Infectiologie de A à Z PDF

L’affection se complique essentiellement de douleurs qui peuvent devenir chroniques et invalidantes par névrite post-zostérienne. Le zona est une maladie virale due à une réactivation du virus varicelle-zona ou VZV, pour Varicella Zoster Virus, appartenant à la famille des herpèsvirus, qui est le virus responsable de la varicelle. Le virus VZV, après la guérison de la varicelle, reste quiescent dans les infectiologie de A à Z PDF nerveux, sans s’intégrer aux chromosomes hôtes.


Le diagnostic étant habituellement aisé, une analyse histologique n’est en général pas nécessaire. Les trois principales formes de zona sont la forme intercostale, notable par sa fréquence, et les formes ophtalmique et otitique, remarquables par le risque important de complications. L’éruption peut être précédée de quelques jours par des douleurs sur la future zone concernée. Le cas le plus fréquent est celui du zona intercostal, qui correspond à la réactivation du VZV au niveau d’un ganglion sensitif d’un nerf intercostal. Il arrive que plusieurs racines nerveuses soient touchées simultanément.

Le zona cervical, C4 et C5, est particulièrement douloureux car il y a une irritation importante des articulations de l’épaule. Cette douleur est due à l’attaque des nerfs sensitifs par le virus. Comme le zona thoracique donne des douleurs intercostales. Le zona ophtalmique, en absence de soins, peut altérer la qualité de la vue en raison de l’atteinte de la cornée. 1 du nerf trijumeau, correspondant au nerf ophtalmique.

L’antigène viral peut être retrouvé dans les lésions par immunofluorescence. L’intérêt de ce test est essentiellement en cas de suspicion de formes viscérales, plus rares et atypiques. Il peut cependant survenir des complications plus ou moins graves, dans l’immédiat ou ultérieurement. Les zonas ophtalmiques sont plus fréquents. Cette efficacité diminue cependant avec l’âge. Il s’agit d’un vaccin recombinant, totalement différent du vaccin contre la varicelle de l’enfant. La vaccination par Zostavax n’est pas recommandée chez la personne immunodéprimée, car le risque d’infection par le virus est réel.

Des sensations de brûlure peuvent apparaître à la phase aiguë. Certains patients supportent sans aucun problème le savon ordinaire. Si la douleur persiste malgré ce traitement et le repos au lit, on peut envisager des opiacés mais seulement pour quelques jours. Une combinaison de traitements peut être utilisée. Antiprurigineux en cas de fortes démangeaisons, l’aggravation des lésions par le grattage entraînant un risque cicatriciel.