Exposition sur le Cantique des Cantiques PDF

Michel Conte au piano lors d’un concert privé en 1964. Michel Seunes est né d’un père qui fut membre de la résistance dans son coin de pays pendant la Seconde Guerre mondiale. La mère de Michel, une artiste frustrée d’une carrière, l’a incité dès le jeune âge à se vouer à la musique. De sa Gascogne natale on le retrouve à Paris, en 1945 à l’âge de treize ans pour y étudier le piano et la composition au Conservatoire de Paris puisqu’il en avait le talent et par exposition sur le Cantique des Cantiques PDF d’échapper à sa famille.


Les rouages de la destinée le mènent vers des cours de danse chez Gina Bartissol à Biarritz. Il entre dans le corps de ballet de l’Opéra de Strasbourg, à dix-neuf ans, à temps pour la saison d’été au grand Théâtre de Vichy, en 1951. De Vichy il migre vers Bordeaux où il rencontre Annie Fiedler, première danseuse allemande de la troupe de la ville. Après ce retour à Paris, il rencontre Paul Vervisch, un critique de danse qui le fait évoluer dans le milieu artistique de l’époque. Au début de la vingtaine, il rencontre Cocteau après un rêve prémonitoire au cours de la nuit précédente.

Il est présenté dans le salon de la vicomtesse de Noailles ou règne Leonor Fini autour de 1952. Il rencontre un Charles Trenet qui l’encourage en 1954. Suivent des cours d’orchestration donnés par Maurice Thiriet. Il croise Raoul Jobin à la Maison du Québec à Paris la même année. Autre tournée des salons parisiens où Conte, un habitué, est mis en présence du Prince Alexandre Volynski avec lequel il se lie d’amitié et plus.

Il travaille à l’âge de vingt-deux ans avec Jean Guélis qui dirige la compagnie des Ballets Parisiens et devient le partenaire et l’amant de Geneviève Kergrist, qui venait de quitter l’Opéra Comique. C’est l’époque également de son service militaire comme météorologue. Après quoi il s’embarque sur le navire Homéric au départ du Havre, en 1955. Il débarqua au Québec en octobre 1955 au moment où naissait la télévision à laquelle il imprimera sa marque en signant des chorégraphies innovantes qui prennent en compte le vocabulaire visuel du nouveau médium. Les caméras deviennent des partenaires avec lesquelles il faut danser lorsqu’elles s’allument au rouge. Pleins Feux, une émission de variétés animée par Monique Leyrac dont la diffusion commence en octobre 1964.

Il mettra en scène plusieurs opéras, opérettes et comédies musicales, tant à la télévision que sur les planches. Le chorégraphe et danseur devient donc en quelques années une référence incontournable de la télévision canadienne en matière de danse et il influence directement le milieu en dehors de la télévision. La troupe des émissions de variétés de la télé d’État faisait quant à elle dans le ballet-jazz auquel Conte s’était frôlé lors d’un bref passage préalable dans la troupe de danse d’un des studios de télévision newyorkais. En 1966 il est en tournée européenne de six mois dans les grandes maisons d’opéra au nom du Conseil des Arts du Canada, pour y étudier la mise en scène particulière à cet art et ses techniques de production. En 1966, il enregistre Michel Conte chante Conte, sous étiquette Columbia. Paris, sous étiquette Columbia, en 1967. Voir aussi la discographie de Michel Conte.

Cette tournée radiante, avec retour à Montréal après chaque spectacle a ceci de particulier qu’elle s’effectue dans des églises du Québec, celles dont les curés ont eu l’audace de l’accueillir. C’était la période des cafetans de l’artiste et des cafetans en général. Il se présente dans le saint des saints des églises dans des tenues d’inspiration moyen-orientale dessinées par le couturier montréalais Jacques de Montjoye, un sari indien ou un costume blanc crème. La seconde partie de l’enregistrement se déroula sans anicroche, le costume violet en soie avec de forts reflets et des parements dorés ne posant d’autre problème qu’un ajustement d’éclairage.

On sait que de retour à Montréal à la suite de cet échec, il a eu une école de danse avec un associé, Tom Scott,  Le Studio d’expression corporelle , dans un local prêté par le curé de l’église Saint-Jacques, école qui se déplacera ensuite sur la rue Marianne, dans une église désaffectée. La réalisatrice de Évangéline en quête, Ginette Pellerin, le convaincra à son retour de Tenerife en 1996 de réaliser la trame musicale de ce film produit par l’ONF. Il prépare ensuite Les enfants du ciel, une comédie musicale qu’il présentera en 1977, un spectacle souligné par le lancement simultané d’un disque analogique London Records, sur lequel on retrouve La Source Coule, une chanson qui connaît le succès commercial et dont la partition paraît la même année. C’est en 1980 que Michel Conte parle de son homosexualité. En 1981 il tue Michel Conte et devient  Melki , puis déménage à Tenerife, dans les îles Canaries. Revêtant le personnage de Melki, il animera des émissions de télévision et de radio axées sur les médecines alternatives et les nouvelles thérapies.