Journal inédit I ( 1892-1895 ) PDF

Issu d’une famille de cultivateurs et de commerçants, Joseph-Aimé Peladan, qui se donnera plus tard le prénom de Joséphin, est le fils de Louis-Adrien Peladan, journaliste à Journal inédit I ( 1892-1895 ) PDF France littéraire, fondateur de La Semaine religieuse et de Joséphine Vaquier. Il entre comme employé au crédit Faillelle à Paris.


Il voyage à Rome et à Florence où il se prend de passion pour le Quattrocento et pour Léonard de Vinci. En 1884, il rencontre Léon Bloy et Paul Bourget et enthousiasme Jules Barbey d’Aurevilly, qui préface son roman, Le Vice suprême en 1884. Ce manifeste lui apporte une célébrité immédiate à 26 ans. Jean Lorrain le surnomme  le pélican blanc . Il se fâche avec Léon Bloy, passe deux jours en prison pour avoir négligé de régulariser sa situation militaire et publie un très grand nombre de textes dont, en 1888, son livre le plus connu, Istar. Péladan, dont le savoir était plus brillant que solide, ne tarda pas à se dérober aux discussions qui le mettaient sur la sellette.

Il était alors grisé par le succès de son Vice Suprême et par la curiosité qu’il éveillait dans les salons, où il s’attachait à faire sensation. Le titre de Mage ne lui suffisant plus, il se promut Sar, ce qui signifie Roi en assyrien. Il était parfumé des sept parfums correspondant aux sept planètes, mais où dominait impérieusement l’eucalyptus. Ces surnoms et ces préférences vestimentaires –  drapé d’un burnous noir en poil de chameau filamenté de fils d’or, en velours vieux bleu, botté de daim, et, comme Absalon, chevelu la barbe ointe d’huile de cèdre  – , font de lui une cible des caricaturistes et des humoristes : il est surnommé  le Mage d’Épinal , le « Sar dîne à l’huile »,  Platon du Terrail  ou encore  le Sar pédalant . Quand il se prend de passion pour Wagner, il vient à Bayreuth vêtu d’un habit blanc, d’une tunique bleu ciel, d’un jabot de dentelle et de bottes de daim, avec un parapluie retenu au côté par un baudrier.

Le Portrait de Joséphin Peladan par Alexandre Séon au Salon des Rose-Croix de 1892. En 1888, Peladan fonde avec Stanislas de Guaita l’ordre kabbalistique de la Rose-Croix qui accueille aussi Papus et Charles Barlet. L’année suivante, il organise le premier des Salon de la Rose-Croix, du 10 mars au 10 avril, à la galerie Durand-Ruel :  Ce jour, l’Idéal eut son temple et ses chevaliers, et nous, Macchabées du Beau, nous allâmes apporter à Notre-Dame, aux pieds de notre Suzerain Jésus, l’hommage du temple et l’agenouillement des Rose-Croix. Alexandru Bogdan-Piteşti à Bucarest en 1898, photographie de Ioan Spirescu, bibliothèque de La Chaux-de-Fonds. Les circonstances de la mort de Jules Barbey d’Aurevilly vaudront de violentes attaques autour de son testament du journal La France sous la plume de Joséphin Peladan. Pour ce dernier Léon Bloy et Louise Read auraient laissé mourir Barbey d’Aurevilly sans l’assistance d’un prêtre. La Prométhéide, qui se voulait la suite du Prométhée d’Eschyle.

En 1908, il reçoit le prix Charles Blanc de l’Académie française. Sépulture de Peladan au cimetière des Batignolles à Paris. Salons de 1882 et de 1883, avec une lettre de Jules Barbey d’Aurevilly, Camille Dalou, 1888, 216 p. Avec l’instauration de la Rose-Croix esthétique, E. 1892 : Ordre de la Rose-Croix du Temple. Catalogue du Salon de la Rose-Croix, 10 mars 1892-10 avril 1892, A.