Histoire de France – tome 7 Renaissance PDF

Articles détaillés : Éducation au Moyen Âge en occident et Essor des écoles chrétiennes en Occident. En réalité, son capitulaire Admonitio generalis promulgué le 23 mars 789 prend notamment comme décision majeure la restauration d’écoles monastiques ou épiscopales. Leçon dans une université histoire de France – tome 7 Renaissance PDF : un docteur en droit canon et ses élèves.


L’Histoire de France de Jules Michelet préfacée et commentée par Paule Petitier et Paul Viallaneix.
Volume 7

 » Un événement immense s’était accompli. Le monde était changé. Pas un État européen, même des plus immobiles, qui ne se trouvât lancé dans un mouvement tout nouveau […].

Rare et singulier phénomène ! la France arriérée en tout (sauf un point, le matériel de la guerre), la France était moins avancée pour les arts de la paix qu’au quatorzième siècle. L’Italie, au contraire, profondément mûrie par ses souffrances mêmes, ses factions, ses révolutions, était déjà en plein seizième siècle, même au-delà, par ses prophètes (Vinci et Michel-Ange). Cette barbarie étourdiment heurte un matin cette haute civilisation ; c’est le choc de deux mondes, mais bien plus, de deux âges qui semblaient si loin l’un de l’autre ; le choc et l’étincelle ; et de cette étincelle, la colonne de feu qu’on appela la Renaissance. « 

Tant au Moyen Âge que pendant la Renaissance, l’enseignement se fait entièrement en latin. Article détaillé : Éducation à l’Époque moderne. Le roi Louis XIV oblige les parents de France à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales, dites  petites écoles  . Demoiselles de Saint-Cyr, gravure de Nicolas Bonnard entre 1680 et 1715.

Cette éducation se fait en français, tant par les  Frères des écoles chrétiennes  que dans les  Petites Écoles  de Port Royal. Dans les campagnes, dans les écoles destinées à l’alphabétisation des enfants pauvres, l’apprentissage de la lecture se fait à partir de livres de prières en latin et en patois, l’enseignement se fait aussi en langue locale. Dans les grandes villes sont créés des collèges tenus par des ordres religieux. Ils s’émancipent avec plus ou moins de difficultés des universités.

L’enseignement s’y fait exclusivement en latin, tandis que les Oratoriens acceptent un peu de français. Révolution, le français commence à s’étendre à l’enseignement des mathématiques, des sciences, de la philosophie. C’est aussi avant la Révolution que sont créés les premiers établissements de formation supérieure spécialisée, notamment pour le génie, et qui préfigurent les grandes écoles. En l’an II la Convention vote le 5 nivôse an II un texte fondateur, qui rend l’enseignement laïque et gratuit. Louis Joseph Charlier fait ajouter un amendement rendant l’enseignement obligatoire en France. La situation change avec les restrictions opposées à l’enseignement religieux. Les universités sont supprimées en 1793 et remplacées à partir de 1794 par des écoles professionnelles : écoles de droit et de médecine.

Napoléon Bonaparte constate la désorganisation de l’enseignement primaire et rétablit alors les écoles religieuses. Sous le Consulat, en 1802, sont fondés les premiers lycées, à côté desquels subsistent des collèges considérés comme secondaires. Outre les dispositions institutionnelles, ces textes organisent le monopole de l’enseignement d’État. Selon le décret, les différents ordres d’enseignement sont les facultés, les lycées, les collèges, les institutions, les pensionnats et les écoles primaires.