Hindustani Raga Sangita : Mécanismes de base de la musique classique du nord de l’Inde PDF

Si la musique instrumentale ou vocale hindustani Raga Sangita : Mécanismes de base de la musique classique du nord de l’Inde PDF bien souvent liée à la danse en Inde, elle n’est en revanche guère liée au théâtre, contrairement aux autres musiques asiatiques de l’aire bouddhiste. Le mécénat est très développé en Inde, permettant l’accès à la musique à toutes les couches de la société.


Depuis les années 1960, la musique de l’Inde du Nord connaît en Occident un engouement jamais démenti. En la débarrassant de ses habits d’exotisme, Patrick Moutal a été l’un des premiers auteurs de langue française à rédiger en 1987 un ouvrage de vulgarisation, à la fois éclairé et simple d’accès. Introuvable depuis une quinzaine d’années, le  » petit livre rouge  » reparaît aujourd’hui, dans une nouvelle édition revue et augmentée. Ce bréviaire de la musique classique de l’Inde du Nord offre des clefs pour la compréhension du raga : éléments constitutifs, élaboration, développement dans les différents genres et styles d’interprétation, cycles rythmiques. Il propose également des outils pratiques pour la fabrication de thèmes et de métriques. Un véritable  » comment ça marche  » de la musique hindoustanie ! Emaillé d’illustrations et pourvu d’une abondante discographie, il s’adresse aussi bien au musicien praticien qu’au mélomane.

De la même manière, l’enseignement traditionnel sous forme de relation privilégiée entre maître et disciple reste gratuit. Selon la mythologie indienne, la musique a une origine divine : c’est par le son que le dieu Brahmâ a créé l’univers. Les hymnes du Rig Veda étaient chantés en utilisant trois notes principalement, formant ainsi le Sâma Veda. Nâtya-shâstra du Muni Bharata, est un ouvrage traitant de danse, de théâtre et de musique. Néanmoins, la musique ancienne n’est jamais écrite. C’est un art qui se transmet par la mémoire entre maîtres et disciples par exemple à l’intérieur de familles dans des castes de musiciens.

Depuis les temps les plus anciens, la musique a toujours eu en Inde une double vocation : l’une destinée au temple et aux dieux, l’autre réservée au divertissement et aux démons. Cette dichotomie a séparé les instruments et les musiciens de manière radicale, jusqu’à créer des castes spécifiques. Au long des siècles, divers styles ont tenté de combler ce fossé, aujourd’hui amoindri. Avec le temps, et les influences extérieures, la musique savante indienne s’est scindée en deux aires géographiques, jouant certes une musique similaire, mais de manière fort différente. Au Sud, la musique carnatique s’est développée, se distinguant de la musique de temple et s’intégrant de plus en plus à la danse bharata natyam. Mise à part la voix, l’instrument roi est la vînâ, accompagnée par le mridangam.