Histoire de La Ville de Bruxelles, Volume 2 PDF

Empire ottoman, État puissant, multiethnique et multiconfessionnel. Histoire de La Ville de Bruxelles, Volume 2 PDF Guerre mondiale, donnent naissance à la Turquie moderne, laïque.


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Il obtint un soutien important de la population et de l’armée. Le gouvernement provisoire conduit par Mustafa Kemal tenta de récupérer une partie des territoires cédés par le traité de Sèvres. Finalement, le sultanat est aboli le 1er novembre 1922. Enfin, clef de voûte du processus initié par Mustafa Kemal, 29 octobre 1923, la république de Turquie est proclamée : il est aussitôt élu président.

Mustafa Kemal avait appartenu au mouvement des Jeunes-Turcs. Il avait l’ambition de modeler une civilisation turque moderne, souhaitant pour cela la  Révolution à toute vapeur . Le problème est pour eux de localiser la mère patrie, puisque l’on trouve des Turcs de la Serbie à la Sibérie orientale. Ils y sont aidés par de nombreux conseillers étrangers.

En politique étrangère, Atatürk tient fermement au principe de neutralité. Dès la révolution de 1908, les femmes émergent sur la scène politique. La Turquie kémaliste se veut résolument laïque. Le califat est abandonné le 3 mars 1924. Le calendrier grégorien est adopté, et le dimanche devient le jour de repos hebdomadaire. Empire ottoman, le régime kémaliste adopte, en 1926, un code civil inspiré du code suisse, un code pénal inspiré du code italien, et un code commercial inspiré du code allemand. Ce mouvement laïc sera surtout efficace dans les grandes villes de l’Ouest du pays.

En 1925, 1930 et 1937, des révoltes kurdes sont sévèrement réprimées. Le souhait du gouvernement kémaliste était d’avoir une Turquie homogène ethniquement et religieusement, car il voyait l’addition de différentes nationalités en Turquie comme une faiblesse, dont se serviraient les Britanniques pour diviser et détruire la Turquie. Mais les Kurdes acceptaient mal d’obéir au gouvernement d’Ankara qui décida de mettre fin à leur mode de vie patriarcal, féodal et religieux. Ils se trouvaient dans un état de tension voire d’insurrection incessante de 1921 à 1926.

Une grande révolte kurde menée par le Cheikh Saïd éclate en 1924. Mais la révolte était également soutenue par des sociétés secrètes islamiques et des journalistes. Mustafa Kemal décide alors d’envoyer neuf divisions dans le Kurdistan et donne l’ordre à ses soldats de réprimer les insurgés. Puis il y envoya des tribunaux, dits Tribunaux d’indépendance. Il décide par la même occasion de supprimer les derviches tourneurs, les sectes religieuses, les couvents et les confraternités qu’il accuse d’avoir soutenu la révolte kurde. Des minorités sont donc encore présentes en Turquie : Arméniens et Grecs d’Istanbul, Juifs, Assyro-Chaldéens et Kurdes. Mis à part ces derniers, elles représentent cependant un très faible pourcentage de la population.