Hyperbole 1re ES-L PDF

C’hyperbole 1re ES-L PDF la vie de château, pourvu que cela dure ! Tu es sur la bonne voie !


– À la fin des 3 parties, 4 pages d’exercices supplémentaires pour s’initier à l’algorithmique. – Une place importante accordée aux TICE et aux calculatrices. Structure d’un chapitre – Desactivités d’approche pour introduire les notions. – Un cours en double page avec exercices résolus illustrant les points importants. – NOUVEAU: Une double page « accompagnement personnalisé » axée sur le développement de la méthodologie. – Des exercicesgradués et classés par thèmes, des exercices de travail en groupe, des travaux pratiques, des problèmes ouverts. – Des pages consacrées au travail en autonomie, avec des corrigés détaillés en fin de manuel. – Une rubrique d’exercices « S’initier à la logique » accompagnée, en fin d’ouvrage, d’une synthèse sur le vocabulaire de la logique.

L’antiphrase consiste à exprimer une phrase positive, mais à sous-entendre son contraire. La tournure de la proposition est souvent déterminante dans son interprétation. Le contexte également joue un grand rôle, de même qu’à l’oral l’intonation : l’expression  Quel temps magnifique ! Cette pluie m’agace  ne peut se comprendre que si l’interlocuteur sait que le temps est maussade. Globalement, l’antiphrase fonctionne par substitution d’une forme syntaxique à une autre, conservée in petto.

L’antiphrase a une parenté marquée avec une autre figure de l’ironie : l’euphémisme, qui consiste à atténuer une vérité et que l’on retrouve dans maintes expressions. On y comparait, entre autres choses, les furies avec les sorcières, et on disait que les furies s’appelaient Euménides, c’est-à-dire douces et bienfaisantes, ce qui prouvait, ajoutait-on, qu’elles n’étaient que médiocrement difformes, par conséquent à peine grotesques. Dans tous les cas ironiques, l’antiphrase suppose toujours une complicité du locuteur avec le lecteur, avec un tiers qui constate l’écart entre l’expression et la pensée. Dans le langage oral, son emploi est très souvent péjoratif et dépréciatif :  Quel grand homme ! La condition de formation d’une antiphrase reste très liée à l’état d’esprit du locuteur : celui-ci doit vouloir exprimer de manière détournée et inverse ce qu’il pense et qui reste dissimulé à son interlocuteur.

Comme l’ironie, l’antiphrase se retrouve dans tous les genres littéraires. L’homme continua: Tu peux espérer que je vais bien la recevoir. Il insista sur le mot « bien », de manière à montrer qu’il fallait comprendre tout le contraire. Pour Henri Morier, suivant ainsi Quintilien, le terme d’antiphrase est synonyme de celui d’ironie, les deux figures n’en formant qu’une seule.

I, Paris, Les Belles Lettres, coll. Des tropes ou Des différents sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une même langue, Impr. Nouvelle édition augmentée de la Construction oratoire, par l’abbé Batteux. Les Figures de style et autres procédés stylistiques, Paris, Belin, coll. Les Figures de style, Paris, Armand Colin, coll. Dictionnaire de rhétorique et de poétique, Paris, LGF – Livre de Poche, coll.