L’éblouissement moderniste : Mutations du regard à travers l’art contemporain PDF

Hilma af Klint, Chaos, no 2, 1906. L’art abstrait peut se passer de modèle et s’affranchit de la fidélité à la l’éblouissement moderniste : Mutations du regard à travers l’art contemporain PDF visuelle et ainsi des créations plastiques mimétiques. Il ne représente pas des sujets ou des objets du monde naturel, réel ou imaginaire, mais seulement des formes et des couleurs pour elles-mêmes.


« Ceci n’est pas une Histoire de l’Art, mais une histoire de regards ». Projetant sur son sujet un cadre assez large, puisqu’il commence avec la théorisation de la perspective au cours de la Renaissance italienne et s’achève par une méditation sur le land art, ce court essai décale les enjeux autours desquels tournent habituellement les études de l’art, s’intéressant à la réception des œuvres plus qu’à leur genèse proprement dite. L’art ne donne pas seulement à voir ; il anticipe le regard. Non content de produire de nouvelles visibilités, il transforme notre regard collectif afin que la société puisse faire une place, aussi ténue soit-elle, à ce « jamais vu ». C’est la logique de cette transformation qui est ici au cœur de la réflexion. Ainsi assistons-nous à l’édification d’une nouvelle culture du voir. Comprendre à quoi, collectivement, ces mutations du regard nous engagent désormais : tel est l’objet inédit de ce texte mené tambour battant.

L’art abstrait ou la quête du  Rien  ? Selon l’historien et critique d’art Michel Ragon, l’abstrait ne se définit que par son histoire. On trouve aussi de l’abstraction dans les œuvres de l’artiste suédoise Hilma af Klint commençant vers 1906. Le peintre Vassily Kandinsky est considéré comme le fondateur de l’art abstrait.

Il a peint sa première aquarelle abstraite Sans titre en 1913. On représente ce qu’on sait d’un objet plutôt que ce qu’on en voit. L’art abstrait utilise un langage formel, pictural et linéaire pour créer une composition indépendante du rapport aux références visuelles existantes dans le monde sensible. La découverte et l’accès grandissant aux arts et cultures extérieurs à l’Europe ont insufflé d’autres modèles de description et permis une expérience visuelle de l’artiste libérée des contraintes de la représentation. Les sources dont les artistes tirent leur arguments théoriques sont diverses et reflètent les préoccupations sociales et intellectuelles dans tous les domaines de la culture occidentale de cette époque.