Essai sur l’exercice du langage et des langues, tome 1 PDF

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David Cohen (né en 1922 à Tunis) est un des plus importants représentants de la brillante génération des linguistes français de l’après-guerre. Ayant débuté sa carrière au Centre National de la Recherche Scientifique, il a été professeur de linguistique sémitique à l’Université de Sorbonne Nouvelle et est Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (IVe section). Il a formé de nombreux élèves, donnant en particulier une impulsion décisive à la dialectologie de l’arabe (on lui doit deux ouvrages, aujourd’hui classiques, sur le hassânîa de Mauritanie et le parler arabe des Juifs de Tunis). Spécialiste en internationalement reconnu, dès ses premiers travaux, de sémitique (il est l’auteur de Dictionnaire des racines sémitiques) et de chamito-sémitique, il est d’abord un linguiste généraliste, dont l’intérêt se porte sur  » l’exercice du langage et des langues « , avec le souci de les appréhender dans leur dynamique, dans le champ de leur potentialité. Dans un moment nouveau de son œuvre, il s’est décidé à donner – reprenant parfois des travaux antérieurs devenus difficilement accessibles, mais livrant des études pour l’essentiel entièrement nouvelles – une synthèse de sa pensée, longuement mûrie dans un travail qui n’a ignoré aucun des grands domaines de la linguistique. Ce premier volume d’une série qui en comprendra quatre commence par un exposé de la perspective générale. En cela, il peut être lu aussi comme l’explicitation du cadre de l’œuvre de David Cohen, particulièrement de ses livres sur la Phrase nominale (1984) et L’aspect verbal (1989). Dans la partie A sont donc présentées quelques notions-clef, comme celle de redondance, et surtout celle de la morhogenèse, essentielle en tant que voie d’accès privilégiée à l’appréhension du fonctionnement du langage dans sa relation avec les nécessités de la communication ; elle s’exerce dans le passage constant de la rhétorique (ou de la stylistique) à la syntaxe puis à la morphologie et enfin éventuellement au lexique. La réflexion de l’auteur porte sur des questions qui touchent autant au simple exercice quotidien du langage qu’à la stratégie de l’expression, et les fonctionnement particuliers du langage sont envisagés en tant qu’exploitation créative, dans le temps, de ses principes fondamentaux. On se sera donc pas surpris qu’il soit ensuite question, dans la partie B, de la Poésie comme exercice de langage et sa fonction dans la société, puis, dans la partie C : Le langage pathologique, de l’aphasie et, dans la partie D, de sociolinguistique (Langage et société). La partie E (la linguistique au cours du dernier demi-siècle) est de l’ordre de la réflexion critique. On notera que la partie traitant de poésie propose, entre autres, près de 120 pages de notes et de commentaires sur le Cantique des Cantiques, où quelques interprétations nouvelles de ce texte si souvent glosé sont proposées, sur la base d’une relecture du texte hébreu et de la traduction arabe de Saadia Gaon (Xe siècle).

La croyance sur laquelle se base l’homéopathie est celle d’une possibilité de soigner un patient en diluant très fortement des substances qui, si elles étaient concentrées, provoqueraient des symptômes similaires à ceux qu’il rencontre. En septembre 2017, le Conseil scientifique des académies des sciences européennes, qui réunit l’ensemble des académies des sciences, a publié un rapport dénonçant d’une part l’inefficacité de cette méthode alternative par rapport à l’effet placebo, mais aussi que  la promotion et l’usage de produits homéopathiques posent des risques significatifs. Cette approche venait de l’observation que le quinquina, utilisé à faible dose pour lutter contre les symptômes du paludisme, provoquait à forte dose des fièvres ressemblant superficiellement à cette maladie. Dans les années 1830, l’homéopathie commença à se répandre en France, mais aussi aux États-Unis. Les pharmaciens refusant de confectionner ces produits suite à la condamnation d’Hahnemann pour exercice illégal de la pharmacie en 1820, les disciples d’Hahnemann durent les fabriquer eux-mêmes.

Ses élèves furent à l’origine du développement de l’homéopathie en France. Un grand nombre d’études scientifiques ont testé l’efficacité de l’homéopathie et les nombreuses méta-analyses critiques synthétisant leurs résultats ont systématiquement démontré que l’effet des médicaments homéopathiques n’est pas supérieur à celui de l’effet placébo, et que les médicaments homéopathiques ne contenaient aucune substance susceptible d’avoir un effet sur un quelconque trouble. Le principe de l’individualisation du remède complique l’application de tests d’efficacité. Pour que les résultats soient statistiquement significatifs sur un panel de traitements variés, il faut disposer au départ d’un grand nombre de patients. Tobias Nuhn cherchait à répondre à la question : l’effet placebo en médecine homéopathique est-il significativement supérieur à celui observé en médecine conventionnelle ? 19 banques électroniques, comparant l’effet placebo à l’homéopathie et l’effet placebo à la médecine conventionnelle.

Les critères de sélection des études valables ont été critiqués par Ludtke et Rutten dans le Journal of Clinical Epidemiology. L’analyse du Journal of Clinical Epidemiology met en évidence que les critères menant à ce rejet ne sont pas explicités par Shang et al. Deux méta-analyses publiées dans le Lancet éclairent le débat sur l’efficacité de la thérapeutique homéopathique : en août 2005, le Lancet publie une méta-analyse de Aijing Shang et coll. Une précédente méta-analyse publiée dans le Lancet en septembre 1997 par Klaus Linde et coll. Les résultats de notre méta-analyse ne sont pas compatibles avec l’hypothèse selon laquelle les effets cliniques de l’homéopathie sont complètement dus à l’effet placebo. Selon les standards médicaux actuels, une étude méthodologiquement correcte doit être randomisée en double-aveugle, et contre un placebo. Les  faiblesses méthodologiques  pointées par les méta-analyses correspondent souvent à l’absence de test en double aveugle.