L’étude de cas : Dialogue entre recherche et pratique en psychologie clinique et en psychothérapie PDF

Cette maladie, fréquente, altérant la qualité de vie, touche le plus souvent les femmes d’âge moyen. Il est pluridisciplinaire, reposant sur l’association de l’étude de cas : Dialogue entre recherche et pratique en psychologie clinique et en psychothérapie PDF pharmacologiques et non-pharmacologiques.


Un cas exemplaire, un cas d’école, un beau cas, un cas de figure, un cas extrême, un cas particulier, un cas épineux, un cas limite… Les modalités de l’étude de cas sont multiples et expriment le fait que tout raisonnement suivi, toute explication, toute théorie bute une fois ou l’autre sur la nécessité d’explorer et d’approfondir les propriétés d’une singularité accessible à l’observation. Publier un ouvrage sur la question du cas unique, c’est participer à ce moment de réflexion sur les méthodes scientifiques en psychologie. C’est aussi oeuvrer à un repositionnement constructif de cette modalité de faire science, en donnant la parole aux auteurs spécialistes de ces questions ou directement concernés par celles-ci à travers leurs recherches ou leurs pratiques. Cet ouvrage, issu de la collaboration entre l’Institut de psychologie et l’Institut universitaire de psychothérapie de l’Université de Lausanne, offre un panel de contributions qui ont pour objectif d’illustrer une réflexion ou une pratique dans ce domaine et de problématiser cette réflexion ou cette pratique en montrant les interrogations qui les traversent et les éventuelles réponses qu’on peut y apporter.

La fibromyalgie est aussi une entité qui amène à réfléchir sur la notion de maladie. Dans les pays allemands et scandinaves, le rhumatisme musculaire est considéré comme une pathologie de structure, dans le cadre de l’anatomie pathologique de Rudolph Virchow. L’examen clinique distingue des nodules palpables du muscle, par atrophie et fibrose, à traiter par massages et électricité. Le mécanisme envisagé est alors celui d’une atrophie musculaire remplacé par du tissu conjonctif.

En 1841, François Valleix, dans son Traité des névralgies décrit des points douloureux à la palpation, pas toujours reliés à une douleur spontanée, ou à la distribution ou point d’émergence de nerfs périphériques. Dans les années 1940, il n’existe aucun accord sur les définitions, la place et la nature des  rhumatismes musculaires  dépourvus de base organique puisque, contrairement à leur dénomination fibrositis, on ne retrouve aucune anomalie structurelle ou inflammatoire. Pour certains, vu le fait qu’elle affecte majoritairement des femmes, la fibrositis est classée dans le groupe depuis contesté des hystéries féminines. En France, jusqu’aux années 1970, ce genre d’affections appartient aux  psychalgies  ou  algies psychogéniques , comme la cervicodorsalgie essentielle ou bénigne des femmes jeunes. Cela a été supposé à partir du fait que les douleurs résistent aux analgésiques musculaires usuels à l’époque. La fibromyalgie ou syndrome fibromyalgique est alors envisagée comme un objet d’interrogation, plutôt qu’un objet de savoir. Ces études, confirmées par d’autres, reconnaissent l’existence d’un syndrome spécifique : l’association des symptômes à l’interrogatoire, aux points sensibles à l’examen, est validée.

En 1987, sous le titre Fibromyalgia syndrome. Marcel-Francis Kahn ré-introduit en France l’étude de la fibrosite dans les années 1970. Après l’arthrose, la fibromyalgie est la maladie rhumatismale la plus fréquente. Classiquement, elle est beaucoup plus fréquente chez les femmes de 20 à 50 ans. En France, des auteurs comme M.