Immigrés d’Italie et paysans de France (1920-1944) PDF

Un article de Wikipédia, immigrés d’Italie et paysans de France (1920-1944) PDF’encyclopédie libre. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Unis, au Canada, en Australie et en Amérique latine.


Durant l’entre-deux-guerres, le Sud-Ouest de la France connaît une vague migratoire d’un nouveau genre. Des familles transalpines viennent du nord de la Péninsule pour s’employer dans l’agriculture de ses campagnes dépeuplées. Près de 80 000 Italiens s’établissent ainsi dans la région où ils deviennent une composante essentielle de la société locale. Originale par son mode d’implantation et ses caractéristiques sociologiques, cette population rencontre un Midi encore très rural, tandis que le contexte politique est marqué par les clivages nés du fascisme et l’aggravation des tensions internationales.
Retracer l’histoire de cette immigration, c’est dire aussi la façon dont celle-ci est reçue et perçue, depuis les premières arrivées au début des années vingt jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Acceptation et crispations, visions stéréotypées et nouveaux liens de voisinage, sentiment de proximité et perception de l’altérité : autant de figures contrastées au travers desquelles on voit se transformer l’histoire des relations entre ces Français et ces Italiens désormais amenés à vivre ensemble.
Évolution complexe, dont le présent ouvrage s’efforce de mettre à jour les mécanismes, tout en offrant, par-delà l’examen d’un cas particulier, un modèle général pour l’étude des vicissitudes de l’opinion publique et de ses représentations croisées face à un phénomène migratoire.

Laure Teulières est maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Toulouse-Le Mirait, membre du laboratoire de recherche FRAMESPA (CNRS UMR 5136).

Le terme a été rendu public par le repenti américain Joe Valachi en 1963. Le témoignage du repenti Tommaso Buscetta a indiqué plus tard que le terme est également employé par les mafieux en Sicile. Mafia : ce terme est apparu pour la première fois dans une pièce de théâtre en sicilien en 1863. Sa définition a longtemps été imprécise et a d’abord le plus souvent désigné une sorte de code d’honneur inhérent à la culture sicilienne plutôt qu’une vaste organisation criminelle telle qu’on la conçoit aujourd’hui. Les non mafieux ont peur des représailles qui attendent celui qui parlerait. Cette loi implique que la personne trahie doit tuer le coupable.

Il pentito : littéralement un  repenti , c’est-à-dire un ex-mafieux qui accepte de rompre l’omertà et de collaborer avec la justice en donnant des informations aux carabiniers, cela en échange d’une protection policière et d’une réduction de peine. Le pizzo est le nom du racket en Sicile. La mafia impose une taxe aux commerçants et entreprises. Carte, datée de 1900, qui indique l’influence plus ou moins importante de la mafia dans les principales villes. La distribution de ces villes serait corrélative de la distribution de la productivité agricole, avec une concentration plus faible dans l’Est. Il a été longtemps débattu des origines médiévales de la mafia, lesquelles étaient affirmées par le pentito Tommaso Buscetta.

La plupart des historiens contemporains écartent cependant cette version en tant que mythe. Selon John Dickie, la mafia est ainsi apparue au moment de l’unification italienne, entre 1860 et 1880. De 1759 à 1825, Ferdinand Ier, roi des Deux-Siciles, inspire une haine quasi générale aux Siciliens qui vont créer des sociétés secrètes et mouvements dits de  Renaissance . Garibaldi va tenter une marche sur Rome. Comme celle-ci va échouer, les Siciliens, accablés de nouveaux impôts, se révoltent. Les déserteurs forment des troupes de brigands. Ce sont les débuts de la mafia dans l’Ouest.

Cependant, très peu de preuves historiques abondent dans ce sens. Il est également concevable que le mythe de  Robin des Bois  ait été perpétué par les premiers mafieux notoires dans le but de gagner la bienveillance et la confiance des Siciliens. Après les révolutions de 1848 et 1860, la Sicile sombre dans l’anarchie. Par ailleurs, à partir de 1861, date à laquelle le nouvel État italien unifié prit contrôle de la Sicile et des États papaux, le Vatican s’opposa fortement à Rome.