Former l’esprit critique : Tome 2, Une étude à travers les différentes disciplines PDF

Ce courant se former l’esprit critique : Tome 2, Une étude à travers les différentes disciplines PDF d’une part à la théosophie de Blavatsky et d’autre part aux courants du rosicrucianisme moderne. On y retrouve des éléments empruntés au bouddhisme, à l’hindouisme, au christianisme. Elle présente, du point de vue scientifique, les caractéristiques d’une pseudo-science : rejet de la notion de réfutabilité, de la science contemporaine et du matérialisme qui en est le fondement épistémologique.


Développer l’esprit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, une composante essentielle de l’enseignement. C’est l’autre face de l’exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit apprendre à s’appliquer à lui-même autant qu’aux autres. Après le succès du tome 1 Former l’esprit critique, Pour une pensée libre, l’auteur nous montre dans cet ouvrage que la formation de l’esprit critique est possible dans toutes les disciplines – littéraires comme scientifiques – et quel que soit l’âge des élèves. Découpé en 16 chapitres, cet ouvrage fourmille d’exemples et de cas concrets pour que les enseignants de la maternelle au secondaire exercent l’esprit critique de leurs élèves : en géographie, français, sciences, arts plastiques,… Gérard De Vecchi nous apprend à aller plus loin que les idées toutes faites et à s’émanciper des croyances. Les enseignants trouveront dans ce livre des conseils et idées pour mobiliser la curiosité de leurs élèves. Un livre résolument simple et pratique qui démontre avec brio que l’esprit critique c’est pour tous et tout le temps !

Steiner, qui s’oppose notamment à Kant au sujet du matérialisme en sciences, défend l’idée que sa  science de l’esprit  serait celle de l’immatériel. En 1804, Schelling écrit que  la construction de l’organisme humain, vu comme pure image de la pure identité, serait l’objet d’une science propre, qui n’existe pas encore, et qui devrait s’appeler  anthroposophie , quelque chose de tout différent de ce qu’on a jusqu’à ce jour appelé anthropologie. Le fils du philosophe Fichte, Immanuel Herrmann Fichte, écrit dans son Anthropologie :  Le but final de l’anthropologie est une soi-connaissance fondamentale de l’être humain, qui repose uniquement dans la reconnaissance complète de l’esprit. En 1872, Gideon Spicker mentionne lui aussi l’ anthroposophie  :  Si nous avons affaire, dans la science, à la connaissance des choses, la philosophie s’occupe au contraire de la connaissance de cette connaissance, et c’est ainsi que l’être humain étudie l’être humain lui-même et que le but le plus élevé de la philosophie est la connaissance de soi ou anthroposophie. Rudolf Steiner revendique un autre sens à ce terme :  L’interprétation correcte du mot  anthroposophie  n’est pas  sagesse de l’homme  mais  conscience de son humanité , c’est-à-dire : développer sa volonté, lier connaissance et expérience, vivre le destin de son temps afin de donner à son âme une orientation de conscience, une Sophia.

Rudolf Steiner, occultiste fondateur de l’anthroposophie. Les origines de l’anthroposophie sont à retrouver dans la branche ésotérique du romantisme allemand. Durant la décennie qui suit, il écrira dans divers journaux, notamment pour le Literarischer Merkur ou le Magazin für Literatur. La source documentaire principale concernant l’enfance de Steiner est son ouvrage Mon chemin de Vie, traduit en français par Autobiographie. Cet ouvrage, composé à la fin de sa vie entre décembre 1923 et mars 1925, met l’accent sur le cheminement intérieur qui l’a conduit à développer l’anthroposophie. Rudolf Steiner aurait eu ses premières expériences spirituelles dès l’âge de sept ans.

La première phase de développement de l’anthroposophie est donc d’abord philosophique. Durant cette période, il se préparera à éditer les œuvres de Nietzsche, après l’avoir rencontré peu de temps avant sa mort, et se plonge dans son œuvre. Rudolf Steiner essaie de montrer que les facultés de connaissance de l’être humain ne sont pas limitées en soi et qu’elles peuvent être élargies à l’infini. L’axe controversé de sa conception se condense sur la question de la nature de la pensée. Steiner revient encore et toujours sur la question de la nature de la pensée. Pour lui, on ne peut déterminer ce qu’est la science et comment elle doit procéder, si la clarté n’est pas d’abord faite sur la nature de la pensée. La nature de la pensée et de l’être humain étant ainsi de nature spirituelle ou supra sensorielle.

Lorsque Rudolf Steiner intégrera la Société théosophique, il commencera à développer sa conception spiritualiste dans les directions les plus diverses, mais toujours en lien avec des questionnements spirituels : la mystique allemande, le christianisme, les grands textes de la tradition spirituelle de l’humanité. Il publiera des articles où il expose ce qu’il dit être ses visions de temps passés de l’humanité. Il y décrit par exemple ce qu’il considère comme des civilisations antérieures de l’humanité comme l’Atlantide ou la Lémurie et qu’il aurait pu contempler par sa vision intérieure. La phase anthroposophique proprement dite commence alors que Rudolf Steiner quitte la société théosophique. Il rédige alors un ouvrage dont la teneur change considérablement d’approche.

Le livre ne sera jamais achevé et devait être intitulé Anthroposophie. Il sera publié sous sa forme incomplète sous le titre Anthroposophie, un fragment. Tout d’abord de l’art, du théâtre, puis la construction d’un bâtiment monumental qui deviendra le Goetheanum. Ainsi, l’anthroposophie se manifeste dans des travaux visibles, des  mises en pratique . Cela continue à travers les conceptions de Steiner concernant l’organisme social, qu’il commence à développer en 1917, en Allemagne, alors que la guerre tardait à prendre fin.

Puis viendront les projets de groupes de médecins pour créer une médecine anthroposophique, des projets d’entreprises, d’organismes bancaires, de pharmacopée. La communauté des chrétiens, et les demandes des agriculteurs conduiront à créer l’agriculture appelée aujourd’hui  biodynamique . 1902-1909 : Naissance de la  science de l’esprit . 1910-1913 : Construction du Goetheanum et détachement de la théosophie. 1924 : Le mouvement devient mondial, suite à la fondation de la Société anthroposophique universelle. C’est dans le concept d’organisme tel que Goethe l’avait appréhendé que Steiner voyait l’apport central et novateur de sa démarche.

C’est durant cette période, alors qu’il publie les oeuvres scientifiques de Goethe, que Steiner va rédiger son premier livre. En effet, contrairement aux philosophes de son époque, pensons notamment à Hegel ou Schiller dans sa phase tardive, Goethe n’a pas formulé de système conceptuel pour expliquer sa démarche. Steiner a toujours considéré que cet ouvrage constituait la première pierre de l’épistémologie sur laquelle il se fondera durant sa vie, même s’il la complétera par la suite. L’expérience est ce qui se présente au sujet connaissant avant tout jugement:  Nous vouons éviter l’erreur d’attribuer d’emblée une propriété au donné immédiat Nous désignons même carrément l’expérience comme ce à quoi notre penser n’a absolument aucune part. L’étape suivante s’intéresse au  penser :  Au sein du chaos incohérent de l’expérience, nous trouvons un élément qui, tout en étant d’abord aussi un fait de l’expérience, nous mène au-delà de l’incohérence.

En tant que fait d’expérience, le penser occupe déjà, au sein de l’expérience, une position d’exception. Du point de vue de cette théorie de la connaissance, le  penser  fait aussi partie de l’expérience. En posant le  penser  comme une expérience au sein de l’expérience, deux termes normalement séparés sont réunis. Habituellement, notamment dans la tradition remontant à Kant, le penser est placé face à l’expérience et reste ainsi séparés l’un de l’autre.

Tout ce que nous pouvons percevoir, et dont nous pouvons parler, n’est que manifestation de l’idée. Cette approche peut être aussi qualifiée d’holistique, car elle cherche toujours à retrouver le tout dans les parties. C’est ainsi que le Professeur Jean-Marie Pelt déclare: L’anthroposophie s’inscrit dans ce courant de pensée remontant à Goethe et qui est un courant de pensée holistique qui envisage les choses dans leur totalité et non en les segmentant. L’évolution du discours de Steiner au cours de sa vie conduit certains commentateurs à contester le lien entre les exposés philosophiques et épistémologiques du jeune Steiner et ses écrits ultérieurs dans le carde de la théosophie et de l’anthroposophie.

Une autre description de l’anthroposophie confirme ce lien: La science de Goethe, cependant, correspondait assez bien avec le point de vue de Steiner. Comme Goethe, Steiner croyait qu’il fallait comprendre un monde vivant, un monde entier plutôt qu’un monde mort, disséqué. Et comme Goethe, Steiner croyait en un monde spirituel qui interpénétrait le physique. Sans l’adaptation de la morphologie de Goethe et de la théorie du développement de Haeckel, la cosmogonie de Steiner, telle que conçue dans sa Science de l’occulte, n’aurait pas été possible.