Histoires desobligeantes PDF

Le domaine de l’humour est aussi exploré avec la création de César, d’abord dans Le Moustique puis dans Spirou, mais aussi en scénarisant histoires desobligeantes PDF séries sur ce thème comme Marc Lebut et son voisin pour Francis. Grand-place de Huy, la ville où est né Maurice Tillieux.


Extrait: Jacques se jugea simplement ignoble. C’était odieux de rester là, dans l’obscurité, comme un espion sacrilège, pendant que cette femme, si parfaitement inconnue de lui, se confessait. Mais alors, il aurait fallu partir tout de suite, aussitôt que le prêtre en surplis était venu avec elle, ou, du moins, faire un peu de bruit pour qu’ils fussent avertis de la présence d’un étranger. Maintenant, c’était trop tard, et l’horrible indiscrétion ne pouvait plus que s’aggraver.   Désœuvré, cherchant, comme les cloportes, un endroit frais, à la fin de ce jour caniculaire, il avait eu la fantaisie, peu conforme à ses ordinaires fantaisies, d’entrer dans la vieille église et s’était assis dans ce soin sombre, derrière ce confessionnal pour y rêver, en regardant s’éteindre la grande rosace. Au bout de quelques minutes, sans savoir comment ni pourquoi, il devenait le témoin fort involontaire d’une confession. Il est vrai que les paroles ne lui arrivaient pas distinctes et, qu’en somme, il n’entendait qu’un chuchotement. Mais le colloque, vers la fin, semblait s’animer. Quelques syllabes, çà et là, se détachaient, émergeant du fleuve opaque de ce bavardage pénitentiel, et le jeune homme qui, par miracle, était le contraire d’un parfait goujat, craignit tout de bon de surprendre des aveux qui ne lui étaient évidemment pas destinés. Soudain cette prévision se réalisa. Un remous violent parut se produire. Les ondes immobiles grondèrent en se divisant, comme pour laisser surgir un monstre, et l’auditeur, broyé d’épouvante, entendit ces mots proférés avec impatience: – Je vous dis, mon père, que j’ai mis du poison dans sa tisane!…. Léon Bloy, né le 11 juillet 1846 à Notre-Dame-de-Sanilhac et mort le 3 novembre 1917 à Bourg-la-Reine, est un romancier et essayiste français. Connu pour son roman Le Désespéré, largement inspiré de sa relation avec Anne-Marie Roulé, il est aussi un polémiste célèbre. Biographie Né à Notre-Dame-de-Sanilhac, il est le deuxième des sept garçons de Jean-Baptiste Bloy, fonctionnaire aux Ponts et Chaussées et franc-maçon, et d’Anne-Marie Carreau, une ardente catholique. Ses études au lycée de Périgueux sont médiocres : retiré de l’établissement en classe de quatrième, il continue sa formation sous la direction de son père, qui l’oriente vers l’architecture. Bloy commence à rédiger un journal intime, s’essaie à la littérature en composant une tragédie, Lucrèce, et s’éloigne de la religion. En 1864, son père lui trouve un emploi à Paris, il entre comme commis au bureau de l’architecte principal de la Compagnie ferroviaire d’Orléans. Médiocre employé, Bloy rêve de devenir peintre et s’inscrit à l’École des beaux-arts. Il écrit ses premiers articles, sans toutefois parvenir à les faire publier, et fréquente les milieux du socialisme révolutionnaire et de l’anticléricalisme

Maurice Tillieux naît le 7 août 1921 à Huy en Belgique. Sa famille est d’origine française d’un petit village près de Lille et une partie de sa famille habite à Aix-en-Provence. Dans sa jeunesse, il est surtout marqué par le cinéma : celui de sa ville se trouve juste derrière chez lui. Ils partent sans bagages, ni pièces d’identité, ni argent, avec juste deux ou trois boites de conserve. Le jour où il doit embarquer à Bordeaux pour l’Amérique du Sud afin de poursuivre sa formation, le port est victime d’un bombardement allemand qui fait faire demi-tour au navire qui doit l’emmener avec les autres élèves. Maurice Tillieux commence dans la bande dessinée en 1942. En fait, ses premières publications sont des romans policiers.

Il écrit pour la revue Le Jury de Stanislas-André Steeman un roman intitulé Le Navire qui tue ses capitaines, mais celui-ci est finalement refusé car son éditeur ne le trouve pas assez psychologique. En 1944, il entre au journal Bimbo sur recommandation de Jean Doisy, alors rédacteur en chef du journal Spirou. Bimbo, s’il fait office de rédacteur en chef, il s’occupe aussi de tout, comme allumer le poêle, répondre au courrier des lecteurs ou écrire les textes rédactionnels sous pseudonyme. C’est dans ce journal qu’il commence sérieusement à faire de la bande dessinée.

Il est obligé de fournir douze pages pour chaque numéro, soit quasiment l’intégralité du journal, ce qui lui permet d’apprendre rapidement les ficelles de la bande dessinée. Il produit ses douze planches mensuelles en trois jours et trois nuits non-stop, toujours avec l’aide de sa femme qui colorie les zones en noir. Il collabore avec Willy Vandersteen pour le périodique Ons Volk. Félix est la première bande dessinée qu’il signe de son véritable nom.

Pour créer le personnage de Félix, il se souvient de ses séjours dans la région d’Auch où tout le monde à l’époque porte un béret et il en ajoute naturellement un à son héros. De plus, il ajoute des lunettes, car il a encore du mal à dessiner les yeux. La série Félix commence par l’histoire La Turquoise creuse : à Bruxelles, deux vagabonds ouvrent une agence d’excuse. Ils se nomment Félix et Fil-de-Zinc et ont leurs premiers ennuis. Cette série permet à Maurice Tillieux de dessiner les décors des quatre coins du monde au fil des missions de ses héros, mais aussi des périodes historiques comme l’Allemagne nazie.