Histoire D’Un Crime–Deposition D’Un Temoin … PDF

Le 31 janvier 2016, François Hollande accorde une grâce présidentielle partielle à Jacqueline Sauvage, mais la justice refuse sa demande de libération conditionnelle. Le jour du meurtre, Jacqueline Sauvage ne savait pas que son fils s’était donné la mort. Plusieurs attestent que le histoire D’Un Crime–Deposition D’Un Temoin … PDF et le fils étaient en conflit : Sylvie Marot déclare le second jour du procès  Une fois à Noël, mon père et mon frère en sont venus aux mains.


Quand ils en sont arrivés à se disputer, on a tous pris nos enfants et on est partis. Je suis retournée chez mes parents. Un ancien chauffeur témoigne :  Madame Marot est une personne gentille, aimable. Marot était un peu plus rustre. C’était un peu tendu entre le père et le fils. Une des anciennes compagnes du fils, qu’elle a quitté parce qu’il était devenu violent à son tour, raconte :  Pascal mettait son père sur un piédestal.

Les choses finissaient souvent en violence. Mamie et Pascal s’en sont mêlés. Pascal quand il se battait avec son père, c’est quand il avait frappé sa mère ou moi. Sinon, les violences sur Pascal étaient plus morales que physiques. Le Président de la République accepte de lui accorder une grâce partielle le 31 janvier 2016, ce qui permet à la condamnée de déposer une requête de libération conditionnelle avant le délai légal de la moitié de la peine.

Melun dans une famille de huit enfants. En 1966, elle donne naissance à sa deuxième fille, Carole, alors que son mari part faire son service militaire. Il y passe ses permis poids-lourds, ce qui lui permet par la suite de décrocher ses premiers emplois. En 1970, le couple s’installe à Melun, et Jacqueline accouche de sa troisième fille, Fabienne.

Le couple faisait également partie d’une association de chasseurs. Il est à noter que la nature des sévices endurés diffère selon les sexes. Les violences conjugales subies par les hommes sont beaucoup plus souvent physiques que sexuelles, et celles subies par les femmes sont plus souvent sexuelles que physiques. Entre 2010 et 2014, alors que le nombre de femmes tuées par leur conjoint en France oscillait entre 118 et 146 cas par an, celui des femmes reconnues coupables de meurtre sur leur conjoint variait de vingt-trois à vingt-huit cas. Toutefois il est reporté que chacun des vingt-trois cas portait sur le meurtre ou l’assassinat du conjoint, et non pas sur un homicide involontaire. Le chiffre des femmes tuées par leur conjoint eux-mêmes victimes de violences au sein du couple n’est pas précisé par les données officielles. Fin 2015, la légitime défense n’a été reconnue en France que dans un unique cas, celui d’Alexandra Lange.

Lors de la condamnation de Jacqueline Sauvage, il a été rappelé que selon la législation française, la légitime défense n’est admise que si la riposte est concomitante et proportionnée à l’agression préalable. Sauvage affirme avoir été sous l’emprise d’un mari violent, et n’avoir pas pu, pour ce motif, porter plainte contre lui. Selon la journaliste Hélène Mathieu, auteure de La Vérité sur l’affaire Jacqueline Sauvage, Sauvage n’était pas sous son emprise. Elle privilégiait l’entreprise familiale, qu’elle portait à bout de bras, et l’image qu’elle donnait à l’extérieur. Il indique également que sa personnalité  s’est construite autour d’une facilité relationnelle et affective qui s’est traduite par une difficulté d’autonomie affective. Après tirage au sort, le jury populaire se compose de trois hommes et trois femmes, avec deux jurées suppléantes.

Jacqueline Sauvage est accusée de meurtre avec préméditation. Jacqueline Sauvage et ses filles affirment avoir été sous l’emprise d’un mari et père violent, et ne pas avoir pu, pour ce motif, porter plainte contre lui. L’avocate générale explique que l’accusée n’était pas une femme soumise, et que son caractère lui permettait de se rebeller. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. L’ancienne compagne de son fils confirme que, dans ces cas-là, elle allait faire les courses à sa place. Certains des témoins n’ont pas assisté aux violences du mari envers sa femme. Lors de la seconde journée, l’ancienne compagne de Pascal Marot indique en revanche avoir été frappée par Norbert Marot, et que son compagnon devenait violent lorsque son père tapait sur elle ou sur sa femme.

Le troisième jour du procès Jacqueline Sauvage prétendra que son mari  est venu me chercher. Il m’a tirée par les cheveux. Il m’a fichue par terre et frappée violemment  puis que  J’ai été examinée en détention, le 13 septembre On a reconnu que j’avais des coups. Or la présidente du tribunal notera qu’à part un coup à la lèvre  Non.

Il n’y a pas d’autres traces de violences. Cela sort de votre imagination, on a pas de traces de coups. Une autre voisine indique, lors du procès en appel, avoir retrouvé Jacqueline Sauvage apeurée, tétanisée et ensanglantée dans une voiture, refusant de rentrer chez elle, mais obligée de le faire par son mari. Elle indique avoir à plusieurs reprises  trouvé madame Marot dans des états, très esquintée du visage. Un ancien camarade du père indique s’en être éloigné après avoir constaté qu’il se livrait à des attouchements sur ses filles :  Il avait un comportement étrange avec ses filles.