Introduction à la lecture du Pentateuque : Clés pour l’interprétation des cinq premiers livres de la Bible PDF

Talmud, dites Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone. Depuis sa clôture, le Talmud a fait l’objet de nombreux commentaires et exégèses, les uns tentant d’en extraire la matière légale, les autres d’en poursuivre les discussions en développant sa dimension casuistique, aboutissant à de savantes discussions et à des interprétations novatrices. Les pharisiens introduction à la lecture du Pentateuque : Clés pour l’interprétation des cinq premiers livres de la Bible PDF les rabbins, contrairement aux sadducéens puis aux karaïtes du Moyen Âge, ont toujours affirmé l’existence d’une Torah orale transmise de génération en génération, de maître à élèves.


Ils créent un judaïsme sans temple et ouvrent des académies à Yavné, puis en Galilée, afin de se livrer à un travail d’interprétation de l’Écriture suivant des canons d’herméneutique qui s’affinent progressivement et mettent en ordre les traditions transmises. Ces travaux sont consignés dans les recueils dits ‘Midrachei Halakha’, qui offrent un commentaire des textes législatifs du Pentateuque, verset par verset. Mishna est entamée, les lois et leurs interprétations étant organisées non plus par verset biblique mais par thème. Elle est clôturée par Rabbi Yehouda Ha-Nassi, aux environs de 200 ap. Mishna, de les commenter, d’en rechercher les sources bibliques et d’en concilier les contradictions apparentes, et cela tant en Palestine qu’en Babylonie. La rédaction du Talmud s’achève aux environs de l’an 500 ap.

Cependant, alors que le midrash prend le texte biblique pour point de départ afin d’en tirer des lois qui, pour en être inspirées, n’y sont pas écrites, le talmud vise à retrouver les versets dans ces lois orales. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. La plus ancienne méthode d’étude et d’enseignement rabbiniques semble avoir été fondée sur les midrashim, dans lesquels des discussions halakhiques étaient structurées sous forme de commentaire exégétique du Pentateuque. Cependant, cette situation changea drastiquement du fait de la destruction du Second Temple de Jérusalem, centre de la vie juive, en 70, et du bouleversement des normes juives sociales et légales.

Ce nom pourrait faire référence à la méthode de mémorisation orale des discours rabbiniques. Il arrive qu’elle rapporte un incident ou une anecdote dont les conclusions ont également force de loi, ou sont le départ d’une nouvelle discussion. Comme elle présente ses lois par ordre thématique plutôt que de suivre celui de la Bible, la Mishna s’étend sur des sujets individuels plus longuement que ne le fait le Midrash, et inclut une plus grande sélection de sujets halakhiques que lui. Son organisation topique est donc devenue le cadre de travail du Talmud. Traite des prières et bénédictions, de la dîme, et des lois concernant l’agriculture.

Expose les lois du Sabbath et des fêtes. Concerne le mariage, y compris le mariage lévirat, le divorce, certaines formes de vœux et les lois du nazirite. S’occupe des lois civiles et criminelles, du fonctionnement des tribunaux et des serments. Se rapporte aux rites sacrificiels, au Temple, et aux lois alimentaires. Se penche sur les lois de pureté rituelle. Outre la Mishna, les Tannaim avaient produit d’autres travaux concomitamment, ou peu après.

La Guemara se réfère fréquemment à ces ouvrages ou à des citations de ceux-ci afin de les comparer avec ceux que la Mishna a retenus, et afin d’appuyer ou d’infirmer les positions de tel ou tel docteur de la Guemara. Au cours des trois siècles suivant la rédaction de la Mishna, les sages des écoles talmudiques en terre d’Israël et en Babylonie analysèrent, débattirent et discutèrent de ce travail. Une bonne partie de la Guemara consiste en une analyse légale. Une autre fonction importante de la Guemara est l’identification du verset biblique ayant servi de base à la loi présentée dans la mishna, et du processus logique reliant les deux : cette activité était connue comme talmud longtemps avant l’existence du corpus du  Talmud .

Une souguiya comprend typiquement une élaboration basée sur des preuves d’une mishna. Dans une souguiya donnée, des versets et des enseignements rapportés au nom de Tannaïm ou d’Amoraïm sont confrontés afin de soutenir les diverses opinions. Le Talmud est une somme, contenant un vaste matériel et abordant une importante quantité de sujets. Le matériel talmudique est traditionnellement classé en deux grandes catégories, halakha et aggada. Bible se situe précisément à l’intersection du texte et de sa perception par ses lecteurs. La frontière entre Aggada et Halakha n’est cependant pas étanche, une aggada pouvant servir à situer le contexte, fournir un exemple, préciser le champ d’application, etc. Elle peut également avoir un rôle pédagogique, le maître commençant par une bonne histoire, voire une histoire drôle, afin de stimuler l’attention de son auditoire.