Etude Biographique Sur Francois Villon: D’Apres Les Documents Inedits Conserves Aux Archives Nationales… PDF

1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge. Université, maître de la faculté des Arts etude Biographique Sur Francois Villon: D’Apres Les Documents Inedits Conserves Aux Archives Nationales… PDF 21 ans, il mène tout d’abord la vie joyeuse d’un étudiant indiscipliné du Quartier Latin. Dans les décennies qui suivent la disparition de Villon, son œuvre est publiée et connaît un grand succès. Très tôt, une  légende Villon  prend forme sous différents visages allant, selon les époques, du farceur escroc au poète maudit.


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Son œuvre n’est pas d’un accès facile : elle nécessite notes et explications. Son patronyme, son année et son lieu de naissance restent sujets à polémique. François de Monterbier, maistre es arts  pour le même crime à la seule modification près sur le nom de la victime  Philippe Sermoise  au lieu de  Chermoye . Auguste Longnon en déduit logiquement que François de Monterbier et François des Loges, dit de Villon, sont la même personne. Par ailleurs, des archives de l’Université de Paris, où François Villon a étudié, un nom ressort : celui de Franciscus de Moult-Corbier, parisiensis, qui apparait aussi sous la forme  Franciscus de Moncorbier . D’après la première lettre de rémission, datée de janvier 1456, l’âge de Villon est de  26 ans et environ , ce qui signifie en principe qu’il avait 26 années révolues, l’expression  et environ  étant alors courante.

Auguste Longnon indique qu’il n’est pas exclu, vu l’imprécision, que Villon ait pu avoir 25 ans. Il est donc possible que François Villon soit né en 1429 ou 1430, et non en 1431. Quant au lieu de naissance supposé, il n’est pas avéré. Aucune autre référence n’étaie cette hypothèse d’une naissance à Paris, qui reste donc sujette à caution. Selon Auguste Longnon, cette strophe peut provenir de l’erreur d’un copiste, être l’œuvre d’un faussaire, etc.

Comme il existe beaucoup de variantes de ce demi-huitain, cette seule référence au lieu de naissance doit être considérée avec scepticisme. Et nous dirions Vilon comme tout le monde, si François Villon ne s’était prémuni contre notre ignorance en faisant rimer son nom avec couillon. Cette église se situe en bordure de la populeuse rue Saint-Jacques, près du collège de Sorbonne, en plein cœur du quartier universitaire. Il se charge de son instruction première puis l’envoie étudier à la faculté des arts de Paris pour qu’il accède au statut privilégié de clerc. L’Université de Paris est alors un véritable État doté de nombreux privilèges.

Ses membres ne peuvent être jugés que par un tribunal ecclésiastique. A peu que le cueur ne me fent ! Dans le quartier de Saint-Benoît, il fréquente des familles de chanoines apparentées à des bourgeois qui exercent des charges dans l’administration des finances, au Parlement et au Châtelet. C’est ainsi qu’il fait connaissance du prévôt de Paris Robert d’Estouteville et de sa femme. Le 5 juin 1455, au soir de la Fête-Dieu, Villon tue un prêtre lors d’une rixe.

Portail du Collège de Navarre orné des statues de Philippe le Bel et Jeanne de Navarre. C’était le plus riche et le plus vaste des collèges parisiens. Il s’étendait en haut de la montagne Sainte-Geneviève. Vers la Noël 1456, Villon et ses complices cambriolent les coffres du Collège.

Villon passe l’année 1456 à Paris. Vers Noël, il gagne Angers pour fuir une maîtresse  qui m’a esté felonne et dure , dit-il dans le Lais. Grâce à la découverte du dossier relatif au vol du Collège de Navarre et à l’interrogatoire de Guy Tabarie, on sait que peu de jours avant son départ, Villon et plusieurs autres malfaiteurs — dont Colin de Cayeux — se sont introduits de nuit dans le Collège de Navarre, en escaladant ses murs, pour dérober 500 écus d’or conservés dans les coffres de la sacristie. Le vol n’est découvert qu’en mars. Les véritables raisons du départ de Villon auraient donc été de fuir la justice et de préparer un nouveau cambriolage. Impossible à vérifier, elle donne toutefois un bon exemple des conjectures suscitées par les nombreuses zones d’ombre entourant la vie du poète.

Le poète ne serait pas un voleur professionnel : il aurait seulement voulu se procurer une somme d’argent pour rejoindre, à Angers, la cour du roi René et devenir poète attaché au mécène. Pour dédommager ses complices de leur pillage parisien imparfait, il leur aurait fait miroiter un cambriolage prometteur à Angers. Après l’arrestation de Tabarie, Villon ne peut plus rentrer à Paris. Il est condamné à mener une vie errante et misérable.

Cet exil va durer près de six ans, pendant lesquels on perd sa trace. Trop vagues, les lieux cités dans le Testament ne peuvent être identifiés. Charles d’Orléans, entouré de ses courtisans, recevant l’hommage d’un vassal. Villon participe, pendant un certain temps, aux activités poétiques de la cour de Blois. En décembre 1457-janvier 1458, ses pérégrinations le conduisent à Blois, à la cour du duc d’Orléans. Petit-fils de Charles V, le prince a alors 63 ans et n’est pas encore père du futur Louis XII.