Histoire de la Révolution Française: V.4 PDF

Situation de la Thaïlande en Asie. Les thaï établirent leurs propres royaumes, d’abord Sukhothaï et le Lanna, histoire de la Révolution Française: V.4 PDF le royaume d’Ayutthaya.


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Après la fin de la monarchie absolue en 1932, la Thaïlande a vécu soixante ans de pouvoir militaire, jusqu’à l’établissement d’un système démocratique, avec un gouvernement élu. Ce système est cependant faible, et les militaires continuent à jouer un rôle prépondérant dans la politique. Les plus anciens vestiges humains sont des galets aménagés découverts dans la province de Lampang. Laos, une nouvelle puissance, agraire celle-ci, et également connue seulement par son nom chinois : le Chen-la. Ce royaume s’étend bientôt sur le nord du Cambodge actuel et le nord-est de l’actuelle Thaïlande, et finit par annexer le Fou-nan. Très tôt, la péninsule malaise s’intègre dans un réseau commercial maritime qui relie la Chine à l’Inde, qu’on appelle parfois la Route maritime de la soie. Dun-sun, située dans le nord de la péninsule, qui contrôle les deux côtes.

Asie du Sud-Est continentale, imposant leur domination à leurs cousins les Môns. Thaï, provenant de la Chine méridionale, commencent à s’établir dans les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord des monts Dângrêk. Articles détaillés : Royaume de Sukhothaï et Lanna. Selon la tradition, les chefs de clan thaï de Sukhothaï s’affranchissent de la suzeraineté des Khmers en 1238 et élisent un roi. Le fils de ce roi, Ramkhamhaeng, c’est-à-dire  Rama le Hardi , est connu par une inscription datée de 1292, que les Thaï considèrent comme l’acte fondateur de leur nation.

Beaucoup d’autres États thaï ont coexisté avec Sukhothai, notamment le royaume de Lannathai ou de Lanna dans le nord. Cet État a émergé à la même période que Sukhothaï, mais a survécu plus longtemps. Mais jusque dans les années 1800, ce sont ses relations avec les nations voisines comme l’Inde et la Chine qui sont primordiales. Après plus de 400 ans de puissance, en 1767, le royaume d’Ayutthaya est conquis par les armées birmanes, sa capitale incendiée et son territoire démembré. Le général Taksin parvient à réunifier le Siam à partir de sa nouvelle capitale de Thonburi et se fait proclamer roi en 1769. Cependant, le roi Taksin est déclaré fou, dépossédé de son titre, emprisonné et exécuté en 1782. Le général Chakri lui succède en 1782, premier roi de la nouvelle dynastie Chakri.

La même année, il fonde une nouvelle capitale, Bangkok, sur la rive de la Chao Phraya, en face de Thonburi. Dans les années 1790, les Birmans sont défaits et chassés du Siam. Le royaume de Lannathai, appelé aussi royaume de Lanna, s’étant aussi débarrassé de l’occupation birmane, un roi d’une nouvelle dynastie y est installé dans les années 1790. Ce roi n’est en réalité qu’une marionnette du roi Chakri. Territoires perdus par le Siam, 1867-1909. Après la victoire des Anglais sur le royaume birman d’Ava en 1826, les héritiers de Rama I s’inquiètent de la menace du colonialisme européen. En 1833, les États-Unis inaugurent des échanges diplomatiques avec le Siam.

Thaïlande se rapproche fermement des puissances occidentales. Siam recule face à deux puissances européennes : le Royaume-Uni et la France. Ces deux puissances grignotent le pays, à la fois territorialement sur ses marges, et dans sa souveraineté. La France, en 1873 et 1883, intervient deux fois pour mettre fin à la piraterie des Pavillons noirs dans le Tonkin, théoriquement sous protectorat siamois. En 1893, plusieurs incidents opposent le Siam et la France : soit celle-ci les provoque, soit elle en exagère l’importance, faisant ainsi monter la pression, jusqu’à l’envoi illégal de deux canonnières à l’embouchure de la Chao Phraya, que leurs capitaines annoncent leur intention de remonter jusqu’à Bangkok. Le 13 février 1904, la France annexe Luang Prabang et Champassak.

Du côté anglais, des provinces sont réunies à la Birmanie. Le chemin de fer vers Singapour est concédé en exclusivité à une société britannique. Le Royaume-Uni obtient de plus l’assurance qu’aucun canal ne sera percé dans l’isthme de Kra. Le traité anglo-siamois de 1909 établit la frontière moderne entre le Siam et la Malaisie britannique.

Une série de traités avec la France a fixé la frontière orientale présente du pays avec le Laos et le Cambodge, le Siam plus tôt avait fait des réclamations et dans une certaine mesure contrôlé ces deux territoires. Troupes siamoises défilant à Paris le 14 juillet 1919. Article détaillé : Siam pendant la Première Guerre mondiale. Bien que le Siam ne soit pas concerné par la Première Guerre mondiale, le roi Rama VI décide de l’y engager dans l’espoir d’obtenir la fin des traités inégaux. Articles détaillés : Guerre franco-thaïlandaise, Guerre du Pacifique et Campagne de Birmanie.

Le coup d’État du 24 juin 1932 au Siam est une transition sans effusion de sang d’une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. En 1938 Phibun, qui a maintenant le grade de major-général, devient premier ministre. Il fait arrêter 40 opposants politiques en 1939, monarchistes aussi bien que démocrates. Après une parodie de procès, 18 d’entre eux sont exécutés. En 1940, profitant de l’affaiblissement de la France après la défaite de juin devant les Allemands, la Thaïlande attaque l’Indochine française. En accord avec l’alliance militaire entre la Thaïlande et le Japon signée le 21 décembre 1941, le 25 janvier 1942, la Thaïlande déclare la guerre aux Alliés. Une opposition à la politique de Plaek Pibulsonggram se fait jour en Thaïlande.

Seni Pramoj, ambassadeur de la Thaïlande aux États-Unis, refuse de remettre la déclaration de guerre, et fonde à Washington les Forces Thaïlandaises Libres. Avec les revers successifs puis la défaite du Japon, Phibun est mis en minorité à l’Assemblée et contraint de démissionner. Alliés le jugent pour crimes de guerre et collaboration avec l’ennemi. Mais l’opinion publique, qui lui est favorable, amène à l’arrêt des poursuites. Le jeune Roi Ananda Mahidol revient en Thaïlande à la fin 1945, après des années d’absence. En novembre 1947, des unités de l’armée contrôlées par Phibun forcent le gouvernement à démissionner.

Phibun redevient premier ministre en avril 1948. Cette fois-ci, son régime adopte une façade démocratique. Phibun renoue avec sa politique anti-chinoise des années 1930. Son gouvernement arrête l’immigration chinoise et prend diverses mesures pour restreindre la domination économique des Chinois en Thaïlande.