Himalaya – Tibet : Le Choc des continents PDF

Asie du Sud qui himalaya – Tibet : Le Choc des continents PDF la majeure partie du sous-continent indien. L’Inde est un foyer de civilisations parmi les plus anciennes du monde, la civilisation de la vallée de l’Indus s’y est développée dès 3000 av. Le sous-continent indien a abrité de vastes empires et est présent sur les routes commerciales dès l’Antiquité.


Les hautes terres d’Asie, de l’Himalaya à la Sibérie, constituent une formidable mosaïque géologique, formée de l’assemblage de fragments continentaux issus de la dislocation d’un ancien continent unique, la Pangée, puis rassemblés à nouveau au gré de collisions successives. La dernière en date, celle qui a amené l’Inde au contact du reste de l’Eurasie, voilà près de 50 millions d’années, s’est accompagnée de déformations intenses. Les reliefs exceptionnellement imposants et vigoureux des hautes chaînes d’Asie en témoignent. La collision continue : un gigantesque réseau de failles s’étend jusqu’au lac Baïkal, déforme les reliefs, générant des séismes destructeurs. Poussés par l’Inde, des fragments de continents se soulèvent, d’autres s’échappent latéralement. Mosaïque géographique aussi, issue des bouleversements géologiques et des interactions avec un climat particulier, marqué par les Moussons au sud, par l’aridité au nord, qui résulte de la distribution des continents et des reliefs. Des régions chaudes et humides du piémont Himalayen, aux déserts de l’Asie centrale, se succèdent une extraordinaire diversité de paysages et de milieux écologiques. L’Himalaya, au front de ce dispositif, opère un raccourci saisissant : en moins de 200 km, les versants montagneux définissent autant de milieux écologiques qui, en l’absence de relief, s’étaleraient, avec moins de diversité, en un dégradé monotone des régions tropicales aux régions polaires. Les hommes vivant dans ces régions ont intégré les éléments naturels dans leur mode de vie, leurs cultes et croyances. Tandis que les régions du sud-est asiatiques subissent bienfaits et méfaits des moussons, l’Asie centrale, isolée par les reliefs du pourtour du plateau tibétain, étale ses terribles déserts. Les routes de la soie, voies de commerce et d’échanges culturels, y cheminaient d’oasis en oasis. Un dialogue fécond s’est s’établi entre les spécialistes des disciplines variées qui se sont penchés, ensemble, sur ces chocs de continents, de climats et de cultures. Nous voyons alors se dessiner une vision de notre planète encore plus globale que celle qu’offre la Tectonique des plaques, puisqu’elle intègre les enveloppes fluides, et l’impact de la géologie sur la vie.

L’Inde devient indépendante en 1947 après une lutte marquée par la résistance non-violente du Mohandas Karamchand Gandhi. En 2017, l’économie indienne est la sixième du monde en PIB nominal et la troisième en PIB à parité de pouvoir d’achat. Le nom du pays  Inde  est dérivé de la version en vieux persan,  hindu , du mot sanskrit  Sindhu , l’appellation du fleuve Indus en sanskrit. Un troisième nom,  Hindustan  ou  Hindoustan  écouter le mot est employé depuis la période de l’Empire moghol et est encore utilisé aujourd’hui par les Indiens dans le langage courant. Le climat indien est un climat de mousson tropical semi-aride et chaud.

Cette saison représente la saison la plus douce de l’année où les températures sont similaires à celles de la saison des pluies. Le temps est très nuageux et non pluvieux. Le système des castes, créant une hiérarchie entre les prêtres, les guerriers et les paysans libres, mais en excluant les indigènes en déclarant leurs occupations impures, aurait émergé à cette période. L’émergence de l’urbanisation et des orthodoxies religieuses pendant cette période est à l’origine des mouvements de réforme religieuse que sont le bouddhisme et le jaïnisme qui deviennent tous deux des religions indépendantes. On a longtemps pensé que l’empire contrôlait la totalité du sous-continent à l’exception de l’extrême sud, mais il apparaît que ses régions les plus importantes étaient probablement séparées par de grandes zones autonomes. La littérature sangam en tamoul révèle qu’entre 200 av.