L’attaque du château fort PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Le château des comtes de Flandre. L’attaque du château fort PDF del Monte, Andria, Italie, 1240. Moyen Âge en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.


L’attaque du château fort
Illustré par Ute Fuhr et Raoul Sautai

Observe l’attaque du château fort à la pleine lune comme si tu y étais.
Grâce à son effet magique, la lampe va te révéler petit à petit
les mille détails cachés dans chaque page.

Tu trouveras dans ce livre une petite lampe magique en papier pour éclairer l’image.

Les chercheurs actuels débattent sur ce que recouvre le terme de château fort, mais le considèrent généralement comme  le lieu de résidence fortifié d’un détenteur du droit de ban, à l’origine d’une circonscription territoriale, mandement, châtellenie ou bourg , c’est-à-dire la résidence fortifiée privée d’un noble ou d’un seigneur. Empire carolingien dont le territoire a été divisé entre seigneurs et princes. Ainsi, les châteaux forts ont progressivement disparu, remplacés par les forts d’artillerie sans aucun rôle dans l’administration civile et les maisons paysannes qui étaient indéfendables. En Europe, les oppida se sont développés au IIe siècle av. La diffusion des châteaux forts vers l’an 1000 signale qu’ils sont liés à un type particulier de société, dite  féodale . Europe se hérisse ainsi de châteaux qui tous symbolisent un pouvoir sur les hommes et la terre.

Plus le pouvoir territorial des principautés régionales est fort, moins il y a de châteaux, au contraire plus il est faible, plus ils sont précoces et nombreux. La forteresse de Skopje, en République de Macédoine. Tous les possesseurs de château n’ont pas la même autorité seigneuriale. Les princes, comtes et grands dynastes, qui exercent une autorité territoriale, construisent de vastes châteaux pour loger les nombreux chevaliers et  ministériels  qui sont leur armée et leurs  fonctionnaires . Pîtres encourage la construction de forteresses pour faire face aux invasions scandinaves qui menacent la France occidentale. Les partages successoraux accentuent l’émiettement du pouvoir.

L’apogée de la seigneurie châtelaine se situe entre 1030 et 1080. L’historien médiéviste Georges Duby a particulièrement étudié le Mâconnais. Les châteaux restent contrôlés par eux ou leurs familiers, sauf pendant les crises. Le cas normand est plus complexe : le duc confie les vicomtés à des agents fidèles. La structure et l’ampleur des châteaux forts dépendent également des régions et du pouvoir de son propriétaire.