ESTHETIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE. La perte et le reste PDF

2 Système quasi-symétrique avec les pupilles dans les plans principaux. 4 Oui, mais on ne photographie pas que des objets plats ! 5 De quoi dépend le rendu de perspective ? Dans une camera obscura, on peut placer le plan ou la surface de projection comme on veut, ESTHETIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE. La perte et le reste PDF volonté en P1, P2, ou P3, on est ramené au tracé de perspective conique classique.


Bien noter que dans la camera obscura l’inclinaison de la planchette portant le petit trou n’a aucune importance pour ce qui est de ce tracé géométrique, mais en pratique, l’angle des rayons pouvant sortir d’un sténopé étant limité, incliner la planchette n’est pas sans influence sur la luminosité de l’objet. 1 Tracé de rayons dans une lentille mince convergente diaphragmée On passe à la lentille mince convergente diaphragmée en son centre, diaphragme fermé. Selon l’un des principes de base de l’optique géométrique -, tout rayon passant par le centre de la lentille mince n’est pas dévié. On s’aperçoit sur la figure 6 que le tracé de rayons à gauche comme à droite de la lentille est exactement celui du sténopé, avec la contrainte supplémentaire de devoir détecter l’image en projection sur une surface plane, appelé plan focal si on veut voir se former l’image nette d’un objet lointain. 2 Lentille mince convergente, diaphragme ouvert, objet lointain Puis on passe à la lentille mince convergente diaphragmée en son centre, mais cette fois on ouvre le diaphragme, l’objet est toujours lointain. Pour un objet lointain, avec diaphragme ouvert, on complète le tracé des rayons moyens par le tracé des rayons s’appuyant sur le bord du diaphragme. Si la lentille est suffisamment diaphragmée pour que ses aberrations géométriques soient faibles, tous les rayons issus d’un même faisceau parallèle incliné se recoupent en un même point du plan focal image.

3 Lentille mince convergente, diaphragme ouvert, objet proche Puis on passe à la lentille mince convergente diaphragmée en son centre, diaphragme ouvert, mais objet à distance proche. 0 et l’image se forme au plan focal. Le lecteur qui souhaite connaître plus de détails sur l’origine de cette formule et sur les formules de conjugaison se reportera aux références et . 1 Système centré épais, tracé symbolique Ensuite on passe au système centré épais, dont le formalisme a été élaboré par le célèbre mathématicien Carl Friedrich Gauß au XIXesiècle . Pour déterminer la position et la grandeur des images, dans un système optique centré, pour des rayons peu inclinés et des petits objets placés près de l’axe optique, un tracé géométrique symbolique suffit, dans lequel on ignore la présence du diaphragme et des montures des lentilles. En plus de la distance focale, il suffit de uniquement de connaître l’écart entre les plans principaux H et H’ du système. Ce tracé purement géométrique est valable pour un système centré quelconque, même totalement dissymétrique.

F et F’ sur l’axe optique. Pour mener à bien le tracé, on peut prolonger les plans principaux autant que l’on veut de part et d’autre de l’axe optique, et tracer des rayons aussi inclinés que l’on veut, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes vu le domaine de validité de l’approximation de Gauss ! Bien entendu ce tracé géométrique, le tracé de rayons dans l’approximation de Gauss, n’a qu’une utilité très limitée pour l’ingénieur qui conçoit les objectifs, mais il reste néanmoins d’un grand intérêt pour le photographe, puisqu’il permet de déterminer la position et la grandeur des images, donc le cadrage possible et la mise au point nécessaire. Fondamentalement, le fait d’utiliser un système optique épais ne change donc rien en termes de projections et de perspectives à ce qui se passe avec un sténopé, du moins si on se restreint à la correspondance entre objets plans et images nettes se formant dans un plan . Dans ce cas particulier, on peut tenir compte très facilement de l’ouverture finie des faisceaux. Tout ceci n’est que théorie amusante mais un peu inutile. Certes, j’ai le plus grand respect pour M.

Gauß, ainsi que pour ces bénédictins de la haute époque de la photogravure analogique qui passaient leurs journées à peaufiner leurs prises de vues de documents plats avec leur banc de reproduction. Mais moi, je ne prends en photo que des scènes ou des personnages réels, qui sont tout sauf plats ! La suite de l’article, espérons-le, va rassurer notre lecteur : ni M. Gauß ni les photograveurs n’ont jamais interdit de photographier des scènes tridimensionnelles pour les réduire en des images planes. Mais pour cela, comme on ne peut tout de même pas échapper à la conjugaison entre deux plans si on veut la netteté absolue, il faudra bien se résoudre à ce que, lors de la prise de vue d’objets en volume, ou de plans étagés en profondeur, une partie de l’image soit plus ou moins défocalisée. 1 Système quasi-symétrique, pupilles aux plans principaux et images défocalisées Passons donc maintenant au problème des images défocalisées dans un système quasi-symétrique. Le centre de ce cercle de défocalisation est situé exactement où on attendrait que se forme une tache-image dans un sténopé, sur un plan de projection placé perpendiculairement à l’axe optique, à une distance arbitraire de part et d’autre du plan d’image nette.

La figure suivante 12 montre l’aspect de l’image d’un carré lorsqu’il y a défocalisation . En effet, l’image défocalisée d’un point de l’objet est obtenue comme la projection conique de la pupille de sortie, le centre de projection étant le point-image net. 2 Système dissymétrique dont les pupilles ne sont plus placées aux plans principaux Lorsque cette condition de symétrie de l’objectif n’est plus réalisée, ce qui est le cas dans les optiques dissymétriques comme les téléobjectifs, rétrofocus ou autres optiques spéciales comme les objectifs télécentriques, les images défocalisées sont affectées d’un grandissement plus complexe à calculer . De plus, même dans une projection entre plans parallèles, une étrange distorsion va apparaître dans les images défocalisées d’une optique où les pupilles ne sont pas placées dans les plans principaux, lorsqu’on incline l’objectif en conservant les plans objet et image bien parallèle. Avec une caméra à sténopé, une lentille mince ou un système optique dans lequel les pupilles sont placées dans les plans principaux, pencher l’objectif entre plans objet et image parallèles n’induit aucune distorsion en trapèze, contrairement à ce qui se passe avec un appareil qui ne peut pas décentrer lorsqu’on le pointe vers le haut ou vers le bas en cadrant, par exemple, une façade verticale. Figure 13: Même si le plan objet est bien parallèle au plan image, l’image projetée d’une sphère posée sur le plan objet est une ellipse d’autant plus allongée qu’on s’éloigne de l’axe optique.

La raison en est que la ligne délimitant la partie visible de la sphère est un cercle de plus en plus incliné par rapport au plan d’appui de la sphère, d’où la déformation en ellipse de ce contour en projection dans l’image. 2 Perspective conique, le rendu de perspective ne dépend que du point de vue Nous nous placerons ici pour simplifier dans le cas d’une optique où les pupilles sont placées dans les plans principaux. Sous cette hypothèse, à la fois les images nettes et les images défocalisées peuvent être construites par le tracé symbolique de l’appareil à sténopé où la détection s’effectue dans un plan. Tous les éléments sont donc maintenant en place pour aborder la question du rôle de la pupille d’entrée dans le raccordement panoramiques d’images, ce qui fera l’objet d’un autre article. Décentrements, bascules et règle de Scheimpflug en petits et moyens formats , E. Un objectif photographique n’est pas une lentille mince !