Gorgias de Platon PDF

Platon et ses dialogues : Page d’accueil – Biographie – Œuvres et liens vers elles – Histoire de l’interprétation – Nouvelles hypothèses – Plan d’ensemble des dialogues. Ci-dessus : portrait de Platon d’après un original sculpté par Silanion vers 370 avant J. Platon est probablement l’un des plus grands philosophes de tous les temps, sinon le plus grand. Et pourtant, il était l’un des premiers philosophes, du moins dans la tradition philosophique gorgias de Platon PDF qui naquit en Grèce quelques centaines d’années avant J.


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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Gorgias est un dialogue écrit par Platon. Deux thèses s’affrontent : celle de Gorgias, sophiste qui enseigne la rhétorique et considère que  l’art de bien parler  est le meilleur de tous les arts exercés par l’homme, contre celle de Socrate, qui dénonce la rhétorique comme un art du mensonge. Polos : Rhéteur sicilien d’origine, disciple de Licymnios de Chios et sectateur de Gorgias. Chéréphon : Disciple et ami de Socrate.

Calliclès : Hôte de Gorgias, récemment engagé en politique. Il incarne le type de public qui compose la clientèle des sophistes. C’est un personnage sujet à caution, vraisemblablement inventé par Platon, bien que certains éléments notamment ceux montrant qu’il a eu des liens avec des personnes connues de Platon pourraient laisser penser qu’il a vraiment existé. Le préambule au dialogue se passe devant la maison de Calliclès. Socrate et son compagnon Chéréphon, rencontrent Calliclès, ami du sophiste Gorgias qui vient de donner une leçon, vraisemblablement dans un gymnase. Calliclès propose à Socrate de s’entretenir avec Gorgias, chez lui, mais Socrate lance tout de suite le discours dans une organisation dialectique, désireux de l’interroger sur sa pratique, sur  ce qu’il est , sur le modèle de l’artisan i. Celui-ci lui répond qu’il est orateur et maître de rhétorique.

Socrate, selon sa fameuse exigence qui consiste à rechercher la nature des choses, l’essence se cachant derrière le mot, va demander à Gorgias, représentant de la rhétorique, une définition de son art. Gorgias rencontre les plus grandes difficultés à lui répondre. Il affirme que la rhétorique est l’art des discours. Socrate demande sur quoi portent ces discours.

Cependant, la définition de la rhétorique n’avance pas. Socrate demande alors à Gorgias, au nom de l’assemblée présente si la rhétorique relève d’un savoir précis et technique nécessitant un spécialiste en la matière ou si c’est une pratique qui ne se limite pas à un domaine bien précis, mais peut répondre à n’importe quelle question, cherchant par là à savoir si la rhétorique est un art ou un savoir-faire technique, un atout ne nécessitant aucun savoir précis. Socrate s’interroge aussi sur les thèmes abordés par la rhétorique – à savoir si elle se limite au juste et à l’injuste et si elle peut tout traiter. Enfin, il lui demande quel bien apportera Gorgias à ceux qui suivront son enseignement de rhétorique et deviendront ses disciples. Il veut juger la pratique de l’orateur en termes de bien ou de mal, de beau ou de laid, de juste ou d’injuste. Polos, qui va prendre le relais pour défendre la rhétorique, exaspéré que son maître Gorgias se laisse berner par les questionnements de Socrate, qui pointe les incohérences de son discours et son incapacité à définir la rhétorique et à prouver qu’il s’agit d’un art, va continuer sur le thème de toute-puissance de la rhétorique si divine.

Il affirme que l’orateur est libre car il fait ce qu’il veut. Si l’orateur est mauvais, ce n’est pas l’action de sa volonté qui est choix libre, rationnel et réfléchi, mais l’effet d’une envie déraisonnable qui n’a pour source que l’ignorance du bien et la passion qui trouble l’âme de l’homme irrationnel. De Pindare :  la loi est la reine des mortels et des immortels. Elle traîne après elle la violence d’une main puissante, et elle la légitime.

Chacun s’applique aux choses où il excelle, Y consacrant la meilleure partie du jour, Afin de se surpasser lui-même. La même pièce d’Euripide, paraphrasée :  Tu négliges ce qui devrait faire ta principale occupation, et tu avilis dans un rôle d’enfant une âme aussi bien faite que la tienne. Tu ne saurais proposer un avis dans les délibérations relatives à la justice, ni saisir dans une affaire ce qu’elle a de plausible et de vraisemblable, ni suggérer aux autres un conseil généreux. D’Épicharme :  seul à dire ce que deux hommes disaient auparavant. Dans une dernière étape, Socrate continue seul et s’engage dans une plaidoirie mythique de sa vision de la seule vie acceptable, selon Minos, Rhadamanthe et Éaque dans l’Odyssée d’Homère, une vie tout entière consacrée à la recherche du bien.

Socrate est mort la même année qu’Archélaos Ier. Enfers, les Danaïdes sont condamnées à remplir éternellement des jarres percées. Ce châtiment est devenu proverbial, et est resté célèbre par l’expression du  Tonneau des Danaïdes , qui désigne une tâche absurde, sans fin ou impossible. Paris, Mille et Une Nuits, 1996, 72 p.