L’architecture des collèges parisiens au Moyen Age PDF

Il prend son sens avec les Croisades et l’arrivée de grandes épidémies puis l’accueil des pauvres et des exclus. Durant l’Antiquité, l’hospitalité, l’aide et l’assistance se pratiquent dans les maisons privées et sont l’architecture des collèges parisiens au Moyen Age PDF comme des obligations familiales ou ressortissant de quelques groupes particuliers où on cotise volontairement, les collèges qui assurent également une sépulture décente. C’est avec le Christianisme d’État qu’apparaît l’idée d’une assistance fondée sur la nouvelle spiritualité et qui ne serait plus réservées aux parents et aux membres affiliés au groupe, mais publique, c’est-à-dire offerte à tous, amis ou ennemis, familiers ou étrangers.


Dès le XIIIe siècle, l’architecture des collèges parisiens fut k reflet des phénomènes religieux, culturels et sociaux liés à l’existence de l’université dans la capitale des rois capétiens. Le XIVe siècle marqua un tournant décisif dans la diffusion du modèle collégial dans la ville, grâce à l’implication du souverain et de son entourage politique, avec la fondation de la majorité des collèges médiévaux connus à Paris. Leurs édifices traduisaient un grand pragmatisme, induit par le développement urbain particulier du Quartier latin, mais aussi la réception de modèles royaux et religieux prestigieux. L’architecture de la Sainte-Chapelle et des couvents mendiants eut un impact décisif sur celle des collèges parisiens. Ces établissements étant presque tous détruits aujourd’hui, l’ouvrage s’appuie sur une analyse pluridisciplinaire et inédite de sources diverses issues de l’archéologie, de nombreux dépouillements d’archives ou de l’étude stylistique.

Au Moyen Âge, en Europe les hôpitaux se trouvent étroitement liés à la religion puisqu’ils sont fondés par l’Église et administrés par des membres du clergé. L’hôpital appartient au patrimoine ecclésiastique, ainsi, il est placé sous l’autorité de l’évêque et les ressources financières des hôpitaux proviennent uniquement de la charité individuelle. L’hôpital n’est pas encore un lieu de soins médicaux. Il accueille trois catégories de personnes : les pauvres malades, les vieillards et infirmes, les enfants abandonnés ou orphelins. On en trouve dans presque tous les villages de France. Bimaristan qu’était désigné un hôpital et au sens moderne du terme, un établissement où les malades étaient accueillis et pris en charge par un personnel qualifié.

Universités ont également été introduites par les médecins musulmans. Les hôpitaux qui ouvriront plus tard en Europe au moment des croisades ont été inspirés par les hôpitaux du Moyen-Orient. Le premier hôpital de Paris, les Quinze-vingts a été fondé par Louis IX après son retour de la septième croisade entre 1254 et 1260. De plus, des abus et des désordres financiers viennent ternir la vocation ecclésiastique de l’hôpital. L’édit est complété par un règlement qui précise les missions de cette nouvelle structure administrative, étendue à partir de 1662 dans toutes les grandes villes de France. La première mission de l’Hôpital est le soin et l’assistance : on retrouve la présence d’un médecin, et même d’un service pharmaceutique. Mais les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous de la mainmise étatique.

En effet, malgré les grands principes développés par les Constitutions de 1791 et de 1793, le nombre de pauvres ne cesse de croître et l’État ne peut faire face à l’augmentation exponentielle des dépenses hospitalières. Telle est l’origine historique d’une tutelle très étroite entre l’hôpital et la commune dont les retentissements sont aujourd’hui encore très vivaces. Deux siècles plus tard, le maire est toujours le président du conseil d’administration de l’hôpital. Ceci n’est plus vrai en théorie depuis la nouvelle loi HPST du 21 juillet 2009. Mais en pratique le maire reste le président du conseil de surveillance qui administre l’hopital publique comme avant le Conseil d’administration. La loi du 30 juin 1838 confirme la gestion aux corporations religieuses les quelques asiles d’aliénés, qu’elles avaient créés quelques années auparavant : naissance ainsi de la première externalisation du service public post-révolutionnaire.