L’anorexie chez les adolescentes PDF

Portrait de Miss A— en 1866 et en 1870 après le traitement. Elle était l’un des premiers cas décrits d’anorexie mentale. Elle se manifeste notamment par une préoccupation très forte de l’apparence, qui entraîne l’anorexie chez les adolescentes PDF restrictions alimentaires drastiques.


L’anorexie chez les adolescentes est l’une des pathologies psychosomatiques les plus graves qui peut aboutir au décès des patientes. L’aide psychologique courante est très aléatoire. L’implication de la famille dans les soins apparaît comme nécessaire, mais elle manquait jusqu’à présent d’un modèle cohérent de prise en charge. Robert Pauzé s’inspire des travaux de Gregory Bateson pour une prise en charge souple de l’écosystème concerné : médecin, famille, réseau juvénile. Il assure à la fois la thérapie personnelle de la jeune patiente et la coordination personnalisée de ces ensembles complexes. Depuis une vingtaine d’années, il a réuni ainsi un savoir tout à fait original, qui a fait ses preuves dans la clinique.

Les sujets qui souffrent de ces troubles sont surtout des adolescentes, même s’il y a de plus en plus de garçons et d’adultes. On retrouve souvent une perturbation psychologique de l’image du corps. La mode et les phénomènes d’imitations entre adolescents sont souvent incriminés, mais ils restent difficiles à isoler de l’histoire du sujet qui souffre de son environnement familial et d’événements de vie déclenchants. L’anorexie mentale ne se retrouve pas dans les mêmes proportions dans toutes les cultures et à toutes les époques. L’anorexie mentale, ou anorexia nervosa, est un trouble des conduites alimentaires. Elle se manifeste par  un refus catégorique de maintenir un poids corporel normal et par des mesures extrêmes et intentionnelles visant à perdre du poids ou à ne pas en prendre en période de croissance.

Dans l’anorexie mentale, le patient lutte contre la faim ou a perdu l’appétit. Souvent, ces restrictions s’accompagnent d’activités physiques ou intellectuelles intenses. Certains experts estiment que l’hyperactivité des anorexiques serait une attitude intentionnelle, destinée à perdre davantage de poids en brûlant plus de calories. Le diagnostic doit être établi ou confirmé par des médecins spécialistes.

Des adolescents présentent parfois des conduites alimentaires d’allure anorexique mais qui sont passagères, relevant parfois d’attitudes d’identification à des camarades, à des vedettes ou autres mannequins. L’anxiété et le besoin de maigrir sont également responsables d’une hyperactivité physique. Outre les adolescents, l’anorexie peut toucher directement les nourrissons. Dans ce cas, le refus de l’alimentation est évidemment important et tenace, et, par là, se distingue de l’anorexie dite  primitive , où le nouveau-né, hypotonique, ne tire pas ou refuse sein et tétine. Elle s’accompagne souvent d’anxiété, de dépression, de repli sur soi et parfois de dépendances aux drogues ou à l’alcool.

Elle peut prendre une forme suicidaire. Cette maladie se traduit par une perte de poids. La perte de poids est directement liée à la privation alimentaire. Les rechutes font partie du traitement. Les considérer comme des échecs peut conduire à un découragement et des abandons. Cependant l’évolution de la maladie dépend des thérapies entreprises.

Il est souvent nécessaire de poursuivre le traitement psychique au-delà de la reprise d’un poids proche de la normale. Les dérèglements physiques peuvent, à terme, menacer la vie de la personne. Cette maladie concerne essentiellement les jeunes filles de 12 à 20 ans, mais peut apparaître dès l’âge de 9 ou 10 ans. Environ la moitié des anorexiques parvient à guérir et un tiers s’améliore mais parfois seulement de manière transitoire. L’imagerie cérébrale fonctionnelle note des anomalies chez les anorexiques.

De nombreuses hypothèses physiologiques sont travaillées depuis des décennies, toutes ne sont plus d’actualité, comme pour toutes les autres psychopathologies, les recherches dans le domaine sont en cours et aucune d’elles ne s’impose actuellement comme pouvant être retenue comme définitive. On doit donc être prudent lorsqu’on en prend connaissance et qu’on les diffuse. En 1994, a été isolée une hormone sécrétée par les cellules du tissu gras, les adipocytes. Cette hormone, appelée leptine, renseignerait le cerveau sur les réserves en graisse de l’organisme. Un des moyens par lesquels la leptine diminuerait l’apport alimentaire serait la baisse de la valeur appétitive des aliments. La leptine modifierait l’état du circuit méso-limbo-cortical impliqué dans les mécanismes de récompense. Les adipocytes ne secréteraient pas seulement de la leptine.