005) et Luigi-Alberto Sanchi, a adopté le parti de mettre constamment en relation le texte de l’abrégé français et celui de l’original latin afin, d’une part, de faire ressortir continuités et ruptures textuelles entre les deux versions de l’œuvre et, d’autre part, de fournir un accès au De Asse dont une édition moderne est toujours attendue.

Les collections sont entreprises à des fins de thésaurisation ou par intérêts artistique, technique ou culturel, voire au titre de simple loisir, etc. C’est principalement en répondant aux besoins de ce marché d’amateurs — parfois extrêmement spécialisés — que la numismatique a forgé ses principaux concepts. Article détaillé : Glossaire de la numismatique. Comme toute discipline technique ou scientifique, la numismatique a développé des concepts et un vocabulaire spécifiques.

Pour les questions en rapport avec la terminologie numismatique, le lecteur se rapportera avantageusement à l’article ci-dessus. Article détaillé : Histoire de la monnaie. Invention très ancienne, l’origine de la monnaie est cependant impossible à situer et dater avec précision. On peut penser que, dès l’apparition d’échanges commerciaux réguliers et la spécialisation des tâches, le troc s’est avéré inefficace et une certaine forme primitive de monnaie a vu le jour. La monnaie semble apparaître à la même époque en Chine.

Les avantages de la découverte paraissent décisifs, la frappe des monnaies se diffusant rapidement à partir de ses lieux d’invention et déterminant un usage économique qui se perpétuera jusqu’à nous. La monnaie est un enjeu national qui fait l’objet d’un pouvoir particulier des États, celui de frapper la monnaie. Ainsi la France frappe sa monnaie depuis 1973 en Gironde dans l’usine de Pessac. Cependant certains pays peuvent déléguer leur droit de frapper monnaie à d’autres pays, ainsi dans l’usine de Pessac, la Monnaie de Paris frappe la monnaie pour la principauté monégasque. Au-delà de cette autonomie, l’espace européen offre une situation unique où 19 pays partagent la même monnaie : l’euro.

Même dans le cadre d’un espace monétaire commun, les monnaies conservent des caractéristiques iconographiques nationales. Chaque pays est libre de choisir ce qui figure sur sa monnaie. Les pays peuvent représenter des monuments, des rois, des symboles importants dans leur culture et pour leur population. Cependant il arrive parfois que ce revers où figure ce que le pays a choisi pose un problème diplomatique. Ainsi en 2015 l’État belge souhaite frapper une pièce de deux euros à l’effigie de la bataille de Waterloo pour commémorer la victoire du pays face aux troupes de l’empereur français Napoléon Ier. Libellus de moneta graeca de l’humaniste français Guillaume Budé qui parurent en 1514 à Venise.

Le premier périodique consacré aux pièces de monnaie voit le jour en Allemagne avec les Blätter für Munzkunde qui parut à Hanovre de 1834 à 1844. 33 000 membres en 2008, fut fondée à Chicago en octobre 1891. L’un des fondateurs de l’ANA, George F. Heath avait dès 1888 publié un périodique The Numismatist, qui est toujours le journal de l’association. Quelques scientifiques, comme le Français Gustave Ponton d’Amécourt ou le Polonais Joachim Lelewel, modifièrent durablement le point de vue. Depuis l’époque de la Renaissance, il était de bon ton pour celui qui en avait les moyens de disposer d’un cabinet des monnaies.

Aujourd’hui, la numismatique est un loisir relativement populaire, ce qui a provoqué l’apparition de nombreux intermédiaires sur le marché, qui proposent non seulement l’acquisition de pièces, mais aussi divers services comme l’évaluation des pièces, des ventes aux enchères, etc. De même de nombreux guides et catalogue numismatiques ont vu le jour. L’instauration de l’euro a vu l’éclosion de nouvelles publications systématiques en France, Allemagne, etc. Il est aussi à noter la surabondance de l’offre, la plupart des pays produisant des monnaies commémoratives, ainsi que leur relative abondance car ces monnaies ne disparaissent pas, elles sont par définition conservées et ne deviennent pas des raretés et ne prenant pas ou peu de valeur avec le temps. Les numismates peuvent choisir d’organiser leur collection suivant des critères arbitraires et très variés.