L’Afrique orientale : Annuaire 2005 PDF

Please forward this error screen to web-wb-14. La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique,  l’exclusion systématique des lépreux  et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie. La lèpre, réalité pathologique, était remplie d’un imaginaire morbide qui participait activement à sa représentation et à sa perception, imagination qui illustre ce qu’inspirait cette maladie et inspire encore de nos jours. Bible était devenue la base de l’Afrique orientale : Annuaire 2005 PDF connaissance.


Cette nouvelle édition de l’annuaire de l’Afrique orientale revient sur les moments clés qui ont marqué l’année 2005 en Afrique de l’Est. L’actualité politique s’est caractérisée par des événements qui mettent en lumière les processus de transition démocratique complexes dans lesquels sont engagés les trois pays d’Afrique de l’Est (référendum constitutionnelle au Kenya, élection présidentielle en Tanzanie, et réintroduction du multipartisme en Ouganda). Les trois dossiers thématiques proposés dans cette édition viennent apporter un complément d’informations sur la vie politique et sociale des trois pays. Le premier est consacré au référendum constitutionnel au Kenya et au processus de démocratisation vu notamment à travers le statut de la presse. Trois articles mettent également en perspective la question de la gestion des ressources naturelles (forestières et lacustres) au Kenya, en Tanzanie et autour du lac Victoria. Enfin le dernier dossier fait le point sur l’épidémie de Sida au Kenya avec des éclairages sur les jeunes et les migrants.

Les chapitres XIII et XIV du Lévitique sont entièrement consacrés à la lèpre et regroupent diverses parties faisant référence à l’examen des lépreux, aux dispositions qu’il faut prendre vis-à-vis d’eux ainsi que le rituel de purification du malade. En premier lieu, un prêtre devra diagnostiquer la lèpre en observant l’aspect de la peau, les éventuelles taches présentes sur celle-ci ainsi que la pilosité du potentiel malade. Donc le lépreux apparaissait comme un être vivant, mais qui possédait les caractéristiques physiques d’un mort en état de décomposition. Ainsi sa mort sociale et son exclusion n’étaient que l’expression de son apparence qui évoquait la mort physique. La lèpre est connue depuis l’Antiquité.

Les premières descriptions datent de 600 ans av. On la retrouve dans les civilisations antiques en Chine, en Égypte et en Inde. On a d’ailleurs longtemps cru à une origine asiatique. Elle serait arrivée en Afrique de l’Ouest avec les explorateurs nord-européens, puis l’esclavage l’aurait disséminée dans les Caraïbes et l’Amérique du Sud. En effet, la lèpre s’était tellement propagée en Europe après les croisades qu’il est difficile d’en contester leur rôle.

Si ces facteurs avaient favorisé l’expansion de la maladie, pour que celle-ci ait autant sévi et se soit implantée pendant près de 1 500 ans, il a fallu des conditions locales particulièrement favorables à la maladie : tout d’abord une mauvaise hygiène, le déversement des ordures sur la route permettant aux animaux errants de s’en approcher et s’en nourrir, des habitations mal construites ne laissant pas la possibilité d’aérer correctement l’intérieur et de chasser l’humidité. En 583, le Concile de Lyon interdit le voyage aux lépreux afin d’éviter que la maladie se propage et stipule que les lépreux doivent être séparés du reste de la communauté et considérés comme étant morts. En 757, en France, à Compiègne, un parlement décide que si dans un couple marié l’un des deux conjoints est lépreux, il est permis à l’autre de se remarier en toute bonne conscience. Lépreux sonnant sa cloche pour avertir les passants. Avant d’arriver à l’exclusion pure et simple du lépreux, un certain nombre d’éléments sont requis. En premier lieu, la personne soupçonnée d’avoir contracté la maladie est convoquée pour un examen minutieux.

De plus, l’exclusion du lépreux devait être prononcée officiellement, donc si le malade pouvait cacher les symptômes de sa maladie, alors il pouvait continuer en cachette à vivre normalement avec sa famille, ainsi retardant le plus possible le jour de son exclusion, mais laissant libre cours à la contagion. Juifs et la condamnation de l’homosexualité. Ils étaient considérés comme porteurs de la lèpre et donc contagieux, en continuité avec l’exclusion médiévale du lépreux. Dès le haut Moyen Âge, grâce aux textes de l’Antiquité, les symptômes majeurs de la maladie avaient pu être identifiés. Les premiers symptômes de la lèpre étaient identifiés dans les yeux devenant dilatés, les lèvres créant des boursouflures crevassées, le visage tuméfié et la cloison nasale qui se creusait et se détériorait. Victimes de la lèpre recevant la parole d’un évêque. Omne Bonum, de James le Palmer, Londres, 1360-1375.