Itinéraires des danses macabres PDF

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Ce superbe livre d’art étudie et reproduit un grand nombre de fres-ques, peintures et sculptures représen-tant des danses macabres dans l’Europe entière. Ces fresques sont apparues dans les églises médiévales pour rappeler l’égalité de tous face à la mort. Entre burlesque et satire, ces oeuvres ne laisseront personne indifférent.

Un transi, dans l’art funéraire de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, est une sculpture représentant un mort. Contrairement au gisant représentant un personnage couché et endormi, dans une attitude béate ou souriante, le transi représente le défunt de façon réaliste, nu, voire en putréfaction. La religion populaire, empreinte de magie, en fait un saint à invoquer dans les cas désespérés. On trouve un bon exemple de ce culte à Ganagobie dans les Alpes-de-Haute-Provence. Seules certaines régions sont touchées par le remplacement des gisants par des transis. Ainsi en est-il de l’Est de la France et de l’Allemagne occidentale.

Johan Huizinga voit la preuve dans l’apparition des transis d’une crise morale. Alberto Tenenti, à l’inverse, y voit une horreur de la mort : célébration de  la vie pleine . Philippe Ariès se positionne plutôt du côté de Tenenti. Transi de Guillaume Lefranchois, XVe siècle. Transi de Philibert II de Savoie, dit le Beau. Marguerite d’Autriche, Église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou au Monastère royal de Brou. Itinéraires des Danses macabres, éditions J.

Philippe Ariès, Essais sur l’histoire de la mort en Occident du Moyen Âge à nos jours, Paris, Seuil, 1975, p. L’apparition du transi dans la sculpture française du Moyen Âge dans les Cahiers archéologiques. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 31 janvier 2019 à 15:20. Une des dix-sept gravures sur bois de la  Danse macabre du cloître des Saints-Innocents  à Paris. Publiées en 1485 par deux éditeurs parisiens, Guyot Marchant et Verard, elles furent diffusées dans toute l’Europe. La Danse macabre est un motif artistique populaire à la fois présent dans le folklore européen et élaboré à la fin du Moyen Âge.

La première Danse macabre semble être réalisée à Paris, au Charnier des Saint-Innocents en 1424. Elle se nourrit des inquiétudes des temps de crise en y répondant par la force de l’imaginaire. Europe du Nord, sur les murs extérieurs des cloîtres, les charniers, les ossuaires. Au-dessus ou au-dessous de l’illustration sont peints des vers par lesquels la mort s’adresse à la victime, souvent sur un ton sarcastique et empreint de cynisme. Cette forme d’expression est le résultat d’une prise de conscience et d’une réflexion sur la vie et la mort, dans une période où celle-ci est devenue plus présente et plus traumatisante.