Jeanne d’Arc : Les métamorphoses d’une héroïne PDF

En raison de l’accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. 1980, toutefois, la communauté bénéficie d’un accès régulier à Internet, et le rythme de jeanne d’Arc : Les métamorphoses d’une héroïne PDF des publications s’accélère.


Jeanne d’Arc nous échappe malgré 20 000 statues publiques, sans compter les innombrables représentations en fonte ou en plâtre, près de 800 biographies parues entre 1790 et 1990, une quarantaine de films, des centaines de pièces de théâtre ou de tragédies. Les plus grands ont tenté de percer ce personnage. Verdi, Michelet, Barrès, Péguy ou Malraux s’y sont essayés. Sarah Bernhardt, Michèle Morgan, Ingrid Bergman, Jean Seberg, Madeleine Robinson, Sandrine Bonnaire ou Milla Jovovich lui ont prêté leurs traits. Quels que soient les efforts, elle continuera à s’esquiver. Elle semble avoir déserté le monde pour gagner un empyrée où elle demeure visible sans pouvoir être saisie. Elle est un personnage de chair devenu une icône, une femme faite sainte, une guerrière restée une bergère, un chef de guerre n’ayant jamais fait couler elle-même le sang. Encore vivante, Jeanne d’Arc avait tout pour être une héroïne : issue d’un humble village des marges de Lorraine, puis inspirée par Dieu, proche du roi Charles VII pendant quelques semaines, guerrière, morte en martyre, autant d’éléments propres à susciter la fascination. La vie de Jeanne ayant été pour l’essentiel publique (hormis l’épisode des voix), ce fut aussi une vie spectacle qui frappa les contemporains puis toutes les générations jusqu’à aujourd’hui. Son histoire est maintenant bien connue. Elle fut immédiatement instrumentalisée, utilisée, discutée. Cela commença au XVe siècle et continue au XXIe. C’est cette dimension que ce livre explore en privilégiant le cadre français tout en se permettant un petit détour vers le monde germanique qui fit tant pour la redécouverte de l’héroïne. Il y a des  » Jeanne  » anglaise, italienne ou américaine, mais nous observerons surtout celles nées de l’imaginaire hexagonal. Les images accompagnent le texte pour l’illustrer, parfois pour s’en écarter afin de fournir un regard supplémentaire. Les cartes postales un peu kitsch du début du XXe siècle ou les gravures en taille-douce de l’ancien régime, les écrits des poètes ou les propos des politiques, les interventions des laïcs ou la parole de l’Eglise dessinent de multiples Jeanne. En lui donnant les couleurs de leurs pensées, en lui faisant suivre l’actualité, les Français se sont approprié ce personnage. Depuis sa mort sur le bûcher, elle a vécu des milliers de vies, nous n’en présenterons ici que quelques-unes. Toutes ces existences réinventées montrent que la jeune Lorraine partie aider son roi est devenue un « lieu de mémoire ». Robert Badinter le disait, le 2 juin 1996 à Rouen, « le message de Jeanne a valeur universelle ». Philippe Martin.

Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne. En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica.

En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle. En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone.

En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement. De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public.

Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. Cet usage est toutefois fautif puisque, comme sa définition l’indique, le livre numérique est un fichier numérique et non l’appareil électronique qui permet de le consulter. C’est la  transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique . Le livre numérique homothétique respecte les limitations physiques du livre malgré l’absence de ces limitations dans un environnement numérique. Il s’agit de la forme la plus répandue et de la première à être apparue. Ce type de livre vient compléter la version imprimée grâce aux avantages que permet le format numérique, tant sur le plan de la forme que du contenu.

Ainsi, par les possibilités d’enrichissement quasi infinies de l’œuvre qu’il admet, le type enrichi est de plus en plus exploité. Marcoux écrit qu’il s’agit du livre  créé par ou pour le numérique , c’est-à-dire que le livre originairement numérique a été pensé en fonction du format numérique et de ses potentialités techniques. Pour cette raison, il possède une forte hypertextualité, mais il est plus récent et moins commun que les précédents. La plateforme Scalar est une plate-forme qui permet l’édition de livres augmentés.

Elle a été conçue en 2009 par L’Alliance for Networking Visual Culture. Le livre numérique doit être lisible. Le livre numérique doit être manipulable. Pour cela, il faut que l’on puisse indexer son contenu et effectuer des recherches. Plus on crée de livres applications, plus il est difficile de les indexer et de créer des outils d’indexation.