Jean Marais PDF

Marin Marais par André Jean Marais PDF, 1704. Vincent Marais, cordonnier et Catherine Bellanger. Seul le frère de Vincent, prêtre, est d’un milieu social plus élevé. Lalouette – peut-être d’ailleurs grâce à l’influence de celui-ci.


Sa beauté était parfaite et Villain son véritable patronyme. Champion toutes catégories du charme masculin à l’écran, Jean Marais a assis sa réputation d’acteur en disparaissant derrière l’hideux et terrifiant masque de la Bête dans le film de Jean Cocteau, son mentor, amant et ami. Arrivé au sommet de la popularité grâce à de flamboyants films de cape et d’épée, comme Le Bossu, il fut en même temps un intransigeant expérimentateur au théâtre ainsi que le fer de lance des essais cinématographiques de Jean Cocteau. Comique
dans la série des Fantômas ou coqueluche des jeunes filles dans L’Éternel Retour, s’engageant parfois dans d’authentiques liaisons féminines, il n’en assuma pas moins avec sérénité son homosexualité, alors politiquement incorrecte. Pas de doute, les paradoxes ne manquent guère dans la vie bien remplie de Jean Marais. Ni les secrets de famille. Né en 1913, à Cherbourg, il resta fort peu de temps dans la capitale du Cotentin, enlevé brutalement par une mère abusive à un père qu’il ne retrouva que bien plus tard. Ballotté de modestes pavillons de banlieue en discrets appartements parisiens, l’enfant rebelle au cursus scolaire catastrophique donna naissance à un jeune homme ambitieux dont la soif culturelle sera apaisée par sa rencontre avec Cocteau. Comédien renommé, certes, mais tout autant peintre, écrivain, organisateur de spectacles, sculpteur ou potier… Jean Marais ne se laissa jamais enfermer dans une discipline. Cette biographie
intime et éclairée retrace le destin exceptionnel d’un homme qui se défendait d’être un monstre sacré et ne prétendait, selon ses termes, qu’à devenir un bon  » artisan « . Aujourd’hui, il n’en demeure pas moins une légende.

La pièce Le tombeau pour Marais le Cadet a vraisemblablement été écrite pour lui. C’est cette même année qu’il entreprend d’écrire pour la scène l’Idylle dramatique qui rencontrera un grand succès mais dont n’a été retrouvé que le livret. Bourgogne, madame de Montespan, Madame de Maintenon, etc. Les jeunes gens, pour s’amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour.

Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l’hôtel de Créquy. Un livre publié en 1692, Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole, montre le répertoire utilisé par Marais pour ces concerts à la cour. Après cette importante prestation, il devient chef d’orchestre permanent à l’Opéra vers 1704. Il connaît ensuite une période moins faste avec l’échec de Sémélé qui sera son dernier ouvrage lyrique. Par ailleurs de nouveaux et brillants violistes viennent contester sa suprématie de violiste et de compositeur : Louis de Caix d’Hervelois et surtout Antoine Forqueray.

En 1708, Marais demande et obtient que son fils aîné, Vincent, reprenne sa charge de violiste auprès du roi. Il continue cependant à jouer à la cour jusqu’à la mort de Louis XIV, après laquelle ses activités se restreignent. Il poursuit également l’enseignement et la pratique de son instrument et vit dans une certaine aisance. Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris « The Bells of St. Des difficultés à utiliser ces médias ?

Des difficultés à utiliser ces médias ? Il écrivit près de 600 pièces pour viole, réparties en cinq livres, chacun comprenant, entre autres, une quarantaine de Suites, avec parfois des pièces de caractère comme le Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe, le Tombeau pour Monsieur de Lully, Le Tableau de l’Opération de la Taille, etc. Le musicien est l’un des premiers, en France, à avoir écrit des pièces en trio. 3e pièce est la célèbre Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris. Marin Marais, Paris, Fayard, 1992, 286 p. Jonathan Dunford et Pierre-Gilles Girault,  Un portrait du musicien Marin Marais par Jean Dieu de Saint-Jean au musée du château de Blois , Cahiers du château et des musées de Blois, no 37, décembre 2006-juin 2007, p. Patrick Dauvin, Marin Marais : musicien du roy, compositeur, Les Amis de Verneuil, 2017, 36 p.