L’ABCdaire de la Cité interdite PDF

La Cité interdite, Salle de l’Harmonie Suprême sur sa terrasse recouverte de marbre. 1420, reconstruite après l’ABCdaire de la Cité interdite PDF’incendie de 1888.


Grande pagode de l’Oie sauvage, Xi’an, Shanxi. Détail : en parement, remploi de matériaux de démolition récupérés sur le site. L’architecture chinoise, est depuis les années 1980, une architecture en pleine mutation. Depuis les origines, l’architecture en Chine, dans les zones de peuplement Han, était majoritairement une architecture de bois, les murs de brique n’étant pas porteurs.

La composition-type de l’espace reposait sur l’emploi de cours successives et de bâtiments structurés en multiples du siheyuan. C’est sous cet aspect que se présentaient globalement les villes comme les campagnes chinoises avant les années 1920. L’architecture, en Chine comme en Occident, est aussi le reflet des pensées qui sont à l’œuvre dans les cultures et dans les sociétés et sur lesquelles les bâtisseurs-usagers ou les spécialistes des constructions et leurs commanditaires s’appuient pour penser l’architecture. Quant à l’architecture contemporaine en Chine, elle est confiée à des cabinets d’architectes qui appliquent les valeurs et les méthodes du modernisme en architecture. La permanence d’un modèle modulable et sa dispersion.

L’édifice conserve la composition d’origine d’époque Song. Selon les lieux et pour la plupart des populations Han, dans les maisons les plus huppées, l’ossature de bois, quand elle existait, reposait sur une plate-forme de fondation, et le toit pouvait avoir un caractère plus ou moins décoratif selon le statut de l’édifice et selon les moyens de ses éventuels propriétaires. Dans ce système, le mur, non porteur, servait à diviser l’espace. Le mur d’enceinte magnifiait le toit, aussi celui-ci portait-il souvent des ornements. Ce modèle pense l’architecture par agrégats : les enceintes, les bâtiments, les cours et les galeries étant traités par groupes dans la composition d’ensemble.

De même, la charpenterie de ce type de bâtiment y est conçue par groupes d’unités identiques normalisées. En Chine on pense toujours l’architecture par ensembles, exceptionnellement par unité isolée. Coupe schématique d’une charpente typique d’époque Tang. Jeu de consoles sur une charpente classique. L’image la plus communément répandue de l’architecture chinoise est celle du pavillon dont les avant-toits sont relevés en courbes gracieuses. Aujourd’hui elle s’applique partout, jusque dans les Chinatowns et certains immeubles contemporains, plutôt comme un signe d’appartenance au monde chinois cossu ou cherchant à le paraître, afin de correspondre à cette image pour des raisons parfois purement commerciales. Tang, qui permettent de reproduire tel modèle d’édifice en structure de bois où que l’on soit en Chine.