Fidele a l’avenir a l’ecoute du Cardinal Congar PDF

Il fidele a l’avenir a l’ecoute du Cardinal Congar PDF connu en particulier pour ses travaux en ecclésiologie et en œcuménisme. Après son service militaire en 1925, il entre au noviciat des dominicains de la province de France, à Amiens, puis effectue ses études de 1926 à 1931 au couvent du Saulchoir, à Kain-la-Tombe, en Belgique, où l’on met l’accent sur l’histoire de la théologie. 1935, il est secrétaire de l’importante Revue des sciences philosophiques et théologiques, fréquente les Jeunes ouvriers chrétiens, puis lance, en 1937, la collection Unam Sanctam aux éditions du Cerf. Il y publie son premier grand ouvrage théologique, Chrétiens désunis.


La fidélité au passé ? Nous croyons savoir ce dont il s’agit. Mais qu’en est-il de l’appel à être fidèle à l’avenir ? Les chrétiens sont-ils toujours conscients de leur responsabilité à cet égard ? Yves Congar (1904-1995), l’un des théologiens les plus importants du XXe siècle, s’est toujours montré attentif à cet appel. Son sens de l’avenir, sa conviction qu’il se passe réellement quelque chose dans l’histoire, l’ont conduit, en véritable sourcier, à remettre en valeur des pans oubliés de la tradition chrétienne, notamment ceux qui valorisent la personne. Homme profondément enraciné, d’une vaste culture historique, il savait que la tradition n’est pas répétition, mais inventivité et créativité. L’urgence des réformes qu’appelle un monde en mutation caractérise nombre de ses écrits ainsi qu’un sens aigu de la catholicité, c’est-à-dire le sens d’une Église qui n’est pas sectaire, mais qui vit et pense «selon le tout». Lorsqu’il réfléchit à l’autorité et à son exercice, Yves Congar ne pense pas à un pouvoir bridant les libertés. Tout attaché à retrouver le spécifique chrétien, il décrit une réalité qui est au service de la croissance où l’attention à l’inconnu, à l’imprévisible joue un rôle de premier plan.

L’étude de ces quatre thèmes – tradition, réforme, catholicité, autorité – constitue le coeur de ce livre et permet d’entendre la voix d’Yves Congar. Une voix essentielle pour notre temps : celle d’une audacieuse fidélité.

Frère Émile est frère de la communauté de Taizé. Il a rencontré à plusieurs reprises le père Congar lors des fréquents séjours de ce dernier à Taizé. Il a publié : Nul n’est plus proche que l’Autre (Les Presses de Taizé, 1986) et collaboré à divers ouvrages sur Taizé.

Mobilisé en 1939 et fait prisonnier par les Allemands, Yves Congar reste dans un camp de prisonniers de guerre de 1940 à 1945, où il tient des conférences pour lutter contre l’idéologie nazie. De retour de captivité, il reprend l’enseignement d’ecclésiologie au Saulchoir, cette fois-ci à Étiolles, près de Paris. Il publie de nombreux articles, des articles d’actualité dans la revue Témoignage chrétien ou des articles sur la place du laïcat au sein de l’Église. Congrès mondial pour l’apostolat des laïcs, en 1951.

Il a un mépris particulier pour le mariologue Gabriele Maria Roschini, O. Marianum, ainsi que pour le père Carlo Balić, O. Sapinière ayant été officiellement dissoute en 1921. 1952, Congar doit présenter à la censure ses moindres textes et comptes rendus. Ce n’est qu’à partir de 1960 que son horizon se dégagera peu à peu. Il y tient son journal, qui sera publié en 2002.