Histoire, 1re. Livre de l’élève PDF

Le pont de l’île de Ré est situé en Charente-Maritime et a été ouvert à la circulation le 19 mai 1988. Il va du lieu-dit La Histoire, 1re. Livre de l’élève PDF, proche du port de La Pallice au nord-ouest de La Rochelle, à la pointe de Sablanceaux à Rivedoux-Plage à l’est de l’île de Ré. Il détient aujourd’hui le record du deuxième plus long pont de France derrière le pont de Saint-Nazaire.


Sa construction a été décidée à la suite de l’augmentation exponentielle du trafic des bacs entre La Pallice et Sablanceaux. C’est l’entreprise Bouygues qui a été choisie pour la réalisation de l’ensemble. Lors de l’élaboration du projet, des voix se sont élevées contre l’idée de relier l’île au continent par un pont, et ont œuvré jusqu’au bout pour enterrer le projet. Aussi, lorsque les travaux ont débuté, un recours a été déposé au tribunal administratif. Charles-Étienne Perrier, et Michel Placidi coordonnait l’ensemble de cet ouvrage complexe. La technique mise en œuvre est la méthode de construction en encorbellement par voussoirs préfabriqués, permettant au pont de progresser de plus de 20 mètres par jour. Achevé relativement rapidement en 23 mois à peine, il a été inauguré le 19 mai 1988.

La grue  poutre de lancement  de manipulation des voussoirs mesurait 285 m de long. Elle fut détruite sur l’île à la fin des travaux. Un des 796 voussoirs du pont dont les formes varient suivant leur position. Le jour de la pose du dernier voussoir le 15 février 1988, côté île. Le pont de l’Île de Ré est constitué de six viaducs distincts reliés entre eux par des joints de chaussée.

L’ensemble de l’ouvrage présente un rayon de courbure horizontale de 5 000 mètres. Ils sont constitués au total de 29 travées s’appuyant sur un ensemble de 28 piles. Il y a 23 travées de 110 mètres de long, encadrées de travées de longueurs variables de part et d’autre. Les piles du pont sont prévues pour résister au choc des plus gros navires lancés à pleine vitesse pouvant passer sous l’ouvrage. L’élévation du pont, à savoir la coupe de l’ouvrage dans son axe longitudinal, est représentée ci-après. Ce schéma a été établi d’après les plans de l’ouvrage détenus par le Conseil général de Charente-Maritime. Le tirant d’air au point le plus haut, à savoir la distance entre la ligne d’intrados du pont et la ligne des plus hautes eaux, est de 30 mètres sur 4 passes navigables entre ses piles.

Le pont a nécessité pour sa construction 50 000 m3 de béton, 6 000 tonnes d’acier et 796 voussoirs pesant de 80 à 130 tonnes. Le trafic initialement prévu était évalué à 10 000 véhicules par jour en basse saison et 25 000 véhicules par jour les mois d’été. La barre des 2 millions a été dépassée en 1996, et celle des 2,5 millions en 2000. Jusqu’au 1er janvier 2004, la traversée du pont était soumise à un péage. Les résidents secondaires, les travailleurs non insulaires ou saisonniers disposaient alors d’un accès à un tarif réduit. Seuls des usagers n’entrant dans aucune de ces catégories payaient un tarif plein. Les piétons et les vélos bénéficient de la gratuité depuis le début.

Cependant, à l’approche de l’échéance menant à la suppression du péage prévue pour 2012, une majorité de Réthais et certains résidents issus du continent s’opposèrent à cette éventualité, craignant que la gratuité du passage n’aggrave l’afflux massif d’automobiles appartenant à des promeneurs et vacanciers venant du continent. En effet, avant 2012, l’île était déjà sur-envahie par la circulation automobile principalement durant les week-ends de chassé-croisé important. Les véhicules sont répartis en cinq catégories disposant chacune d’une tarification différente. La gratuité reste appliquée pour les piétons, les vélos et motos inférieures à 50 cm3.

Depuis 2008 avait été testé, auprès de certains insulaires volontaires utilisant le pont quotidiennement, un procédé de télé-badge et de reconnaissance optique des plaques minéralogiques pour un accès automatique, libérant ainsi le trafic des cabines à péage traditionnelles, procédé abandonné au 1er janvier 2012, avec retour à une carte à lecture optique. En novembre 2013, le Conseil général de la Charente-Maritime, en partenariat avec Vinci Autoroutes diffuse un nouveau télé-badge, le télé-badge Direc’t RP auprès des insulaires. Raccord de dilatation entre deux viaducs. Une telle inspection a été réalisée en juillet 2006 pour les 18 ans du pont par les services de la SNCF.