HISTOIRE D’UNE BOUCHEE DE PAIN.LETTRES A UNE PETITE FILLE SUR LA VIE DE L’HOMME ET DES ANIMAUX. PDF

Pigüé est une ville de la province de Buenos Aires, en Argentine. Elle est située dans la Pampa, à 584 km au sud-ouest de Buenos Aires. Le HISTOIRE D’UNE BOUCHEE DE PAIN.LETTRES A UNE PETITE FILLE SUR LA VIE DE L’HOMME ET DES ANIMAUX. PDF y est encore parlé par quelques personnes âgées, ou lors des échanges avec la France. Dans les années 1990, un programme visant à promouvoir le français a été lancé mais les répercussions ne sont pas réellement visibles aujourd’hui.


L’occitan lui, ne compte plus que quelques personnes se souvenant de mots, d’expressions et de chansons. Pigüé, qui signifie lieu de rassemblement en langue mapuche, se situe à l’intersection de deux chaînes de montagne, le Cura Malal à l’ouest et le Bravard à l’est. En 1858, la bataille de Pi-Hué voit la victoire finale des troupes du colonel Nicolás Granada sur les tribus indigènes, dirigées par le légendaire chef Juan Callvucura, qui vivaient sur le sol de ce qui deviendra Pigüé quelque trente ans plus tard. En 1876, la bataille du Cura Malal entre le colonel Salvador Maldonado et le chef Juan José Catriel scelle le destin de la résistance indigène dans la région. Le triomphe de Maldonado entraîne la construction de nombreux forts militaires. En 1878, une décision du gouvernement national ordonne au lieutenant-colonel Plaza Montero de céder 3 000 kilomètres carrés de ses terres dans la zone de Pigüé pour l’établissement de fermes.

Le sous-lieutenant Clément Cabanettes avait été engagé pour assurer l’entraînement et l’instruction de troupes argentines. L’année suivante, il développa la première compagnie téléphonique du pays : El Pan Teléfono — connue aussi sous le nom de la Pantelefonica — mais démissionna pour incompatibilité d’humeur avec ses dirigeants. Cabanettes retourna en Aveyron, où son ami François Issaly avait déjà commencé la promotion de la colonie. Il offrit deux kilomètres carrés de terre arable pour six ans à condition que la moitié de la récolte soit reversée à la communauté. Les colons rouergats, parmi lesquels se trouvent une institutrice, un forgeron, un charron, un curé et un commerçant, commencent à s’installer à Pigüé. Aveyron, ne sont pas adaptées à la pampa, dont le relief, le sol et le climat sont très différents. La deuxième année est encore pire avec une sécheresse de mars à fin septembre.

Cabanettes ne peut rembourser Casey, mais il obtient un sursis d’un an auprès de son ami. Mais douze mois après, Pigüé ne fait toujours pas recette et Casey décide d’abord, comme le contrat le stipule, de se réapproprier toutes les terres. Toutefois, il change d’avis et préfère donner 50 000 pesos de plus à Cabanettes, lui effaçant son ardoise par la même occasion. Pigüé n’aurait jamais vu le jour. En 1898, un groupe de fermiers de Pigüé, mécontents des faibles compensations financières accordées par les compagnies d’assurance de la capitale, décide de s’unir et de devenir leurs propres assureurs, en particulier contre la grêle. C’est ainsi que naît la première coopérative d’Argentine, et même d’Amérique latine. C’est à Pigüé que la première conscription de la République d’Argentine a eu lieu.

Eduardo Casey, homme d’affaires argentin d’origine irlandaise. Numa Ayrinhac, artiste occitano-argentin célèbre pour ses portraits d’Eva et de Juan Domingo Perón, est originaire de Pigüé. L’un de ses portraits dépeint le couple ensemble, ce qui représente une première en Argentine. Il reçoit le 3ème Prix national de poésie en 1971.