L’Eglise Catholique En Pologne Sous Le Gouvernement Russe V1 (1876) PDF

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En pratique : Quelles sources sont attendues ? Nicolas Ier est le fils de l’empereur Paul Ier de Russie et de la princesse Sophie-Dorothée de Wurtemberg. 1857 la princesse Cécile de Bade. Par un acte testamentaire, Alexandre désigne son jeune frère le grand-duc Nicolas Pavlovitch comme héritier présomptif de la Couronne de Russie. Cependant, Nicolas, informé par sa mère de l’existence de cet acte le désignant comme héritier de la couronne de Russie, refuse d’abord : il considère Constantin, qui est son aîné, comme seul héritier légitime du trône. Après l’inhumation du tsar, le 10 décembre 1825 a lieu une réunion du Conseil d’Empire, dont les membres prennent connaissance des dernières volontés du défunt empereur.

Ils se rendent auprès du grand-duc Nicolas Pavlovitch et le supplient d’accepter la couronne de Russie. Mais il reste inébranlable dans sa décision. Le grand-duc Constantin Pavlovitch répond en refusant catégoriquement la couronne. Il écrit :  Je vous annonce que d’ordre de feu notre maître, j’ai envoyé à ma mère une lettre qui contient mes volontés irrévocables et qui d’avance ont été sanctionnées tant par feu l’empereur que par ma mère. Nicolas à prendre une décision :  Je serai empereur ou mort. Je me sacrifie pour mon frère, heureux d’accomplir sa volonté en qualité de sujet .

Nicolas Ier est né en 1796 et a été élevé dans la période des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, au moment des coalitions contre la France libérale. Cette crise sert de prétexte au nouvel empereur pour installer un régime particulièrement répressif fondé sur l’ordre et la discipline militaire. Nicolas Ier s’en remet pour gouverner à des comités qui ne font pas partie de l’appareil normal de l’État. L’empereur se reposait aussi sur la Chancellerie privée de Sa Majesté, relais de son pouvoir personnel. Le Secrétariat de Sa Majesté était divisé en six sections. La deuxième section est chargée de la codification des lois.

La troisième section, créée en 1826, est chargée de la gestion du corps des gendarmes. Elle est la police politique chargée de la surveillance des Russes, dans tous les aspects de leur vie. La cinquième section dirigée par le général Paul Kisselev doit réformer le statut des paysans d’État. Elle échoue, et son travail fut confié en 1837 au ministère des Domaines d’État. Nicolas Ier souhaite clarifier et ordonner les lois russes. La Russie dépend encore du recueil de lois du tsar Alexis, l’Oulojénie, datant de 1649, comprenant un millier d’articles mêlant oukazes et ordonnances des boyards.

La deuxième section dirigée par Speranski commence par publier un recueil complet des lois en 1830 puis élabore un code civil suivi d’un code pénal publié en 1835. Nicolas Ier est un adversaire du servage tant par principe que pour débarrasser l’économie de ce qui apparaît comme un frein. Il se refuse à en décréter l’abolition brutale afin de ne pas mécontenter la noblesse et de ne pas trop déstabiliser les campagnes. Les mesures prises en faveur des serfs de la couronne visent à les protéger de certaines formes extrêmes d’abus. D’autres mesures sont prises en faveur des serfs seigneuriaux qui peuvent acquérir leur liberté à condition de s’entendre avec le propriétaire et d’acquitter une redevance ou si le domaine est vendu pour dettes.

Après 1848, les réformes les plus mesurées sont jugées impensables, Nicolas Ier se considérant de plus en plus comme le gendarme de l’Europe. En politique étrangère Nicolas agit comme protecteur des forces en place opposées aux révolutions. Le succès des révolutions française et belge de juillet-août 1830 provoque une vive agitation en Pologne. Une redoutable  normalisation  est alors opérée, orchestrée par Paskievitch nommé vice-roi de Pologne : le statut assez libéral de 1815 est abrogé, les domaines des insurgés sont confisqués, les établissements d’enseignement supérieur sont fermés et les biens de l’Église catholique sont supprimés.