Familles : qu’en dit la Bible ? PDF

Cette page est en semi-protection longue. Charles Crozatier, Gutenbergplatz, Mayence : l’imprimeur tient dans la main droite un paquet de caractères mobiles et dans la main gauche la Bible B42. Alors que son invention est considérée comme un événement majeur de la Renaissance, Gutenberg connut une existence difficile. Peter Schoeffer, il perdit en octobre 1455 le procès contre son créancier Fust qui familles : qu’en dit la Bible ? PDF l’atelier avec le matériel et les impressions réalisées.


La Bible ne cherche pas à donner une image « lisse » des relations de couples ou de familles. Au contraire, de l’Ancien au Nouveau Testament, en passant par la Sainte Famille elle-même, elle offre une pluralité de situations familiales, très en phase avec le contexte actuel. En écho aux deux assemblées du Synode des évêques d’octobre 2014 et 2015, le 4e Cahier de l’ABC se propose de revisiter à la lumière des Ecritures les relations familiales de base : que signifie être frère et soeur, époux et épouse, fils et fille, père et mère, beau-père et belle-mère ? A travers les figures de Jacob et de Ruth dans l’Ancien Testament, les généalogies de Jésus et les noces de Cana dans le Nouveau Testament, le parcours suggéré ouvre à des formes de paternité, de filiation et de fraternité en dehors des liens du sang : en fin de compte, ce sont ceux(celles) qui écoutent et pratiquent la Parole qui deviennent les proches de Jésus, et constituent l’Eglise-famille.

Nassau qui lui accorda une pension à vie et le titre de gentilhomme de sa cour. Les lieux de séjour et les activités de Gutenberg, ne sont pas connus entre 1400 et 1420. Il se forme notamment à la ciselure et à la maîtrise des alliages, qui constitueront les bases de son futur métier, lui permettant de concevoir des caractères d’imprimerie résistants et reproductibles à l’infini. Le concile de Bâle débuté en 1431 rassemble de nombreux intellectuels et universitaires dont les écrits ont besoin d’être reproduits, ce qui conduit au développement de moulins à papier. Rentré dans sa ville natale de Mayence en 1448, Johannes Gutenberg y poursuit ses recherches et, deux ans plus tard, persuade le riche banquier Johann Fust de l’aider à financer son projet. 300 florins par an pour les frais généraux. Il devient de fait son associé.

En homme d’affaires avisé, Fust rédige un contrat particulièrement contraignant pour Gutenberg. Pour espérer des revenus suffisants, Fust et Gutenberg doivent choisir d’imprimer un livre dont le tirage permettra de couvrir les sommes engagées. La mise au point de la presse prend plus de temps que prévu, les frais courent et les premiers investissements de Fust ne suffisent plus pour financer l’entreprise. En 1454, Fust avance à nouveau huit cents florins pour poursuivre l’impression des Bibles sur vélin et, sans doute par économie, sur papier. Bible de Gutenberg, bibliothèque du Congrès, Washington D. Gutenberg et ses ouvriers, dont Pierre Schoeffer, impriment la Bible en six cent quarante et un feuillets répartis en soixante-six cahiers. Composée à partir de la Vulgate de saint Jérôme, la Bible de Gutenberg est considérée comme l’œuvre la plus techniquement complexe et la plus belle de l’imprimerie de Gutenberg.

Malheureusement pour Gutenberg, l’impression des livres connaît un succès mitigé. Dans l’inventaire de son atelier, les bibles resteront en rayonnage quelque temps. Fust, qui a investi plus de 2 500 florins dans l’entreprise, est furieux contre Gutenberg, car il lui avait promis un succès rapide. Gutenberg refusant de payer — ou ne le pouvant pas — les intérêts et le capital qu’il lui avait prêtés, il décide de porter l’affaire en justice. Fust obtient alors la gestion de l’atelier et la mise en gage de la presse. Il continue l’entreprise d’imprimerie sous son propre nom.