Jeunes en souffrance PDF

Enregistré à jeunes en souffrance PDF Présidence de l’Assemblée nationale le 13 juin 2018. En l’absence de soutien familial, de ressources financières et, bien souvent, de diplôme ou d’accès à un logement, de nombreux jeunes majeurs se trouvent exposés au risque d’isolement et de pauvreté. Ces difficultés concernent en premier lieu les jeunes relevant du dispositif de protection de l’enfance lorsqu’ils atteignent l’âge de dix-huit ans. Si près de 20 000 jeunes bénéficient aujourd’hui d’un contrat  jeune majeur  conclu avec le département afin de prolonger la prise en charge au-delà du dix-huitième anniversaire, ce dispositif présente un certain nombre de faiblesses.


L’ouvrage est issu de l’expérience éducative d’un compagnon de Freud, auprès des jeunes en difficulté, délinquants, cas sociaux, carencés, dans les années vingt. Il représente la première tentative de fonder l’acte éducatif à partir de la psychanalyse. D’une grande richesse clinique, prenant appui en permanence sur la relation avec les jeunes et les parents, ancré dans la vie quotidienne de l’institution, l’ouvrage d’August Aichhorn ramène les éducateurs d’aujourd’hui (spécialisés ou non) à l’essence même de leur pratique: la rencontre à chaque fois nouvelle et l’accompagnement sur leur chemin de vie, de sujets en souffrance. Dans un moment troublé où beaucoup d’éducateurs se demandent ce qu’ils font, voici un ouvrage qui nourrira autant la réflexion que la pratique éducative, qui sont à réinventer sans cesse.

En raison d’une ambiguïté législative, la plupart des départements considèrent que les prestations proposées par le service de l’aide sociale à l’enfance en direction des jeunes de 18 à 21 ans sont facultatives. En somme, la situation de ces jeunes majeurs vulnérables est marquée par un paradoxe : il leur est demandé d’être autonomes bien plus tôt que les autres jeunes, qui bénéficient d’un soutien financier et d’un logement familial jusqu’à l’âge de 25 ans en moyenne. La présente proposition de loi vise à renforcer l’accompagnement de ces jeunes majeurs vulnérables vers l’autonomie. Au-delà de la souffrance individuelle des jeunes concernés, il s’agit de lutter contre le gâchis économique et social et le non-sens éducatif qui en résulte, en termes d’insertion et de perte potentielle de motivation pour ces jeunes mais aussi pour les professionnels qui les accompagnent. Il convient pour cela d’agir sur plusieurs volets : l’aide apportée doit reposer sur des critères fiables et identiques, quel que soit le territoire.

Elle doit permettre aux jeunes de se projeter et de construire leur avenir, sans que celui-ci soit compromis par des ruptures brutales de parcours. La réussite scolaire des jeunes vulnérables doit être davantage encouragée, et leur accès à un logement facilité. L’article 1er clarifie le dispositif législatif relatif aux contrats  jeune majeur  en précisant que la prise en charge des majeurs de moins de 21 ans par les services de l’aide sociale à l’enfance est obligatoire lorsque ces jeunes cumulent un certain nombre de difficultés. L’article 2 déconnecte la fin de la prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance de la date d’anniversaire du jeune, pour lui permettre de terminer le cycle scolaire ou universitaire engagé. Afin de reconnaître les  bonnes pratiques  des départements volontaires pour poursuivre l’aide jusqu’à 25 ans et d’encourager leur développement, l’article 3 inscrit dans la loi la possibilité, pour les départements, de prolonger la prise en charge des jeunes majeurs par les services de la protection de l’enfance jusqu’à l’âge de 25 ans. L’article 4 prévoit la possibilité pour le jeune d’être accompagné dans son parcours vers l’autonomie par une personne de confiance, qu’il aurait lui-même choisie et qui ne serait pas nécessairement un professionnel de la protection de l’enfance.