Jeremiah, tome 16 : La Ligne rouge PDF

Le yézidisme, ou religion des sept anges, est une religion monothéiste de la communauté ethno-religieuse Yézidi. Les yézidis forment une minorité confessionnelle. Ils sont adeptes d’un jeremiah, tome 16 : La Ligne rouge PDF issu d’anciennes croyances.


En perpétuelle errance sur des terres dévastées, confrontés à d’autres survivants qui reproduisent à l’identique tous les travers qui ont déjà conduit la planète à sa destruction, Jeremiah le réfléchi et Kurdy la tête-brûlée ont l’art de mettre les pieds là où il ne faut pas. Dans ce monde anéanti par la folie des hommes, la règle du jeu, c’est la loi du plus fort, dans l’âpre violence d’un retour aux premiers âges.

On retrouve en effet de nombreuses similitudes entre le yézidisme actuel et les religions de l’Iran ancien. Il ne faut pas confondre les yézidis avec les zoroastriens, surtout présents en Iran. Les yézidis parlent un dialecte kurde, le kurmandji, qui est une langue iranienne. Le principal lieu de culte des yézidis est le temple de Lalech. Les yézidis possèderaient deux livres sacrés : le Kitêba Cilwe, le Livre des Révélations, et le Mishefa Reş, le Livre noir.

La transmission orale tient une grande place : peu de yézidis ont lu ou vu les deux livres saints. Les fidèles de cette religion croient en un dieu unique : Xwede. Malek Taous tient cependant une place importante dans cette religion. Avant de créer le monde, Dieu a créé les sept anges et désigné Malek Taous comme leur chef. Au sommet de cette hiérarchie se trouve le prince yézidi, le  Mîr . Juste au-dessous de lui il y a le Baba Cheikh, le  pape  yézidi. Les Faqirs, Qewels et Kocheks, qui sont des serviteurs religieux, servent le Baba Cheikh.

Il est difficile de connaître le nombre exact de yézidis : une estimation donne un total de 800 000. L’estimation du nombre de yézidis a toujours été très difficile. Les raisons de cette incertitude sont variables selon les époques, les pays mais aussi la source des estimations. La difficulté d’accès à leur zone d’habitation est un élément majeur.

Ce sont en grande partie les persécutions physiques qui poussent les yézidis à rejoindre ces zones difficiles d’accès. Traditionnellement, le nombre de yézidis fut toujours indiqué bas, en Turquie, Irak et Syrie, et même en Iran. Ainsi, les autorités irakiennes sous Saddam Hussein n’évoquaient que quelques milliers de yézidis en Irak. En Iran, le nombre de yézidis est difficile à établir : les autorités iraniennes indiquent quelques milliers de représentants tout au plus, alors que différents mouvements kurdes indiquent au moins plus de 100 000 représentants. En Arabie Saoudite, la religion yézidie n’est pas reconnue, et ses membres, persécutés, doivent pratiquer clandestinement, ou partir pour l’étranger.

Le nombre de yézidis en Arabie Saoudite est inconnu. Dans l’ensemble du Kurdistan, la religion yézidie est bien vue et tolérée par les autochtones kurdes, car cette religion est l’un des éléments de l’identité, de l’histoire, de la culture, et de la vie des Kurdes. Pour les Turcs et les Arabes, ce sont une religion et des croyances qui relèvent du passé, et ses pratiquants sont considérés comme des ruraux arriérés. L’origine du nom même de yézidi est débattue. Le terme yézidi fait l’objet d’un double emploi. Il s’utilise aussi bien pour parler d’un individu appartenant à la tribu des Yézidis, que pour parler d’un pratiquant du yézidisme.

Le mot yazatah donna le moyen-persan yazad et yazd, au pluriel yazdan, qui aboutit en persan moderne à izad et en kurde à yezid et yezdan. L’une des premières références connues sur les Yézidis est le Livre de la Gloire, appelé Chronique des Kurdes, de Cheref ed-Din Khan, écrit en 1597. Layard étudie sérieusement cette communauté et ouvre la voie aux études ultérieures. Son nom est resté comme celui du premier savant s’étant penché sur l’étude des Yézidis. En Irak, des Yézidis ont publié un recueil de textes issus de leur tradition orale, en particulier de leur caste religieuse nommée Qewels.

Yézidis orientant leur religion vers le mysticisme. Les Yézidis l’ont adopté comme leur saint archétypal. Adi a été célébré à cause de sa vie sainte. Il a fondé un ordre religieux nommé d’après lui-même, al-Adawiya. Son sépulcre est indiqué par trois coupoles coniques dans les environs du village de Baadri, non loin à l’est du monastère Rabban Hormizd. Son tombeau attire toujours un grand nombre de personnes. Pour lui, les Jésides avaient deux formes d’habits : les uns étaient vêtus en noir, les autres à la manière du pays.

Les habits noirs étaient portés par les fakirs, hommes mariés monogames et respectés. Les Yézidis sont décrits par les musulmans comme des adorateurs de Dieu, mais pour Michel Febvre ils refusent surtout de maudire le diable qu’ils craignent. Ils appellent le diable l’Ange paon,  celui que vous savez , ou  celui que les ignorants maudissent . Pour Michel Febvre, ils n’ont pas de système d’écriture propre, ce qui permet des variations de leurs croyances, ainsi ils peuvent croire selon les cas à la Bible, à l’Évangile, ou au Coran qu’ils peuvent considérer tous trois comme descendus du ciel.