François et l’Itinéraire PDF

La joie de l’Evangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Avec Jésus Christ, la joie naît et renaît toujours . Dans le magistère du Pape François, l’incipit d’Evangelii gaudium résonne avec une vitalité surprenante : il nous tourne vers ce mystère merveilleux de la Bonne Nouvelle qui, accueilli dans le cœur de la personne, en transforme la vie. La Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique propose de réfléchir sur le temps de grâce qu’il nous est donné de vivre, françois et l’Itinéraire PDF invitation spéciale que le Pape adresse à la vie consacrée.


Saint François recevant les stigmates est l’une des oeuvres les moins connues de Van Eyck. Sa représentation de François au mont Alverne diffère profondément de celle de Giotto. Se pourrait-il que le peintre de l’Agneau mystique se soit inspiré et nourri de L’Itinéraire de l’âme vers Dieu de saint Bonaventure qui médita la vision du Séraphin crucifié et vit dans les six ailes la figure d’un chemin vers la Sagesse, la Paix ? L’Itinéraire – et, en particulier, par la place qu’y tient l’analogie, clef du symbole et du symbolisme – éclaire la peinture de Van Eyck : génie spirituel. L’oeuvre du peintre est un miroir de l’invisible ; et l’analogie, jusqu’en son dépassement, un chemin de l’esprit vers Dieu. Ce lien entre Jan van Eyck et saint Bonaventure n’avait jamais été proposé. Il apparaît essentiel. Il montre chez le peintre une théologie de la lumière comme chez le philosophe mystique une pensée de l’art et de la beauté, une esthétique. Entre frère Léon, témoin plongé dans le sommeil comme les disci­ples à Gethsémani, et saint François, qui contemple le Christ, et porte les plaies du Christ, un chemin se dessine, un Itinéraire.

Accueillir ce magistère, c’est renouveler son existence suivant l’Evangile, non selon une radicalité comprise comme modèle de perfection et souvent de séparation, mais dans l’adhésion toto corde à l’événement de la rencontre salvifique qui transforme la vie. Il s’agit de tout quitter pour suivre le Seigneur. Non, je ne veux pas dire radical. La radicalité évangélique n’appartient pas seulement aux religieux: elle est demandée à tous. Dans la finitude humaine, les limites et les soucis quotidiens, les consacrés et consacrées vivent la fidélité. Lorsqu’ils donnent raison de la joie qui les habite, ils deviennent un splendide témoignage, une annonce efficace, une compagnie et une proximité pour les femmes et les hommes qui habitent avec eux l’histoire et cherchent l’Église comme la maison paternelle. Les suggestions qui nous viennent de l’écoute de la parole du Pape sont nombreuses, mais ce qui nous interpelle particulièrement, c’est l’absolue simplicité avec laquelle il propose son magistère, se conformant à l’authenticité désarmante de l’Evangile.

Parole sans glose, répandue avec le geste large du bon semeur qui, confiant, ne fait pas de discrimination entre les terrains. Cette Lettre trouve sa raison d’être dans cette invitation et souhaite entamer une réflexion partagée, tout en s’offrant comme simple moyen pour une confrontation loyale entre Evangile et Vie. Le Dicastère introduit ainsi un itinéraire commun, lieu de réflexion personnelle, fraternelle, en institut, et en chemin vers 2015, année que l’Église dédie à la vie consacrée. Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle, vous tous qui l’aimez, soyez avec elle dans l’allégresse, vous tous qui avez pris le deuil sur elle. A cette vue, votre cœur sera dans la joie et vos membres reprendront vigueur comme l’herbe.

La main du Seigneur se fera connaître à ses serviteurs . Ecriture sainte veut exprimer une multiplicité d’expériences collectives et personnelles, liées en particulier au culte religieux et aux fêtes, pour reconnaître le sens de la présence de Dieu dans l’histoire d’Israël. On trouve dans la Bible au moins treize verbes et substantifs différents pour décrire la joie de Dieu, celle des personnes et même celle de la création, dans le dialogue du salut. Pour l’Ancien Testament, c’est dans les Psaumes et le livre du prophète Isaïe que se trouvent les occurrences les plus fréquentes. Avec une diversité linguistique créative et originale, on y est invité à la joie, joie de la proximité de Dieu, joie pour tout ce qu’il a créé, joie pour toute son œuvre. Ils visent d’habitude une exultation totale, qui embrasse le passé et le futur.