L’ECOLE DE ROCHEFORT. Théories et pratiques de la poésie, 1941-1961 PDF

Né en Grande Brière, il est fils l’ECOLE DE ROCHEFORT. Théories et pratiques de la poésie, 1941-1961 PDF’instituteurs laïques. Saint-Nazaire la découverte de la ville et du cinéma populaire.


La mort de sa mère Anna le 30 mai 1932 plongera le tout jeune adolescent dans une mélancolie profonde. La nostalgie de Sainte-Reine et de cette enfance terrienne, végétale et heureuse, mais aussi la ville et sa vie ouvrière, et la mort hanteront plus tard sa poésie. Le 20 octobre 1941, trois camions bâchés roulent vers la Sablière de Châteaubriant, transportant les 27 otages qui seront fusillés quelques instants plus tard : l’instituteur Cadou rejoint alors à vélo l’école du village où il enseigne et croise le chemin des otages. C’est à Rochefort-sur-Loire, dans l’arrière boutique de la pharmacie de Jean Bouhier, que se retrouveront un groupe de jeunes poètes, en rupture avec le conformisme littéraire du régime de Vichy, et qui revendiqueront le droit de chanter l’amour de la vie. 1946 et la célébra notamment dans Hélène ou le règne végétal. C’est après la classe que le poète pose la blouse grise d’instituteur et monte dans la chambre de veille : Cadou sait que le temps lui est compté, c’est dans cette petite chambre, qui s’avance telle la proue d’un navire sur  la grande ruée des terres  qu’il écrira en cinq ans une œuvre lyrique de première importance. Mais bientôt la maladie va faire son œuvre inéluctable : interventions chirurgicales en janvier et mai 1950 suivies d’une période de rémission qui ne durera que le temps d’un été.

Quelques jours après avoir signé Les Biens de ce Monde, René Guy Cadou meurt dans la nuit du 20 mars 1951, entouré d’Hélène et de Jean Rousselot qui était venu le voir par hasard. Le temps qui m’est donné, que l’amour le prolonge. Ils se sont mariés le 1er août 1910 et installés à Piriac-sur-Mer. Le second fils a donc été prénommé, selon une coutume ancienne, René Guy. La famille Benoiston est de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire, qu’ils rejoignent en train par la ligne de la Brière. La famille Cadou est du sud du département.

Pellerin et séjournent chaque année plusieurs semaines à Sainte-Reine. Georges a un frère à Clisson, une sœur à Pornic et un autre frère qui après avoir fait l’École normale d’instituteurs, s’est lancé dans d’autres activités, notamment la représentation commerciale. En 1920, ses parents sont instituteurs à l’école publique de garçons de Sainte-Reine-de-Bretagne, commune des marais de Brière. Il naît dans l’école, et le lendemain son père le présente aux élèves de sa classe.

Sainte-Reine, il vit une enfance heureuse. La nostalgie de Sainte-Reine et de cette enfance terrienne, végétale et heureuse hantera plus tard sa poésie lyrique. En effet, en 1927, la famille part pour la ville, d’abord à Saint-Nazaire. Malgré tout, il va y trouver un certain nombre de nouveaux centres d’intérêt, en particulier le cinéma.

Il est particulièrement fasciné par le personnage de Charlot, mon copain. Il évoque son année de sixième comme une période assez morne. Nantes, il cesse de fréquenter le cinéma, dont l’accès lui est plus difficile qu’à Saint-Nazaire. En mai 1932, il subit la mort de sa mère, qui le plonge dans une mélancolie profonde. René Guy échoue au baccalauréat 1re partie en 1937, la réussit en 1938, mais échoue à la 2e partie en 1939.

Dans son livre sur René Guy Cadou, Michel Manoll indique que celui-ci a commencé à écrire des poèmes après que son père lui a montré, vers 1933, ceux qu’il avait lui-même écrits dans sa jeunesse. Mais c’est leur rencontre qui oriente René Guy Cadou vers une poésie plus originale. Par son intermédiaire, René Guy Cadou établit des relations épistolaires avec Pierre Reverdy et Max Jacob qu’il rencontrera une seule fois, en février 1940, juste après la mort de son père, à Saint-Benoît-sur-Loire. Il est mobilisé en juin 1940, et se retrouve dans les Basses-Pyrénées, à Navarrenx puis à Oloron-Sainte-Marie où il est hospitalisé. Il est démobilisé le 23 octobre 1940 et regagne la Loire-Inférieure où il va travailler comme instituteur suppléant. En 1941, Jean Bouhier, installé comme pharmacien à Rochefort-sur-Loire, décide de regrouper quelques-uns de ses amis autour de la publication d’une revue, Les Cahiers de Rochefort, et fonde l’école de Rochefort.