Institutions judiciaires, 8e édition PDF

Il existe deux mots homonymes livre. L’expression religions du Livre fait référence aux religions juive, chrétienne et islamique. Un livre blanc est un document officiel publié par un gouvernement ou une organisation internationale. En comptabilité, le grand livre est le recueil institutions judiciaires, 8e édition PDF l’ensemble des comptes d’une entreprise.


Un livre numérique est un fichier informatique pouvant être lu par un appareil électronique portable voué à l’affichage de textes numérisés. Un livre est une section d’un ouvrage, non nécessairement publiée séparément. Ce sens plutôt ancien est à rapprocher de tome, partie, voire chapitre. Une livre est initialement une unité de masse. Par métonymie, une livre est une unité monétaire très utilisée, hier et aujourd’hui. La Livre est une rivière, affluent de la Marne, en France.

Le Livre de la jungle est une œuvre de Rudyard Kipling. Le Grand Livre est un roman de science-fiction de Connie Willis. Le Livre est un court métrage de Magali Negroni. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2018 à 17:52. L’ordalie, pratiquée en Occident surtout au Moyen Âge, repose sur des croyances et postulats religieux : si l’accusé est innocent, Dieu, qui le sait, l’aidera à surmonter l’épreuve. Pour autant, cette forme de justice n’était pas nécessairement mise en œuvre par des autorités religieuses. Il a la même racine germanique que l’allemand Urteil et le néerlandais Oordeel qui signifient jugement, verdict. L’ordalie consiste à faire passer à l’accusé une épreuve physique décidant de son sort. L’accusé est revêtu d’habits religieux pour se soumettre à ce  jugement de Dieu  car l’épreuve se déroule sous le regard de la divinité tutélaire.

L’autorité judiciaire ne fait pas appel à des preuves établies, mais à la clairvoyance de cette divinité. Bien qu’invoquant la divinité, ce mode de détermination de la preuve peut être partiellement orienté par les juges, qui décident du type d’ordalie à appliquer, plus ou moins douloureuse et dangereuse, et des circonstances de son exécution. Le procédé est attesté dès les premiers temps historiques, dans le Code de Hammurabi. Il est très courant lors de la période franque du Moyen Âge européen, au côté du serment, l’écrit s’effaçant lors de la chute de l’Empire romain. L’ordalie est apparentée à d’autres rituels consistant en une prise de risques arbitrée par le destin : exposition de nouveau-nés, combats singuliers opposant des champions pour décider d’une bataille, etc. Il y a deux sortes d’ordalies : l’unilatérale et la bilatérale.

Dans l’ordalie unilatérale, c’est à l’accusé de prouver son innocence ou son bon droit par le biais d’une épreuve sous le regard de la divinité. La main était par la suite bandée dans un sac de cuir scellé par le juge. Pour savoir si l’accusé était coupable ou innocent, on regardait trois jours plus tard l’évolution de la plaie. Si la plaie était  belle , donc bien cicatrisée, cela prouvait l’innocence. Montesquieu rapporte que la plupart des femmes accusées de sorcellerie étaient âgées, frêles, voire squelettiques car vivant en marge de la société. Elles avaient donc tendance à flotter. On gavait l’accusé de fromage et de pain.

Le vainqueur de l’épreuve prouvait par ce jugement divin le bien-fondé de sa prétention. Ce combat mortel, allant toujours à son terme, était courant pour les affaires de crimes. Instituée par Charlemagne, elle consistait pour les personnes impliquées à se placer en forme de croix, être ligotées à un poteau et réussir à tenir le plus longtemps les bras levés à l’horizontale. Il s’agissait de s’en remettre aux dieux lorsqu’une décision de justice échappait aux hommes. Par exemple, lorsqu’il fallait déterminer le degré de noblesse d’un bébé né d’un père inconnu, l’enfant était jeté dans le Nil. Si celui-ci pouvait se réclamer d’une famille noble, il était sauvé par le dieu du Nil. Mais s’il ne l’était pas, alors il se noyait.