Impressions d’une solitaire en Italie PDF

La Chartreuse de Parme est un roman de formation : c’est dire que le roman nous fait assister à l’évolution d’un personnage qui, au gré d’aventures diverses au cours desquelles il se cherche, finit par se trouver et se constitue sous nos yeux en tant que  héros. S’il n’est pas évident que Fabrice soit toujours le « héros » de La Chartreuse de Parme, c’est néanmoins autour de lui que s’articulent les premiers chapitres. Fabrice appartiennent à un passé déjà mythique : le Milan de 1796 où pénètre l’armée napoléonienne se réveille impressions d’une solitaire en Italie PDF aux sons joyeux de ces soldats en guenilles, tous jeunes et enthousiastes, et commandés par un général qui n’a pas vingt-sept ans. Fabrice fait naturellement émerger l’enseignement superstitieux de l’abbé Blanès qui nourrit sa conviction héroïque d’une secrète connivence des choses.


Impressions d’une solitaire en Italie / [par la marquise d’Auxais Léziart de Lavillorée]
Date de l’édition originale : 1879
Sujet de l’ouvrage : Italie — Descriptions et voyages — 19e siècle

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Son attention à tous les signes qui émaillent sa route laisse croire qu’un destin spécial lui est réservé. Fabrice, couvée par sa tante, est marquée par la contemplation lyrique autant que par la rêverie héroïque : il s’enchante ainsi des vieilles prouesses des héros, s’abîme dans la lecture du Tasse et de l’Arioste comme Don Quichotte dans celle d’Amadis de Gaule. Ainsi rien ne manque à « notre héros » pour figurer dignement parmi les grandes figures de l’épopée. Il nous faut de plus près en considérer les raisons. Notre impression de désordre, la dérision constante du narrateur à l’égard de son personnage orientent délibérément notre lecture vers une démythification de la bataille de Waterloo. La plus grande discordance entre l’idée et la réalité est le temps, le déroulement du temps comme durée. Homère et son grandissement systématique par l’hyperbole des actions et des personnages.

Fabrice est tantôt rêveur et distrait, tantôt curieux de détails dérisoires dont il ne parvient pas à saisir l’origine. Stendhal ces « intrusions d’auteur » qui le font juger ses personnages et établir une sorte de connivence ironique avec le lecteur. C’est sans doute déroger quelque peu à la focalisation interne et retrouver tout à coup les privilèges du démiurge. Lukacs met enfin en valeur les liens que le roman entretient avec la durée.

Figée dans l’épopée, celle-ci prend au contraire dans le roman un caractère d’écoulement et de dégradation. Nécessaire à la maturation du héros, le temps joue aussi contre lui en ce sens qu’il le fait évoluer et donc renoncer à ses illusions. LES CONSÉQUENCES : UN HÉROÏSME IMPOSSIBLE ? L’autre conséquence du choix de la forme romanesque, et particulièrement du réalisme subjectif de Stendhal, sur notre problématique, est que nous comprenons qu’un héros ne peut rester individuel et solitaire.

Celui-ci a besoin des autres, autant pour le miroir gratifiant qu’ils lui tendent que pour l’appel qu’il leur lance. L’héroïsme est-il donc à jamais interdit à Fabrice ? Nous aurons à le suivre au long de son chemin. Constatons d’ores et déjà que son aptitude reste miraculeusement intacte : la dérision manifestée à son égard par le narrateur n’a pas entamé sa fraîcheur ni sa grâce. Il exprime dans ses élans naïfs et spontanés, sa promptitude à saisir les occasions de se dépasser, une vacance de  moi  toujours possibles. Stendhal : le site de référence.

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Charles-Victor Prévost d’Arlincourt – Robert Lefèvre. Le Vicomte d’Arlincourt prend ici la pose qu’il décrit dans son roman Le Solitaire :  C’est tantôt sur la cime des monts les plus escarpés, tantôt sur le bord des torrents les plus sauvages que j’ai tracé les scènes variées de mon ouvrage. La popularité de cet écrivain, surnommé  le Prince des romantiques  avant de tomber peu à peu dans l’oubli, rivalisa au début des années 1820 avec celle de Victor Hugo. Au commencement de l’Empire, sa mère plaide sa cause auprès de Napoléon, qui le nomme écuyer de Madame Mère. Après la déchéance de l’empereur, il parvient à s’insinuer dans les bonnes grâces de Louis XVIII, qui le nomme maître des requêtes. Il s’achète alors un château et se proclame vicomte. Le succès des trois romans qui suivent, Le Renégat en 1822, Ipsiboé en 1823, L’Étrangère en 1825, est presque aussi grand.

Pour ce portrait, le vicomte, dont la chevelure avait blanchi, s’était fait teindre les cheveux avec une pommade  vraiment merveilleuse . Ses intrigues sont jugées invraisemblables, ses caractères faux, ses images grotesques. Le vicomte, qui pose entre-temps pour Robert Lefèvre et Jean-Baptiste Isabey, se défend. Désireux de se renouveler, il fait représenter une œuvre de jeunesse, Le Siège de Paris, au Théâtre-Français en 1826, mais la pièce est promptement taillée en pièces par les critiques.

Trois Glorieuses, il se lance dans la rédaction de romans historiques, lesquels sont perçus comme des attaques plus ou moins déguisées contre le pouvoir. Lassé des critiques qui continuent à pleuvoir sur lui, il fait deux longs voyages à travers l’Europe, en 1841 et 1844, et se console chez les princes en exil. Théâtre Le Siège de Paris, tragédie en 5 actes, Paris, Théâtre-Français, 8 avril 1826. La Peste noire, ou Paris en 1334, drame en 5 actes et 7 tableaux dont 1 prologue, Paris, Théâtre de l’Ambigu-Comique, 7 avril 1845. Suite à Dieu le veut, par le Vte d’Arlincourt. Virginie Ancelot, Les Salons de Paris : Foyers éteints, Paris, Éditions Jules Tardieu, 1858, 245 p.