Journaux de tranchées PDF

Avec un respect qui s’oppose magnifiquement à la barbarie de l’ennemi, nous donnons à ses journaux de tranchées PDF des sépultures de soldats. Un casque marque, ici, la dernière demeure d’un sous-officier bavarois dont la famille, plus tard, pourra réclamer les restes.


Le Canard du boyau, Le Bochofage, L’Echo des tranchées, En attendant, L’Anti-cafard, L’Anti-sceptique, La Bombe, Le Cafard enchaîné, L’Echo côtier, La Gazette du créneau, Le Ver luisant, L’Artilleur déchaîné, Le Tord-boyau, L’Echo corico, Le Sourire de l’escouade, Le Soleil d’or, Riant, autant de titres qui évoquent avec humour ou esprit guerrier, et souvent les deux mêlés, l’esprit des journaux de tranchées. Rédigés sur le front par les poilus, ces journaux, mêlant caricatures, dessins, chansons et poésies sur fond d’humour potache ou empreint de dérision, témoignent de la dure réalité de la Grande Guerre, vécue depuis le front. Ils nous rapprochent ainsi de ces soldats que l’on a connus sous les traits ridés des « anciens combattants » mais qui ont eu vingt ans, trente ans sur la Somme, aux Eparges, à Verdun, à Douaumont ou au Chemin des Dames. Des Impressions du front à découvrir à travers l’un des ensembles les plus complets actuellement conservés en France, le fonds Charles Clerc.

Un obus éclate, dans le Pas-de-Calais, entre deux lignes de dragons à pied, tirant, avant de charger à la baïonnette, et procédant par « bonds » de trente mètres. Bien qu’ils aient promis de ne plus tirer sur Belgrade, les Autrichiens n’en continuent pas moins à lancer sur la ville blanche des obus de 205 chaque fois qu’ils éprouvent un échec sur un point quelconque du front. On voit ici dans une rue, près de la Save, le trou creusé par une marmite. Au-dessus, le pont qui reliait l’Autriche à la Serbie et que suivait l’Orient-express. Au cours de son dernier voyage en Alsace, le général Joffre visita quelques points stratégiques. C’est à dos de mulet qu’avec le général Dubail il gagna un observatoire. Au retour, il offrit à son guide une pipe que le brave muletier montrera souvent avec orgueil.

On remarquera la croix de guerre du général sur l’autre photo, laquelle le représente donnant aussi une pipe au général commandant la division qui a enlevé le hameau de La Fontenelle. En bas, le général Dubail dans une descente rapide. L’amiral Ronarc’h est le chef de ces fusiliers marins fameux qui, dans le Nord, soutinrent victorieusement l’assaut formidable de l’ennemi. Il n’a que deux étoiles, mais est commandeur de la Légion d’honneur. Il vient de décorer deux généraux de division, le général H. Les drapeaux des différents régiments qui assistaient à la revue. Всего 5 онлайн пользователей: 0 зарегистрированных пользователей и 5 гостей.

Зарегистрированные пользователи, которые были онлайн за последние 10 минут: . Poilus au repos devant un abri. Poilu est le surnom donné aux soldats français de la Première Guerre mondiale qui étaient dans les tranchées. Ce surnom est typique de cette guerre et ne fut utilisé qu’en de rares et exceptionnels cas pendant la Seconde Guerre mondiale. Poilu  dans le désert d’Égypte durant la Seconde Guerre mondiale. Collection de l’Office of War Information américain. Avant d’être le soldat de la Marne, le  poilu  est le grognard d’Austerlitz, ce n’est pas l’homme à la barbe inculte, qui n’a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque, c’est beaucoup mieux : c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main !

Ce terme militaire datant de plus d’un siècle avant la Grande Guerre,  désignait dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien, soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court . Marcel Cohen, linguiste lui aussi mobilisé et participant à l’enquête, précisa qu’en langage militaire le mot signifiait individu. Jehan Rictus, poète et écrivain populaire, fut beaucoup lu dans les tranchées. Mais depuis 1914, dit Albert Dauzat qui étudiait l’étymologie et l’histoire des mots, le terme  poilu  désigne pour le civil  le soldat combattant  qui défend notre sol, par opposition à  l’embusqué . Une version populaire de la signification prétend que le surnom fut donné pendant la Grande Guerre, du fait des conditions de vie des soldats dans les tranchées.